Ejusdem Encliiridion
en anciens manuscrits. A l'époque où nous sommes, le cardinal de Chàtillon la tenait en commende. Elle eut beaucoup à souffrir des guerres de religion, et sa riche bibliothèque fut en partie dissipée. Nous ne voudrions aucunement atténuer la part de culpabilité des Huguenots dans ces déplorables événements, mais nous avouons que les récits contradictoires qui en sont faits ne nous mettent point en mesure de bien déterminer la responsabilité de chacun dans cette affaire. Nous n'en donnerons qu'une preuve : tandis que certains auteurs accusent P. Daniel d'avoir pillé la bibliothèque de Saint-Benoît, d'autres au contraire lui savent gré d'en avoir, au moins en partie, empêché la dissipation. D'après le Voijafje de deux bénédictins, il a pillé ; d'après Dom Gérou {Msc. Bihl. Orl. N° 4.67), il a empêché de piller. Même contradiction sous une autre forme : le cardinal de Cliàlillon a choisi P. Daniel pour sauvegarder les intérêts de l'abbaye, et celui-ci n'a accepté que pour sauvegarder l'abbaye contre le cardinal luimême (v. notre Introduction à la traduction de Pierre Daniel). On conviendra que de l'histoire aussi incertaine ne doit être acceptée que pour ce qu'elle vaut. Au reste, le fait princpial et malheureux subsiste : la bibliothèque fut en bonne partie dilapidée.
2. Les fêtes de Noël, sans doute. Il paraît qu'elles se prolongeaient jusqu'au i«r janvier.