‹ Lambert DaneauChapitre 128 sur 136 · Voy. Bibliographie, n · texte numérisé non relu

Voy. Bibliographie, n

4.. L'édition d'Arnobe parut très peu de temps après, encore en 1582. Faudrait-il peut-être supposer que l'ouvrage envoyé était justement l'édition d'Arnobe avec des notes, et que Ganter devait en outre publier des commentaires sur cet auteur ?

hostededitionc. ExspcclariGallicum exercitum ', qui procul dubio est in Regni finibus, sed remoraî mullae, quae longissimas morœ caussas prœtexere possunt, eliam in annum, nisi aliter prospectumfiieril. Vale. h. Rallioviiia et communes alii amici le salulant. Ego imprimis. Gandavi XIX Xovembris 1582. La.mbertuus (sic) Dan^us tuus.

LAMBERT DANEAU [à Antoine Bacon]'.

D'Orthez, le 10 mai 1585. — Nero Ms. B. VI, f. 371, Ihitish

Muséum.

Sommaire. — La Fontaine est enfin venu chercher les manuscrits que je dois envoyer à E. Vignon. L'un est le Commentaire sur les XII petits prophètes, qui vous est dédié. J'ai pris le temps d'y être court. Un mot de vous à E. Vi- (jnon, en hâterait l'impression. — Mes Politiques chrétiennes m'occupent toujours. Voulant les dédier à votre grande reine, je ne saurais assez travailler à les rendre le moins possible indignes d'elle. Vous ne me dites rien du volume de Platon que La Fontaine a dû vous remettre. J'espère qu'il vous aura plu. Je vous envoie mes commentaires sur S. Matthieu. Puissenl-il trouver auprès de vous un favorable accueil.

Monsieur, enfin La Fontaine est venu quérir les coppies que je doi envoier à Eiistache Vignon'^ et lesquelles il attend long temps a, l'une dcsdiée à Vostre Seigneurie, et ne me repen du jugement que je fay de vous et que s'il vous plaist vous verrez en l'épistre liminaire du premier tome de mes Commentaires sur les xij petis Prophètes, que je vous donne ; s'il vous plàisl adjouster

5. Le prince de Parme venait, en effet, de s'emparer de Ninove. Voy. (Simon Goulart] Histoire des Paijs-Das, II, 67, et Motley, lY, 468.

1. Il est facile devoir que la lettre est adressée à Antoine Bacon parla dédicace (du l'armai 1585) dont il est question. Cf. Bibliogr.,n. 23. Déplus, celte lettre et les deux suivantes sont évidemment adressées à la môme personne. Or le destinataire est indiqué à la lettre LV[. Dans cette dernière, il est aussi question d'Edouard Bacon, frère d'i4n<o»ie, tous deux fils du chancelier Nicolas Bacon, et auquel Daneau a dédié également un ouvrage. Cf. Bibliogr., n. 22.

2. Nous ignorons qui est ce La Fontaine. — Sur E. Vignon, voy. lettre XLI, n. 5.

quelque chose à ladite épistre pour mieux esclaircir l'antiquité de vostre famille très ancienne, je vous suppli le faire ^ Je vous recommande lesdites copies et pri Vostre Seigneurie emploiér sa faveur et crédit, affin que La Fontaine les puisse faire porter à Lion, et seurement. Je m'en sentirai bien obligé à vous. J'estime que prendrez plaisir ausdils commentaires. Car j'y ay travaillé plus de 4- ans entiers, et ay plus eu de peine a y estre court et clair qu'à y faire de longues homélies, chose que je ne recherche en commentaires. Ce me sera beaucoup si je congnoi que l'œuvre et mon affection vous ait pieu. Quand l'œuvre sera imprimé, vous voirez mieux que c'est, et s'il plaist à Vostre Seigneurie tracer un petit mot de lettre au sieur Eustache Vignon pour despecher ledit ouvrage, je m'assure qu'il sera incontinant en lumière. — J'ay toujours mes Politiques Chrestiennes^ qweje destine à la Séréniss. Reine d'Angleterre, mais je les poli lambendo paulatim nes.it opusindignum tanta Reginœ Majestale in qxia quum insint omnia siimma, nihil nisi ad ungueni politum et factum oninibusque suis numeris consummatum efferendumjudico.

Je vous ennuy de ces discours d'escholier, mais nous n'ayant rien de nouveau en ce pais, je ne puis sinon vous écrire ces mesmes discours, et sçay d'autre part que V. S. aime les livres. Au reste, Monsieur, je m'assure que La Fontaine vous aura rendu le livre dit le PoliUqiie de Platon, que je vous envoiay, et que l'aurez eu à gré encor qu'il fut mal reliée Toutefois V. S. n'en escrit rien par ces dernières. Je vous en envoie encor un aultre et d'aultre façon que je vous suppli recevoir d'aussi bonne affection que cordiallement je le vous envoie. Ce sont les Commentaires sur St Mathieu^ ,

3. La dédicace, comme nous Tavons dit n. 1, porte la date du 1" mai. Il ne paraît donc pas que les changements aient pu être (s'il y en a eu) assez considérables pour nécessiter un remaniement ultérieur.

i. Bibliogr., n. 66.

5. Daneau était-il le traducteur ? Nous ne saurions répondre à cette question, et nos recherches ne nous ont pas permis de nous former une opinion sur ce point. — Ce qu'il y a de certain, c'est que le nombre des ouvrages de Daneau, datant des dix dernières années de sa vie, est relativement restreint. 11 faut donc en supposer ou d'inédits (ee que nous avons fait), ou d'inconnus. Mais de ces derniers, s'il y en a, seulement un très petit nombre.

6. Voy. Bibliogr., n" 55. — Ces Coynmentaires étaient donc imprimés alors. C'est ce qui nous a amené à penser que Daneau pourrait bien avoir composé deux ouvrages sur S. Matthieu.

et ils vous seront pour plus assuré gage que le premier de la voulonté que j'ay de vous faire tous services, et ce d'aussi bon cœur que je pri Dieu, Monsieur, vous avoir en sa sainte sauvegarde, aprcz avoir salué très-huniblcment voz bonnes grâces, comme fait ma femme. — D'Orlhès ce X de May 1585. Vostre très-humble et très-affectionné serviteur à vous obéir Lambert Daneau. Sans adresse.

LAMBEllT DAN^U [à Antoine Bacon] ^

[D'Orthez], le 12 juillet 1586. — CoHon Ms. Nero, B. VI, f. 295,

British Muséum.

Sommaire. — Je vous remercie de ce que vous avez fait eu vue de l'impression de mes livres. — Nous avons été très heureux de savoir que vous aviez l'intention de venir nous voir. Avertissez-nous d'avance, pour que nous puissions pourvoir à ce que vous soyez bien logé. Nous causerons de mes Politiques chrétiennes.

Monsieur, j'ai reçu la voslre dont je vous remerci très-humblement, et de ce qu'il voiis plaist tant me favoriser que d'avoir souvenance de moi vostre très-affectionné serviteur. Je vois la peine qu'il vous a pieu prendre pour faire imprimer et porter mes livres, et aussi ils vous recongnoistront aprez Dieu plus tôt l'auteur de leur vie, que moi. S'ils peuvent avoir quelque vie et durée entre les hommes, vous leur avez donc esté bonne sage femme pour les mettre en lumière comme estoit ce grand personnage Socrates à cens de son temps. — Mais entre toutes les nouvelles qui m'ont resjoui en vostre lettre, c'est d'entendre l'affection que vous avez de nous venir veoir quelque jour. S'il vous plaist que j'en sois adverti plus toi que vostre arrivée, je donnerai peine que serez

1. Il ne saurait être douteux que cette lettre et la précédente ont le même destinataire. — De même rien n'empôche de supposer qu'elle ait été écrite irOrthez.

logé mieux que la première fois que vous arrivastes icy *. Au reste j'ay toujours mes Politiques que je réserve à vostre advis aprezque je vous en aurai monstre quelque escharitillon. Vous baisant les mains très-humblement et priant Dieu, Monsieur, vous avoir en sa sainte sauvegarde. De vostre^ maison, le XII de Juillet 158o. Vostre très humble et alTectionné serviteur Daneau.

Si vostre paquet vient de Thoulouze,je vous suppli prendre ce qii'Eustache [Vignon] envoie pour Vostre Seigneurie. Je salue La Fontaine, et le pri prendre la peine de me faire tenir les lettres qu'il y dit eslre à moi.

Sans adresse.

Mons. DANEAU to M. Bacon*.

De Lescar, le 17 sept. 4592. — Add. Ms. 4110, f. 6i. British.

Muséum.

Sommaire. — Je vous remercie de vos lettres et du présent que vous avez bien voulu nie faire. — J'ai souvent désiré de pouvoir aller dans votre pays et sous l'autorité de votre excellente reine. J'y irais très volontiers, si j'y étais appelé. Mon fils aîné y ira sans doute, et je .prendrai la liberté de vous le recornmander. — Nous bénissons Dieu de ce qu'il vous a ramené sain et sauf dans votre patrie et au milieu des vôtres. ^- Je salue respectueusement madame votre mère et votre frère Edouard.

Monsieur, je vous remerci très-humblement de la bonne souve-

2. Nous ignorons Tépoque et le but de ce premier voyage. Il ne paraît pas probable que c'ait été en vue d études à TUniversilé. Voy. note suivante.

3. Il y a bien : voslre. Il faut donc supposer que les Bacon avaient une maison à Orlhez dans laquelle demeurait, au moins à ce moment-là, notre professeur. Si la famille Bacon avait des propiiétés en Béarn, cela expliquerait les voyages de l'un de ses membres. — Ou bien faudrait-il penser que Daneau était momentanément absent d'Ortliez et qu'il y avait des vacances à l'occasion de la moisson comme à l'occasion des vendanges? Dans ce cas notre lettre ne serait pas écrite d'Orlhez,.'et il nous serait impossible de dire d'où elle aurait été écrite.

1 . Tandis que l'original des deux lettres précédentes est au British Muséum, il n'y a de celle-ci qu'une copie moderne.

nance qu'il vous plaist avoir de moi, laquelle vous m'avez tesmoignée, non seulement par vos Irès-agréables lellres, mais aussi par le présent qu'il vous a pieu y conjoindrc, lequel mérite d'estre receu et gardé, comme il sera de moi, tant pour la main et affection dont il part, qui est très à estimer, que pour la valeur du présent mesme. Et combien que la mémoire de vos vertus et de vostre très-honorable famille m'a toujours esté imprimée au cœur, toutefois ce rafraichissement, qu'il vous a pieu me faire de vostre bonne volunté envers moi, la faira encore revivre davantage et à jamais. — J'ay souvent désiVé de pouvoir estre en vostre très-heureux païs, où la piété et la paix fait la demeure par la grâce de Dieu, et par le sage gouvernement de ce phœnix du monde vostre très-bonne reine Elizabeth et nostre très-pitoiable mère de nous pauvres François, l'Hospitalière de tous les enfans de Dieu. Que si j'y estois mandé pour faire pareille vocation, que je fais icy, j'irois très-volontiers. Cependant j'estime (?) en brief y envoyer mon fds aisné, gui a joliment estudié pour son âge, et le vous recommanderai et à mes Seigneurs de vostre maison-. — Je loue Dieu et le remerci de ce que après tant de travaux et pérégrinations il vous a rendu sain et sauf entre les bras de voslrc doulce patrie, très-honorable famille, et de vos amis et le prie en nostre Seigneur Jésus Christ vous accroistre Là en tout honneur et grandeur, d'aussi bon cœur. Monsieur, que je salue vos bonnes grâces, celle de Madame vostre Mère et Frère Edouard de Bacon, et après avoir prié Dieu vous avoir tous en sa sainte sauvegarde, que je désire demeurer à jamais vostre très-humble et très-affectionné serviteur Da^îeau.

De L'Escar, ce 17 de septembre 1592.

Sans adresse.

2. Nous ne savons pas exactement duquel de ses. fils Daneau parle. A ce moment-là, en effet, si l'on s\ipposc avec nous (cli. I) que Jean Daneau (auquel en mai lô8(i naquit une fille) était fils de Lambert, celui-ci pouvaiten avoir au moins quatre : Josias, né en 1587; Théodore, né en 1585; Samuel, né en 1571; et enfin Jean, qui pouvait avoir environ viniît-cinq ans en 1586. — Il ne peut évidemment être question (jue de l'un de ces deux derniers. Les termes qu'emploie Daneau paraissent s'adresser mieux à un jeune homme de dix-huit ans, qu'à un homme de trente. Mais dans ce cas-là, il faut supposer que Jean Daneau n'était pas le fils de Lambert, ou bien qu'il était mort, et, à notre avis, plutôt ceci que cela. A moins cependant qu'il ne soit réellement question de Jean Daneau, qui est a|)pelé llic'oloijijen sur le lieijistre de l'Etal civil des réformés d'Ûrthez (cf. ch. j). Nous le croirions volontiers. Ajoutons qu'il nous semble res-

Le Consistoire de Castres à la Vénérable Compagnie des . Pasteurs de Genève.

De Castres, le 2 novembre 159;3. — Bibl. de Genève, Correspond

Eccles., III.'

Sommaire. — L'Église de Castres demande que M. Rafm, qui doit avoir terminé ses études, lui soit renvoyé avec un afies^afo/rt', pour devenirson pasteur et aider M. Daneau, qui seul ne peut suffire à la tâche. — [Il est ensuite question de sommes d'argent qu'a dû payer, de la part du Consistoire, le libraire et imprimeur Veirat.]

Messieurs, d'autant que le terme donné à Monsieur Rafin^ pour estudier et parachever ses estudes en Théologie s'approche, l'Eglise ces jours passés assemblée a trouvé bon le rappeler pour luy servir estant à présent destituée de pasteur naturel, sauf de Monsieur Daneau', lequel par la grâce de Dieu nous avons recouvré depuis quelques jours avec espérance qu'entretenant toutes choses en paix, il y apportera par son labeur et diligence beaucoup de fruict. Vous donnerez s'il vous plaist aud. Sieur Rafin ung attes. tatoire pour s'en servir par deçà. Au reste nous serons fort joyeux d'entendre qu'ayez receu de Mons'' Veirat n'' (?) libraire et imprimeur de Lyon la somme de cent escuz qui furent donnez aux po-

sorlir de tout ce passage quil avait été question d'adresser vocation à Daneau pour rAngleterre.

\. Daniel Uafin figure sur le Livredu Recteur {Genèye, Fick, 1860), p. 44. Nous ignorons s'il vint déjà alors à Castres, mais nous ne le pensons pas. La première mention d'un Rafin mêlé aux affaires ecclésiastiques de Castres que nous ayons rencontrée se trouve dans le Journal de Faurin, page 'z34, oij Rafin e&i avec /. Gigord, dans la dispute que celui-ci soutient au mois d'août 4599, contre un jésuite nommé Gontry, sur la vocation des pasteurs (cf. Mém. de Gâches, p. 467). Un de Rafin était pasteur à Réalmont en 1603.

2. Nous avons raconté ailleurs comment et quand Daneau était venu à Castres. Cf. ch. V.

vres de vostre église par le testament de feu Mons' de Roaairoux^ jadis décédé en la maison de Mons' Sarazin, ensemble trenle-six escuz qu'avez fournis pour feu Mons'' de Mirmond ', lesquelles sommes ledit S' Veirat s'estoil chargé et obligé vous faire tenir pour les avoir receues pour sa rançon estant prisonnier en ces quartiers, el de ce vous prions nous tenir advertis. Vous supplians vouloir continuer de plus en plus vostre bonne volonté et affection envers ceste Eglise, et vous asseurer de la nostre en toutes le occasions qui se présenteront pour vous faire service, d'aussi bon cœur que saluons vos bonnes grâces et prions Dieu pour vostre conservation et prospérité. Vous demeurant tousjours, Messieurs, vos très humbles et affectionnez serviteurs les Magistrats, Consulz, Ministre et anciens du Consistoire de la présente ville de Castres. A Castres ce 2 nov. 1593. Rotolp, lient', R. Villaret, consul. DupuY, consul. RoLLANDE, consul. D'AiNEAU. BissoL, Fontaine et DoNADiEU, anciens \

LVITl

Viro clarissimo, et primario ecclesiae Basiliensis Pastori Domino D. Johanni Grymeo plurimum mihi observando. Basileam Rauracorum.

De Castres, le 7 novembre 1594. — Cod. Bill. Basil., G. 11, i.

Sommaire. — Grangianus, notre concitoyen, m'a afilrmé vous avoir remis

3. Voy. Ch. Pradel, Mémoires de Gâches, p. 9^2, 'J3. (Paris, Fischbaclier, 1879). 11 s'agit ici de Jean Philippe de Rouairoux, étudiant à Genève, mort de la petite vérole dans cette ville, le 23 novembre 1577.

4. Nous lisons dans le Journal de Fauiiu, p. 11^2 : Le 22 janvier [1580|, M. lieruard, dit de Miramont, est arrivé de Genève dans la ville de Castres pour eslre ministre de la parole de Dieu en la présente ville et esi,'lise de Castres. — M. de Miramont est mort en la présente ville de Castres, Le 16 janvier 1591. — Il nous parait probable que c'est de M. de Miramont qu'il est question ici.

5. Nous avons pu reconstituer les quatre premiers de ces noms grâce à M. Cli. Pradel, et aux Mémoires de Gâches qu'il a si bien édités. Voy. p. 440. — Quant aux quatre derniers, ils étaient d'une lecture plus facile .

ma lellre ', et je n'attribue l'absence de réponse de votre part qu'à la négligence ou Èj, la perfidie des messagers. — Ne laissons pas, je vous en prie, notre vieille amitié s'affaiblir; entretenons-la par nos lettres. — Donnez-moi donc de vos nouvelles. — Dans notre province les Églises de Dieu sont en paix, et tout ce pays le sera également si les Toulousains se soumettent au roi. — Nous avons établi ici une école de tbéologie. J'ai expliqué le Symbole des Apôtres. — Informez-moi de ce que vous publiez ou préparez actuellement. — Je vous serai obligé de faire parvenir sûrement à Heidelberg la lettre ci-jointe adressée à D. Toussain ^. Saluez vos collègues de ma part, et particulièrement M. Hubot, pasteur au Pelil-liàle.

Lambertus Dan.€:us Johaniii Grynceo eruditissimo S. Th. Doctori et primario EcclesitC Basiliensis pastori S. in Christo D. D. Yir clarissime, redditas libi fuisse eas litlei'as, quas jampiidem ad le scl'ipsi liquide jiA'avit D. Grangianus civis noster, qui ante paucos dies avobis discessil,D. Brandio et Domino Coettio ^ notus, quos saliito. Nulium tamen abs te lesponsum habui, quod neque negligentia, neque oblivione niei factum esse cerlo scio, mihique spondeo : sed tabellariorum potius incuria, vel perfidia. Utcunque tamen accident, fac obsecro utveterem amicitiam nostram Christo auspice inchoatam, sed longo silentio pêne extinclam revocemus. Scis enim illud Aristoteieum nolliç '^àia; (n^nr, oix\{jt:: cui ego addiderim, ypâppara raOra 6aX7rr, zxi avA/u. Ei'go quis sit rei'um vcstrarum status significabis. Noster aulem est ejusinodi. In hac Galliœ parle et provincia, quce olini Narbonensis Gallia, postea Gothicana dicta est, pace fruuntur Ecclesiic Dei : urbes et oppida induciis ab armorum strepitu. Tholosates, quibus vicini sumus, responsum ad sua postulata a Rege expectant, propediem reditum legatorum suoruiii futuruui sperant. Qui si Régi se submiserint, pax certa in hisce regionibus totis lulura est*. Nos hic scholam Theoiogicam, Deo bene lavente, jam instiluiraus. Symbolum Apostolicum pêne absolvimus, quam potuimus accuratissima diligenlia, Id quod a;ditio (sic) istius laboris, si Dominus dederit, com-

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