Voy. Bibliographie, n
4. Johannes KralJl, un des hommes les plus marquants dn xvi" siècle m Allemagne, naquit à Breslau lo2-2 novembre 1519. Il voulut d'abord se destinera la lliéoloj;ic, mais Luther, le trouvant trop faible de cuiiplexion pour pouvoir prêcher, lui conseilla d'étudier la médecine. En 1550, il rentra à. Brcslau comme médecin. Quelques années après, il devint médecin de l'empereur, et tant à cause de cures remarquables et de couratîc professionnel [jcndaiit la peste, (lu'à cause de savants écrits, il fut anobli et reçut le nom de Cralo de Craffllieim. — Crato fut en relations avec les (dus grands personnages du xvic siècle, et notamment avec les Réformateurs. Donnons-en une seule preuve. C'est lui qui, ayant été pendant dix ans le commensal de Luther, a fourni à Aurifaber, son ami, les matériaux pour les Tisclirerlen. Il imuirut le 1'.) octobre 1585. Cf. Herzog, Real-Enc. xix, 363; Moréri, et autres.
Eximio Dei servo, insignis pietatis et eruditionis monumenlis clarissimo, et Ecclesiae Genevensis pastori vigilantissimo D. Theodoi'o Beza», plurimum observando. Genevam.
D'Orthez, le 19 février 1585. — Ms. de Gotha, 404.
Sommaire. — Votre lettre m'a été remise fort à propos, puisque les difîérents doyens i des Eglises du pays étaient réunis ici pour aviser au remplacement de Montambert, principal de notre école, décédé il y a quelques semaines. — Nous avons tous été fort heureux d'avoir de vos nouvelles et de celles de votre église. Nous admirions votre persistante activité. — .)'ai reçu, mais modifié, ma Réponse à Généhrard, et ma Béponsc à J. Andréœ. — Voici maintenant quelques nouvelles sur nos affaires. On dit que Villiers va venir ici vers notre roi. Il a peur de voir la Hollande retomber sous la domination espagnole, et veut se mettre à l'abri. Tio'cnne m'en ayant parlé, je l'ai averti de ce qu'il valait, et je ne sais si lui et Pimus^ persévéreront cependant à vouloir le faire venir. — On parle d'appeler Juste-LIpse ou de Serres à la place de Montambert. On parle aussi d'Aubérn{'!)de Lausanne^. -
1. Decnni. Nous ignorons la portée exacte de ce terme. Peut-être Daneau veutil désigner par là ce qu'on nomniaît alors (ou ce qu'on nomma plus tard) dans les Églises de Béarn les surveillants de colloque, dont les fonctions avaient, en effet, un rapport éloigné avec celles des doyens ruraux de l'Église catholique. Voy. Cli. L. Frossard, Discipline ecclésiastique du pays de Béarn (Paris, Grassart, 1877), titre IV.
2. Pimus, Punus, car on peut lire des deux manières, sont des noms également inconnus pour nous. — Quant à Turenne, il est trop connu pour que nous en parlions
3. De Oberio eliam, qui Lfiusannœ est, multi sunl sermones. Os mots peuvent être pris en mauvaise part; ils peuvent aussi, vu le contexte, ne pas l'être. — Qui est cet Oberiusl nous n'avons pu le découvrir sûrement. Nous pensons qu'il s'agit ici de Claude Aubéry, professeur de pliilosophie à Lausanne, et nous supjiosons que Daneau a ignoré l'orthographe exacte du nom. Il pensait à Obéry, sans cela il aurait écrit Alberius. ^—Aubêry, si c'est bien de lui qu'il s'agit, fit beaucoup parler de lui plus tard, eut des discussions fort vives avec ses collègues de Lausanne et de Genève, à l'occasion d'un de ses ouvrages (l.'iSS-lSQS), rentra en France sur l'invitation de Henri IV, et finit par abjurer peu après à Dijon on il s'était retiré. Les difficultés dont nous venons de parler ayant eu lieu depuis 1588, ou, au plus tôt, depuis la fin de 1587, ne sauraient servir à déterminer le sens des paroles de Daneau, écrites en 1585, alors
tout ce que je pourrais vous dire au sujet de notre roi vous est connu. On s'efforce de lui enlever son droit de succession au trône. — Les nouvelles de l'étranger, à la réserve de celles d'Angleterre, sont fâcheuses. Nous ne savons ici presque rien des affaires de France. — Adieu. Saluez Rozcl, Bernard, Genelatium (Chenelat?), Flotmnn, s'il est à Genève, cl notre ami Stdcard.
S. Est sane, Vir clarissime, tua, el nostrorum sludiosorum de nobis, nostraquc negligentia, querola juslissiina, qiuc utinam non essel. Clamo sœpe, et quod illo codicillo luo significasli, siepe pra> vides, fore, ut propter istorum hominum ingratitudinem pereant istis eresiis, tani bona3 spei adolescentes, seque aliis populis, suanique operain addicant. Qiiis enim tandiu inediam, et lerum omnium pcnuriam ferai? Quuni ad me literie tuîc perferrentur converant [I. conveneranl] omnes harum ecclesiarum Decani alia e.v causa, niniirum ut in lociim Gymnasiarchœ hiijus schchiR nempe MonUunbcrli'\ qui proximis liisce septimanis ex vita hac decessit, alius substitueretur. Commodum igitur accidit, ut tune mihi tuœ literie redderentur. Spero fore ut propedieni huic malo remedium aliquod alfcratur illisque subveniatur. Nunquam enim pastoribus tam destitutse fuerunt bujus regionis ecclesise, quam nunc sunt. Yerum hinc fundinostri calamitas, quod a rege Navarreno erepta est ecclesiastico senatui pecuniic ecclesiasticie dispensatio : eaiu enim aulici sibi arripuerunt, et ubi isti semel fuerunt, arripides, nunquam postea fiunt eripides, ut ait ille, lam tenaces sunt, quam pix, istorum manus. De rébus vestris quod nos certiores facis, F^arens obervsande in Chrislo, gralissimum es! nobis, est enim vesti^a ecclesia vestraque salus nobis curaj et tua imprimis valetudo. Te enim nobis omnibus diutissime superstitem esse exoptamus : et ea adhuc œlale tam animo esse terobustum, ut nova commenteris, incoala absolves (,s/c), miramur omnes et laudamus : et ut laboribus tuis supersisDominum Optimum Maximum obnixe toloque peclore obsecramus. Accepi responsum meum ad Genehrardum-' : sed aliud a me castigalum remisi, uti et responsum aiàJacohum Andrece'^. Nisi dispiiceat (abslinui enim ôvTyxotjSar;
que Aubénj veuMl d'être iioininc recteur de racadctnie de Lausanne. (Voy. France prot., 2» édit., I, 440.)
i. Montamhcrl, ou peut-être P. Muntamberl, nous est inconnu.