Voyez ci-dessus, n
fi. Plantin devait donc les faire imprimer à Anvers. Peut-être, sans les événements de 1566, le De Jurisdictione aurait-il été réellement publié. Mais on comprend et l'abstention de Plantin, et les inquiétudes de Daneau quand on songe qu'Anvers, en 1 i66, Il joua un rôle prépondérant ». Cf. Gh. Paillard, op. cit., p. 17, n. t.
7. Le fait est que Daneau n'a rien écrit sur des matières de droit à partir du moment où il a exercé le ministère à Gien. Tout au plus se permettait-il des excursions momentanées dans d'autres domaines que la théolo^çie. Ainsi, par exemple, à l'occasion du Querolus. Voy. cependant, lettre X, le Postscriptum.
P. Danieli togato suo L. DAN.EUS in Ghristo S.P D. De Gien le 12 juin [1560]'. — Cad. Bern., 141, 105.
Sommaire. — Me voici de nouveau à Gien, mais la grande chaleui- m'a beaucoup éprouvé. Rien ne saurait davantage contribuer à me remettre que de savoir ce qui a été conclu à propos de mon ouvrage entre vous et Perricr. Je vous recommande cet homme, (|ui est notre concitoyen, et son procès. Aidezle s'il est possible. Je vous écris en toute hâte. Saluez Ganter et Giphaniusde ma part. N'oubliez pas que vou? m'avez promis de me procurer le Lucrèce de ce dernier.
Nihil novi erat quod ad te scriberem. Salvus Genabum i^edii qua de re immoi^talesago Deo Optimo Maximo gralias, non tamen omni expatrie incohimis. Est enim pi'opter maximos œstus, quos in ilinere sustuli, labefactata bona valctudo nostra^ Nihil tamen, nil gravius mihi inetuo. Ac certe pluriiTium me unus tu lecreare et
1. L'année est fixée par la mention du Lucrèce de van GifTen qui vient évidemment de paraître au moment où Daneau écrit. Or cette édition de Lucrèce parut en 1566.
"1. Hubert van Gi/fen (Gifanius), le Cujas de rAliemagne, était venu étudier à l'IJnivcrsité des lois d'Orléans. — Il professa même quelque temps le droit dans celte ville. Les lettres de lui qui sont conservées dans le Cod. Bern. lil : 151-168 prouvent qu'il y avait entre lui et Daniel et Daneau (surtout Daniel) des relations d'amitié. Il s'occupa aussi de l'impression des traités de Daneau. Voici un passage de l'une de SCS lettres à Daniel qui établit ces deax affirmations. Cod. Bern. 141 : 15'!... Quod ad Danaei nostri lihros nttinct, curabo (iik'Hssime et jam Plantinum datis ad eum Utteris vehementissime oro, ut si me amet eon tandem aliquando ele(ja)dis.n)nis fonnis suis descriplos hue transmiltat... Aureliac, 16 febr. 15(')7. Tuus ex aiiiino arnicas et rater Ob. Gifanius. — V. GifTen était né en 1531 à Burden (Gueldrc).
Ganter. Il s'agit ici probablement de Théodore Ganter et non pas de son frère aîné Guillaume. Gelui-ci, il est vrai, vint sans doute à Orléans vers 156'2, et il avait alors habité Paris durant deux années. Mais on trouve dans le Cod. Bern. Ul : :210, 211, deux lettres de Théodore, tandis qu'on n'y trouve rien de Guillaume. Ces deux lettres sont adressées à Pierre Daniel. Nous supposons donc qu'U s'agit ici de Théodore, critique distingué (bien que moins que son frère), éditeur d'Arnobe, et dont nous aurons à parler une fols encore à l'occasion d'une lettre que Daneau lui écrivit. Cf. ci-dessous lettre N" 53.
3. Nous ignorons la raison, le but et la durée du voyage dont il est ici question.
reficere potes ex ea parte maxime, qua quid de meo exemplari cum Perrerio eperis significabis. Quem tibi librum uti cetera mea omnia quia tibi commendatissimum esse scio, oùSé^ ÉTroçprœlerea. Himc lantum civem noslrum tibi commendo quem si quid in lite persequendo adjuvare potes, oro ut illi operam tuam prpestes\ Sed videtur pe'x"' ^wv p&jfxwv. Neque enim quicquam postulare aut rogare amplius vel muneris mei ratio sinit vel tua lides. Si quid rogandis, salutandis ambiendisque senaloribus illis tuis poteris fac ut ille sentiat et mcam apud te commendationem valuisse et tuam apud eos autoritatem plurimum posse. Iloec proBcipitate xarà ziyo; ni ex ipsa literarum descriptione agnosces sed tamen amice et lubenter, tamen ut salutarem quem unice diligo, neque te unum sed etiam ceteros niibi(?) per te notos viros doctos et probos Giphanlmn et Canterum quos meis verbis nisi molestum est salutabis. Memineris promissionum luarum et da operam ut quam primum Giphanii commentarium in T. Carum Lucretium legam. Yale, ego et uxor te plurimum salutarnus ambo. Datum Genabi ad Ligerim Pridie Id. Juni. Tuus ex animo Dan.eus.
Adr. Monsieur, Monsieur Daniel, advocat à la court de parlement demeurant à la rue de la jiarchemineriej vis à vis de la fleur de lis, à Paris.
P. Danieli togato et suo L. Dan^eus in Christo S.P.D. De Gien le 4 août [1566] '. — Cod. Bern., 141, 110.
Sommaire. — Ce n'est pas vous qui pouvez m'accuser de négligence. Personne d'ailleurs ne vous croirait. Si je voulais récriminer à mon tour, je vous montrerais que vous me devez, non pas mi petit billet, comme vous le pré-
i. Qui était la personne recommandée, de quelle nature était son procos, quel en fut le résultat? autant de questions auxquelles nous ne pouvons répondre.
1. Cette lettre doit suivre la précédente, comme le montre la dernière phrase oîi il est question du même procès que précédemment. Elle est donc par cela seul, et indépendamment d'antres raisons, de 1566.
tendez, mais plusieurs longues lettres. Quant au reste, j'accepte les excuses de Perrier; il a peur de ne pas couvrir ses frais. Si vous avez un autre imprimeur ou que Plantin veuille se charger de cet ouvrage, dites-le-moi. Sinon, j'envoie le tout à Lyon ou à Genève. — Nous espérons vous voir aux prochaines vendanges. Nous lirons ensemhie le Lucrèce de Giphanius. Je vous recommande encore notre concitoyen et son procès.
Nae vero Lu, mi Daniel, videris injurius in me, qui me apud nosrose negligtnlHo accuses et àpoiS-^,- debitorem reliquatoreniqueapud te esse diclites. falleris. Primum enim non credent, qui tantam esse meam pêne in omnibus rébus diligentiam perspexerunt, ut eam plerique laudent, niulli etiam tantam esse nollent, et me a tanto agendai^um rerum labore assiduo lubenter excusarent. Pra^lerea meum in te animum norunt oinnes qui hic sunt, quam te studiose colam et observem et nihil prœtermittam, quod mei erga te olTici esse inteliigi a quoquaiii possit. et certe nisi sanctcc honestccque leges vestra^ àvnxary-yyoonTOat prohibèrent par tibi referrem, qui mihi non unius schedioli débiter es, quemadmodum me jactitas, sed magnarum epistolarum, quas ad te assidue laborioseque scribo, adeo ut njihi quidem videatur, si in sarcinulam colligantur omnes, af/aÇ«v lilerarum ad te mearum fore. IIoc vere quidem et lubens faleor atque agnosco, unum tuum epistohum et lepore verborum et gravitate sententiarum omnes mcas literas vincei^e. Sed ego tecum non de rhetoiica, sed de arithmetica, id est, non de venustate sermonis, sed de numéro epistolarum certo contendoque. Paria igitur mecum fac. Cœterum quod instat, excusationem Perierll accipio. Refrixit animus ^ Yeretur ne sumptus factos recuperet, fortasse et ipse promissum prrestabit commodiore lempore. Si tibi quis alius typographus vel Plantinus in manu est, qui quia nihil periculi in isto commentario nostro est, excudere velit, da operam, ut resciam. Sin minus, remitte ad me et exemplar et pryvilegium, faciam ut tulissime Lugdunum deferetur aut Genevam. Rescivi a quibusdam Flandris, qui (verumne dicant an non, ignoro) bono esse Plautinum animo erga me nuntiant esseque maximam spem fore ut nos- Ira deJureCivili commentaria edantur. Fac qureso ut ad eum scri-
2. De ces mots, rapprochés de ceux-ci, tirés delà précédente \ci\.vc... quid de meo exemplari cum Perrerio erjeris significabis, il ressort qu'un premier ariiingenienl avait été conclu, et ijuc Perrier recula. Fût-ce définitivement? nous l'ignorons. Toutefois nous ne le pensons pas.
bas, pergratum mihi feceris et amici functus eris officio. Spero te proximis istis vindemialibus feriis (sic enim malo dicere quam appeler justitium) nos esse invisurura uti pollicitus jampridem es. Cum hic âges, multa de Gifanio et ejus in T. Carum Lucretium emendationibus simul et annotationibiis inter nos coUoqiiemur et conferemus. Quœdam in iis mire mihi placent, quœdam etiam displicent. xat yàp Tzupà. aoi Trappri^taffopat. Quœdaiii audactei' et sine magna firmaque ratione explicata aut immutata aut annotata perspexi, quamquam duos tantum Lucretii libros ad hanc usque diem legi accuratius. Hœc in tuum adventum omnia. Forensia negotia opto esse apud te iÇwôtxà et vere forensia, ut ea non domi, sed foris et aliud agens agas bonamque ingenii tui indolem hoc puhlico litium stercore et lotio maculas etcorrumpis. Deus tibimelioremmentem. Ego te P. Victorinum-^ aut Turnehum'* esse malim, quam Meniacum'"^ nui Mangotium'^, disertumve alium oratorem. Vale. Deus te servet incolumem. Ego et uxor te plurimum salutamus et officiosiss. deque meliori nota. Datum Antiqui Genabi ad Ligerim. Prid. Non. Augusti. Tuus ex animo Daa.-eus.
Ego tibi hune civem nostrum commendo et ejus lilem si qua ^z^ot §i pw[/wv erit expedienda ratio juva.
Adr. A Monsieur Daniel, advocat en la court de Parlement, demeurant enla rue de la Parcheminerie visa vis de la /leur de Lis, à Paris.
3. Daneau a écrit Victorinum. Si nous ne nous trompons, il veut parler de Victorim (Vctlori) célèbre humaniste italien du xvie siècle. Y. Moréri, au t. YIH, de la 19^ éd., lettre V. p. 100-
A. Sur Turnébe, voy. ci-dessus, 1. V, n. 11.
5. Probablement un avocat célèbro, si l'on en juge par le sens général de la phrase. Nous n'avons trouvé aucune indication sur lui.
6. Mangot. Nom d'une famille de juristes, dont plusieurs membres jouirent d'une grande considération. Daneau parle de Claude, père de Claude et de Jacques. Claude, le père, fut un avocat célèbre; Claude, le fils, devint secrétaire d'État et garde des sceaux de France; Jacques, enûn, mérita l'amitié et les plus beaux éloges de de Thou, qui dit qu'il était l'ornement du Parlement de Paris (de Thou, H. U-, t. X, p. 77, éd. fr. de Londres).
A Mre François Daniel * advocal au siège présidial d'Orléans demeurant prez Ste Croix et la rue de l'escrivinerie à Orléans. D'Orléans [Gien?J ce 11 de septembre 156G, — Cocl. Dern., 141,107.
Sommaire. — Les deux frères Daniel m'oublient. Aussi comme ils se trouvent tous deux à Orléans dans ce moment-ci, j'en profiterai pour reprocher aux deux à la fois par cette seule lettre leur commun silence. En même temps je les prierai de saluer de ma part Mons. Chrestien, et de retenir pour moi un exemplaire de son Cordclicr français. Rien de nouveau de la part de Plantin. Saluez encore mon bien honoré frère M. Fornier.
Encore que ceste lettre soit petite elle ne laissei^a d'en assaillir deus à sçavoir l'aisné et le jeusne Daniel frères, lesquels je salue ensemble aiant entendu qu'ils sont tous deus à Orléans pour le présent, de la paresse desquels je me plain et somme de leur promesse qui estoit de m'escrire si souvent que j'en debvroi estre ennuyé. Mais les biens et les honneurs changent les mœurs. L'un bailli, l'aultreadvocat à Paris m'ont oublié. Et pourtant je vous envoie. Messieurs et frères, ceste lettre pour vous accuser quand à vous l'aisné de n'avoir tenu votre promesse et quand au puisné et plus jeune de ne m' avoir escrit rien de rien depuis plus de six mois. Vous priant vous deffendre par cet homme qui est sûr et de nostre ville, et qui s'il vous plaist pouri\^ appoiler votre responce. De m' alléguer les vendanges, je réplique que il n'y a saison en l'année que le mesnager n'emploie comme (?) vous estes (faites?). Combien que si ce jeune bois brusle desja que sera-il fait au vieil. Au reste je vous prie pailler en mon nom à. Mons. Chrestien et lui faire mes bien humbles recommandations et stipuler en mon nom un exem-
1. Sur François Daniel, frère de Pierre, voy. ci-des., lettre I, n. 1 et G. On voit d'après la suscription de cette lettre que Franiois était avocat au siège présidial d'Orléans, tandis que son frère l'était au Parlement à Paris.
plaire de son Cordelier François- car j'oy dire qu'il s'imprime.
De Plantino nihil novi. vereor ne longa illa mora et procrastinatione omnia exemplaria perierint. Rescribet Petrus Daniel. Qui sera l'endroit où aprez vous avoir présenté mes très affectueuses recommandations à tous deus je prierai Dieu vous avoir en sa sainte sauvegarde. Escrit d'Orléans, ce 11 de septembre 1566^ Vostre frère et meilleur amy Daneau*.
Je me recommande à Monsieur mon bien honoré frère Monsieur Fomier, auquel je forge je ne sçai quoy, sed sunt faciles partus nostri, carent tamen felici obstetrice quse eos in lucem edat ^
A Messieurs les Daniels advocats demeurants prez Ste Croix et prez
la rue de l'escrivinerie à Orléans.
De Gyan, 23 décembre 15G6. — Cod. Bern., 141, 106.
Sommaire. — Il y a longtemps que je n'ai reçu de vos nouvelles. Je voudrais aussi savoir si M^^ Pierre ne va pas venir à Gien comme il l'a promis, et s'il a reçu des nouvelles de Plantin. M'^ Pierre m'expliquera également pourquoi il m'a envoyé deux livres de martyrs. Enfin je vous prie de demandera l'imprimeur R«feier(( s'il voudroit besongner à la coppie de Belcarius (f) et s'il a fait sa Bible î. Vous pouvez transmettre votre réponse à Ducat ({m demeure « en l'université » et que vous indiquera M. Marchant. Saluez ce dernier, ainsi que M. Fournier.
Messieurs et très chers frères, pour n'avoir oui de vous longtemps il aulcunes nouvelles je vous escri la présente vous priant me man-
2. Sur Florent Clirestien, v. France Protestante, III, 357 ss., et ci-des. lel. V, n. 9. — ^Voici le titre exact du livre dont parle Daneau : Le Cordelier ou le Saint-François de liuchanan, fait en vers français par FI. Ch. Plus la Palinodie qui est la louange (/es Cordeliers et de Saint-François. Genève, J. de l'Estang, 1567, pet. in 4.°.
.'J. Daneau paraît avoir commis une erreur. La lettre étant adressée à Orléans, ne pi'ut guère avoir été écrite d'0:léans.
i. Nous avons vu déjà d'Aneau. Ici c'est Daneau sans apostrophe. Nous aurons lieu (le signaler encore deux ou trois orthographes différentes.
5. Former est ici appelé frère. Cela confirme ce que nous di»ions let. l, n. 7.
der quelle est vostre santé et voz esludes et comment elles se portent. Car je desyre savoir et recevoir de vous quelque chose surtout si M'^ Pierre est point délibéré suivant sa promesse de venir en ce pais nous veoir et s'il a point receu des nouvelles de Flandre de Plantin '. Jay receu je croi dudit sieur Pierre Daniel, deux livres de martyrs et ces ans lettres, j'atten qu'il me donne à entendre ce que cela veult dire. Touchant l'imprimeur Rabier vous pourriez sçavoir de lui maintenant s'il voudroit besongner à la coppie de Belcarius (?) et s'il a fait sa bible '. De toutes lesquelles choses j'atten toutes nouvelles et responce bien ample par les premières, et adressant vos lettresà un qui se nomme Ducat, demeurant en l'ufiiversité que vous enseignera Monsieur Marchant ^ que vous hantés, vous aurez tousjours commodité de me faire tenir votre responce s'il vous plaist m'escrire. Et pour n'avoir pour le présent chose plus nouvelle digne devons escrire, je fairai fm me recommandant bien humblement à voz bonnes grâces et celles de Monsieur Fournier et dudit seigneur Marchant priant Dieu vous avoir en sa sainte sauvegarde. Escrit de Gyan ce xxiii de décembre 1566. Vostre frère serviteur et meilleur amyDANEAU.
[Lambert Daneau au Prieur de S. Benoît]* De Gyan ce 31 décembre 1566. — Cod. Bern., 1 M, 290.
Sommaire. — Pardonnez-moi de vous écrire si brièvement « pour le temps (le la Cène où nous sommes empeschez ». Voici la liste des manuscrits dont
1. On voit par là que les pourparlers avec Plantin durèrent toute l'année 1566. Ils n'en furent pas moins infructueux, couime nous l'avons dit.
2. Sur Rabier, v. ci-dessus, p. 120. — Nous ne pouvons niallieureuscnicnt donner uous-mênie aucune réponse à la question de Daneau.
0. Nous ignorons qui est Z)Mca/. — Cldiuda 3Iarchant était scribe, libraire et garde lie la librairie de rUnivcrsité d'Orléans, et de plus auteur d'un recueil d'épitaphes, (T tant des plus fameux et illustres docteurs régents en l'Université d'Orléans, que de idusieurs nobles et excellentz personnages » etc., intitulé : La Monodie. Orléans, E. (îibier, 1556. Cf. Herluison, op. cit., p. 9 et 27.
1. Nous ignorons qui était alors prieur de S. Benoît. — L'abbaye de Saint-Benoît-sur- Loire, ou de Fleury fut fondée au vn« siècle. Elle était une des plus riches de France
j'ai besoin pour les collationner avec les imprimés que je possède, mais dont je veux contrôler l'exactitude. J'y joins un reçu signé de ma main. — Espérant vous voir dimanche, je n'en écrirai pas davantage pour le moment.
Monsieur je vous prie excuser la briefvelé de la présente pour le temps de la Cène ^ où nous sommes empeschez. Au reste, je vous remercye de la peine qu'il vousplaist de vostre grâce prendre pour moy et vous envoyé l'inventaire signé de ma main pour recevoir s'il vous plaist les livres de Saint Benoist selon iceluy \ J'en ay retranché quelques uns que je pouiTay puis après faire venir si j'en ay affaire. Et aussy que je ne saurais en voeir (sic) et lire tant à la fois. Je les ay imprimez. Mais je veux les collatiojfner, scavoir s'il y a point de faulte aux imprimez. Et pour ce que j'espère Dieu aydant vous voeir dimanche je feray fin à la présente par mes bien humbles recommandations à votre bonne grâce et de madame la Prieure vostre bonne partye '' priant Dieu vous avoir en sa sainte sauvegarde. Escript à Gyan ce dernier de décembre 1566.
DANEAU.
CATAI-OGUE.