‹ Lambert DaneauChapitre 15 sur 136 · Ch. Waddington, Op. cit.,^. 128. Cf. note · texte numérisé non relu

Ch. Waddington, Op. cit.,^. 128. Cf. note

était attachée (nous espérons l'établir ailleurs) de cœur, sinon de fait, aux idées nouvelles ; au Collège Royal, où la plupart des professeurs, et ce Turnèbe, en particulier, dont il faisait tant de cas, étaient plus ou moins suspects d'hérésie ^ ; auprès d'Anne du Bourg, son ami, qui devait payer si cher sa fidélité à ses convictions ; à Bourges où enseignaient Duaren, Doneau et plus tard Cujas, tous trois attachés, bien qu'à des degrés divers, à la Réforme ^ ; partout, enfin, Daneau avait dû ap-' prendre à connaître et à estimer dans ses maîtres les doctrines nouvelles. Allons plus loin encore : Daneau semble s'être occupé lui-même de théologie avant sa conversion au protestantisme, en tous cas avant d'avoir renoncé à l'étude du droit. Comment expliquer, en effet, sans cela, qu'il âi^ été capable, dès 1564, malgré toutes les agitations, toutes les péripéties et les lourdes charges 3 de son ministère, d'écrire une Introduction à toute la théologie *? N'est-il pas bien plutôt naturel de suppo-

\. Ch. Waddington, Op. cit., ibid. « Les professeurs du Collège de France, en particulier, étaient en majorité protestants, ou soupçonnés de l'être. » Sur la religion de Turnèbe, dont le protestantisme a été contesté, cf. Ch. Waddington, Notice sur Adrien Turnèbe, dans le Bulletin du protestantisme, III, 665-680. — Dans une des lettres de Daneau à Pierre Daniel, d'Orléans (n° 6), alors en séjour à Paris, Daneau demande s'il est vrai que Turnèbe ait publié une apologie de la foi chrétienne contre une décision de la Sorbonne. Évidemment cette question suppose et chez celui qui la fait, et chez celui qui doit y répondre, la conviction que Turnèbe était protestant. Au reste Pierre Daniel fit une épitaphe pour Turnèbe où cette conviction se montre clairement. Voy. notre traduction de VÉtude sur Pierre Daniel d'Orléans, du professeur H. Hagen de Berne (Orléans, Herluison, 1876), à la p. 45. —Daniel était aussi un ancien élève du Turnèbe.

2. Tous trois sont l'objet d'ar'ic.ès de la France protestante. Voy. aussi, cidessous, 1I« partie, p. 143, n.

3. Voy. dans la III^ partie, lettre n" 13. — Cf. dans le tome III des Operum theologicorum D. Hieronymi Zanchii de l'éd. in-foho, et à la p. 173 et suiv., où sont publiées onze lettres de Daneau à Zanchius, et deux lettres de Zaachius à Daneau, la lettre de Daneau du 20 août 1580, où il dit : Nam si, ut olim, quum in Gallia munus illud ministerii Evangelii exercebam, si nunc occuparer variis concionibiis, vix ad scribendum tempus suppeteret.

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