‹ Lambert d'AvignonChapitre 18 sur 37 · MN · texte numérisé non relu

MN

*ménicañt par se l’appliquér à eux-mêmes. Quiconique viole cet engagement par sa conduite, doit être excommunié, c’est-à-dire banni de l'assemblée d'église, retranché de là cène et exclu du servicé divin. Afin de donner à chacun l'occasion ‘de faire pénitente, chaque nouvelle assemblée doit être annoncée quinze jours à l’avance par l’évêque. Dans l’intervaile, celui-ci devra visiter et exhorter les pénitents le plus souvent possible. L'excommunication ne doit pas être, Comme dans l’église romaine, un instrument de vengeance, mais de relèvement. Aussi n'est-elle pas remise aux mains d'un seul, mais confiée à l'assemblée. Le membre dé l’église doit d'autant plus volontiers se soumettré à ses effets, qu’elle est prescrite par la Parole de Dieu «On doit procéder, pour l'exécuter, d’après les indications fournies dans Matth. chap. XVIII. févêque n’est pas soustrait au bläme et aux exhortations de l’assemblée. Lorsqu'il est question de lui, il doit laisser liberté à l’église, ét confier la présidence à l’un des anciens. Lorsqu'il s'agit de scandules publics, l’excommunication doit être publiquement prononcée, Les membres de la communauté devront renoncer à tout rapport chrétien àvec les excommuniés. Lorsqu'un ex

communié demande à être relevé de sa peine, il doit faire une confeñsion publique dé son

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n. + __ lis +: 1

péché. L'évêque prononce, au nom de l’assemblée, la xéintégration du pénitent ; cette réin-: tégration.a lieu d'après un formulaire arrêté. Le frère qui montrerait du mépris à un pénitent rentré en grâce, serait lui-même excommunié., #4 #

Les assemblées d'église dofvént être closes par ces paroles que prononcera l’évêque : « Qu'il soit banni du milieu de nous celui qui renie le Christ et sa Parole; mais que sa paix, sa mi? séricorde et sa DEN demeurent sur tous ceux qui l'invoquent. » Toute EE G répondra :

Amen. 4

.Le Synode {ou la commission synodale), constitue une seconde instance. Il proclame les noms de ceux "qui ont été, excommuniés ou réintégrés par lui. Du reste, les églises ont le

«droit de réconcilier lessexcommuniés du Sÿnode; il suffit pour cela qu'elles fassent part de Eté vœu aux églisés voisines et à la ville

. synodale (Marbourg).

Les derniers Chapitres des Ordonnances ec- " - clésiastique renferment des directions plus détaillées , sur les devoirs des serviteurs de l'église, sur la conduite à tenir envers les faux frères et les indigents, sur l’organisation d’écoles pour garçons et pour filles, etc. Ils prévoient aussi la fondation d’une université à

Le |

% * Marhone et d’un séminaire pour teGuerRSS les

étudiants pauvres.

« On trouvera sans doute, dit l'historien de la 4

Réforme (1), que cette première constitution évangélique alla, dans quelques points, jusqu’ aux extrêmes dé la démocratie ecclésias- * tique... Cen en est pas moins une œuvre re— marquable. Des docteurs romains ont reproché .: à la réformation de faire de l’église quelque

chose de trop intérieur. En effet, la réforma— tion et la’ papauté reconnaissent deux éléments

dans l’église, l’un intérieur, l’autre extérieur : mais, tandis mer:

SO donne la primauté à celui-ci, la réformation la donne à celui-là.

Cependant, si l’on reproche à la réformation de .

n'avoir qu'une église du dedans, et de ne point

créer une église du.dehors, la constitution re-

marquable dont nous venons de présenter quel-

ques traits nous dispensera de DU ».

Quelque louange que nous soyons disposé à | donner à la constitution de Homberg, il faut

cependant reconnaître qu’elle était, en fait, à peu près impraticable. L'autorité donnée au

peuple chrétien supposait des membres de l'église éclairés, pieux, vivants, dévoués aux À intérêts du règne de Dieu; des ministres tout

(1) MERLE D'AURIGNÉ, Hist, de la Réformation, tome IV,

Ps 33

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1 Ÿ M + 120 = . que” formés et capables de conduire les Te dans

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à visible en un mot, bien rappro- |

chée de la comm inauté idéale dont nous trou

vons le type dans les Écritures. Or, qu'étaitle peuple auquel une si haute mission était confiée? Un peuple de paysans ignorants, de bourgeois obstinés, qui ne voulaient pas même entretenir leurs ministres. En 1523, Luther

lui-même avait professé quelques-unes des. |

doctrines «énoncées par la constitution de Homberg sur le ministère ecclésiastique. Il avait fait appel au peuple seul pour constituer ù le ministère ; mais, en le faisant, il subissait une nécessité du temps. « Si vous n'avez pas d'autre moyen de vous procurer des pasteurs que de prendre le premier, prêtré vagabond, écrivait alors Luther aux calixtins de Bohème, + passez-vous-en plutôt;,et qué chaque père de famille lise l'Evangile dans sa maison et baptise ses enfants, tout en soupirant après le sacrement de l'autel, comme les Juifs de Babylone après on La consécration du pape fait des prêtres non de Dieu, mais du ‘diable, des diseurs de messe, des machines à confesse, ordonnés pour fouler aux pieds Jésus- Christ, anéantir son sacrifice et vendre au monde, sous son nom, des holocaustes inventés. On naît prêtre, non par la naissance de, la

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