‹ Lambert DaneauChapitre 41 sur 136 · Op. cit., lettres VIII, X, XI, XII, XIII, XIV · texte numérisé non relu

Op. cit., lettres VIII, X, XI, XII, XIII, XIV

cres; mais comme des collègiies trouvent tous les jours des occasions de se chicaner, quand une fois ils se brouillent, la controverse devint bientôt plus importante par la grandeur des sujets sur lesquels elle roula. ' » Ce qui veut dire, si nous ne i^cus trompons pas, qu'après avoir discuté du mode de l'élection des anciens et des diacres, on eu vint à discuter de la nature même de l'Église et des droits des magistrats sur elle. Or nous savons que Daneau eut des démêlés soit avec les autorités, soit avec des théologiens sur ces deux points, et qu'il composa plus tard, il est^Tai, un opuscule sur l'un et l'autre.

D'autre part. l'influence de Daneau, — et elle était considérable sur beaucoup des pasteurs de la Hollande, — se montra dan^les décisions que prit le Synode. « Ce Sinode, dit Brandt.... fit de nou^ elles loix pour le gouvernement ecclésiastique, et régla les colloques et les synodes provinciaux. Il parut par quelques-uns des articles de la discipline qui y furent passez, que le clergé ne laissoit aux magistrats dans l'élection des ministres, que le droit d'approbation ; et qu'il ne leur laissoit aucun di'oit dans l'élection des anciens et des diacres. Cette assemblée ordonna que tous les ministres, anciens et diacres, professeurs en théologie et maîtres d'école souscriroient la confession de foi des Païs-Bas.... » Or nous savons que Daneau non seulement assista au synode de Middelbourg. mais qu'il y parla et qu'il y réduisit son adversaire au silence. Il Taftlrme dans un des deux opuscules déjà mentionnés, et dont nous parlons plus loin -. Nous croyons donc pouvoir affirmer que les disputes de Daneau et de Coolhaes portèrent sur les points que nous venons d'indiquer et commencèrent bien peu après l'arrivée de notre professeur. Elles durèrent très probablement jusqu'au départ de Daneau, et prirent, dans la suite, un autre caractère et d'autres dimensions. En effet Coolhaes défendait un double prin-

Page 1