‹ Lambert DaneauChapitre 38 sur 136 · Brandt, op. cit., I · texte numérisé non relu

Brandt, op. cit., I

4. Voy. France prot. y III, 207, et : W. N. duRieu, Lani-bert Daneau à Leyde, Leyde, 1881, p. 6.

5. IJraudt l'appelle Fougereau : Daneau, en latin, Figuereus et Feugereius M. du Piieu l'appelle FeugiOres. Nous avons suivi l'orthographe donnée par la France prot., V, 100.

il était pasteur. Celui-ci passa environ quatre ans à Leyde. Il se retira en 1579, pour des raisons analogues, très probablement, à celles qui devaient, au bout d'une année de séjour seulement, provoquer le départ de Daneau^ .

Pendant les dix-huit mois ou environ qui s'écoulèrent entre l'arrivée de Daneau et le départ de Feugueray, « on pourvut à la continuation... des cours en nommant un lector en théologie dans la personne de Robert Sturm, docteur en théologie, de la contrée de Cologne ^ », et en outre, Jérémie Bastingius donna quelques leçons. Audio tamen, écrit Daneau à R. Gaultier, le 16 août 1579, nondum Hollandos certum queniquam Theolofjum invenisse qui Lufjduni profUeatur, sed subsidiaria Hieremiœ Bastingii... opéra uti (Lettr. 38).

Daneau arriva le 13 mars 1581 et partit au mois de mai 1582. Nous raconterons tout à l'heure les circonstances qui amenèrent son départ. Son successeur fut Jean Holmann, disciple de Mélanchthon, recommandé par Th. de Bèze, qui croyait la théologie de Mélanchthon plus conforme à l'esprit hollandais. Sa modération ne le mit pas non plus à l'abri des difficultés qu'avaient rencontrées ses deux prédécesseurs ^ . Cependant il resta à Leyde jusqu'à sa mort, arrivée en 1586. Il légua en mourant sa bibliothèque à l'Université, et, si l'on en croit Burmann* , ce fut là le point de départ et l'origine de la bibliothèque qu'on y admire aujourd'hui.

1 . La cause du départ de Feugueray est divers(Mnent indiquée. La France prot. dit qu'en 1579 ses affaires le rappelèrent en France; M. du Rieu, que c le synode des Églises de France, qui l'avait seulement /)re/^ réclama de nouveau ses services » IJurniann {op. et loc. cit.) donne peut-être la vraie raison. Après avoir placé beaucoup trop tard, comme nous l'avons dit plus haut, le premier appel de Daneau, il explique les prétendues hésitations du magistrat de Leyde en disant : A Gallis aversiore animo étant Magistratus Urbani, quia cum Feugueraeojam satis rixarum fuerat.

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