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‘ LUE 1524, (b) il publia encore son commentaire sur le Cantique des cantiques, (2) et un traité sur « les causes de l'aveuglemént de tant de siècles. b
Les années 1525 et 1526 virent paraître neuf autres ouvrages, dont plusieurs commentaires sur les prophètes et les actes des apôtres, un livre sur la vocation des croyants, un autre
(4) Nous apprenons par une lettre de Lambert à Agrippa de Nettesheim, du 31 décembre 4524, que le 29 novembre, lui était né un fils, auquel il avait donné le nom d’Isaac : «Donavit Christus nobis filium vicesimo nono novembris; ad-
buc in puerperio est soror mea (il veut parler de Christine, sa femme); puer, Isaac nomine, sanus est. Ora ut vivat in -gloriam Dei. » Dans cette même lettre, Lambert parle de sa pauvreté, du don de vingt écus au soleil que les frères de la cour, de France sans doute, lui ont fait, et de la douleur qu'il a de devoir se taire, faute de connaître la langue allemande. «Utinam mihi (Dominus) liccret venire in Gallias, ne semper mutus essem ! » Il la termine en demandant des nouvelles de £e quise passe à Genève, et si l’on y aime en effet la Parole de Dieu : « Scribe quid Gebennis agatur, an scilicet verbum ament. » (Correspondance des Réformateurs, t. I. p. 316- 318.)
(2) Martin Bucer parle avec éloge, dans une lettre adressée aux frères dispersés en France, du zèle que déployait Lambert pour répandre la connaissance de l’Écriture sainte : « In hoc sane habetis hic fidelissime incumbentem : Franciscum Lambertum avenionensem vere theologum, hoc est, vera Dei scientià ac pietate juxta instruclum, qui, aeditis dudum commentariis in Cantica Canticorum, Evangelium Lucæ et Oseam prophetam, præter alia multa, indubie fidem vestram pulchre promoverit, quando so!a scriplurarum explanatione datum est absentibus ad vestram salutem Deo cooperari» (Cor. des Réformateurs, t.©T. p. 319.)
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« sur la prophétie, l'érudition el les langues, de la lettre et de l'esprit, » etc. ;
Le fécond écrivain tiouvait encore le temps de combattre" en champ clos les adveïsaires de la Réforme à Strasbourg, un Thomas Murner, un Conrad Treger, et de suivre d’un regard attentif les destinées de l'Évangile à Metz. Il apprit avec douleur les souffrances, la mort de Jean Chastellain, son ami, et de Védaste, un autre prédicateur de la Réforme, Il
écrivit vainement au magistrat de Metz, au
duc de Lorraine et à d’autres, pour obtenir leur délivrance. (1) Après un emprisonnement qui dura neuf mois, Chastellain fut brûlé Ve ue
(4) Durant ces jours, dit la chronique de Metz p. 809, celluy docteur lutherien, duquel j'ay par ce devant parlé, qui avait esté en Metz et se tenoit à Strasbourg journellement rescripvoit epistoles et lettres à Messeigneurs de la cité et à plusieurs aultres, contenant que si on voulait lui donner seur saulf-conduict et asseurance, il viendrait prescher et discuter en Mets, en l'encontre de tous les clervus : et s’il estoit trouvé qu'il eust tort, il voulait estre bruslé avec ses livres ; et s’il pouvait mestre à bais et faire réus iceulx clercs et religieulx, il voulait qu'ils n’eussent mal ne grief ; et s’il ne plaisait qu'il vinst à Mets et il plaisait ausdits de Mets d'aller à Strasbourg, il leur ferait tourner leur saulf-conduict, port et passaige, et de cela présentait bon ostaige. Encor mettait en ses lettres et escripvoit ausdits clercs que si l’on faisait mourir ledit frère augustin ne celluy qui estoit en la cour l’évesque (Pierre Toussain) il les tenait pour saincts et martyrs; plusieurs aultres choses escripvoit encor, lesquelles je laisse pour abregier, (Cité dans BAum, Lambert von Avignon, p. 86, en note.)
“ ke 1 “ ‘ "Ta / à ":" ; ! Es 4 f daste, délivré par les bourgeois, s'enfuit à Strasbourg, où Lambert lui acéogda l'hospitalité.
La France ne préoccüpait pas moins son ésprit. Dans son amour pour elle, il Tui semblait qu'il pouvait être un jour son Luther. C'était évidemment de sa part ‘Méconnaître ses forces et l’état religieux de son pays. En août 1524, prenant occasion de la publication de son commentaire sur le Cantique des cantiques, il adressa une nouvelle épître dédicatoire à François Er, 11 lui demanda d'autoriser la libre prédication de l'Évangile et là vente des livres
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oy ez- moi, roi ne ane dte lui écrit-il. Fe l’illustre France a été séduite par le fils de perdition. Assez longtemps elle s'est vue dépouillée et apauvrie par les plus impudents mensonges; car ce règne aposto- ‘lique enlève presque tout, Avec leurs dîmes imaginaires, les prémices et les oblations qu’ils réclament contre toute justice, les fondations impies et lucratives de leurs collèges, de leurs bénéfices, de leurs couvents, de leurs anniversaires et autres, institutions du même gente, qui rappellent Tes bois sacrés et les hauts lieux, ou bien encore avec le trafic et le négoce de leurs messes et l’envahissement des propriétés et des terres, ils dévorent, ils ron-
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