‹ Lambert DaneauChapitre 87 sur 136 · Volumen Beati Ambrosii de Patriarchis · texte numérisé non relu

Volumen Beati Ambrosii de Patriarchis

Je soubsigné ministre en l'église de Dieu réformée establye par le roy nostre Sire en la ville de Gyan, confesse avoir receu les livres cy dessus contenuz selon ce présent cathalogue et inventaire de Monsieur le prieur de l'abbaye de Saint Benoist selon la permission que m'en a donnée Monseigneur le cardinal de Chastillon % abbé au dit lieu, pour en user au soulagem.ent et advancement de mes estudes, lesquelz livres je promelz rendre et restituer en telle intégrité qu'ilz m'ont esté baillez toutefois et quantes que j'en seray requis par ledit Seigneur abbé ou aultre ayant charge de luy ou si tost que j'en auray faict. En temoing de quoy ay cy dessoubs mis mon sein manuel, ce dernier jour de décembre 1566 que l'on compte selon l'édit du Roy^

P. Danieli charissimo sibi L. DAN.EUS in Ghristo S.P.D. De Gieu le 31 octobre'. — Cod. Bern., Ul, 11^2.

Sommaire. — Rien ne m'a été plus agréable que de savoir que vous alliez tenir votre promesse et venir nous voir. Vous êtes attendu avec impatience. Ouant au volume de S. Augustin, j'ai été très heureux de voir ce que vous et

5. Le cardinal de Chàtillon est trop connu pour que nous en parlions ici. Le seul point à noter c'est que Daneau avaiteu soit directement, soit indirectement, des rapports avec lui.

6. Il s'agit d'un édit royal de 156i à partir duquel on ne dut plus compter l'année de Pâques à Pâques, mais du l^r janvier au ["' janvier.

1. Nous n'avons pu trouver dans cette lettre aucune raison suffisante de la mettre en telle année plutôt qu'en tell» autre. Tout ce que nous pouvons affirmer c'est qu'elle est antérieure à 157-2, car alors Robert et Fonrnier étant devenus catholiques, Daneau ou ne les aurait pas nommés, ou se serait exprimé différemment «ur leur compte. — Il est question d'un voyage de Daniel, mais il en a fait plusieurs. — H est parlé d'un vol. (le tome X) de S. Augustin prêté à Daneau, mais il n'est pas possible de supposer que c'est d'un des mss. de S. Benoît qu'il parle. D'ailleurs, on ne connaît aucun Daniel qui ait été jirieur (nous ne disons pas bailli) à S. Benoît. — Enfin on ne peut

votre parent m'en disiez. D'abord j'avais pensé attendre votre venue pour vous le remettre, mais j'aime mieux vous le renvoyer de suite afin que personne ne puisse suspecter mes intentions. C'est ma femme qui, en arrangeant mes propres livres, avait cru que ce volume m'appartenait. Enfin, le voilà. Mon temps ne me permet pas de vous écrire plus longuement. Saluez Former, Daniel et Danisius.

Nihil fuit mihi juciindius, mi Daniel, quam a te literas accipere, alque illam tuam promissionem litei^arum tuarum pignore confirmatam habei^e, per quam nos invisurum esse polliceris et aliquot nobiscum menses fulurum. Es tu exspectalissimus veniesque gi^atissimus et mihi et meis omnibus. Quod autem de decimo operum D. Augustini tomo una cum cognato tuo ^ scribis, luit etiam gratissimum, ov^èv '/àpàïkôzpiov àpèaxu. Ac magna fuit mihi sai^ina istius voluminis conservatio. Sed postquam Robertns noster^ me de tuo adventu certiorem fecisset, decreveram tibi ipsi reddere, sed ne quisquam me furtum alience rei (quod etiam sola retentione fit et usu) facere velle existimet, ecce remilto atque utinam reliqua cognati tui volumina ad me pervenissent. Sois qua cum conscientia et integritate ceteris rapientibus ^ in hoc rerum génère versatus sum et es tu mihi testis locupletissimus. Quod habui hoc unum volumen inter meos libros alienum uxoris negligentia autpotius ignoralione factum est, quœ cum meos colligeret neque hune autorem intelligeret inter meos compegit. Sed remitto precorque et te et cognatum tuum D. Danielem ne illud mihi imputet vitio. Gratias enim illi ago usus nomine, lituram ne ferri quidem aut induxi. Premor negotiorum mole propter quam breviores ad te literas cogor dare. Dominis meis Fornerio, utrique fratri luoDanieli et Da-

pas supposer, comme nous avions d'abord cru pouvoir le faire, que si la femme de Daneau rassemble les livres de son mari, c'est que des circonstances troublées (la 2* guerre de religion) les obligent à emballer précipitamment ce qu'ils possèdent. En pareilles conjonctures, en effet, on n'invite pas des amis pour des mois, et on ne confie pas, — surtout on ne confiait pas, — aux messagers des livres précieux, même en port dû. ■ — Il ne nous est donc pas possible de préciser Tannée.

2. Ce parent, on le verra plus loin, s'appelait Daniel. Était-ce ./«cçues Z)a«iei, philo, logue d'un certain mérite, paraît-il?

3. Roberlus nouer, suppose bien Robert encore protestant. Il l'était du reste encore en 1568, au mois d'août.

4. Faut-il voir là une allusion à ceux qui profitaient des guerres civiles pour enrichir leur bibliothèque? et peut-être à ceux qui s'approprièrent des mss. de la bibliothèque de S. Benoît? Il se pourrait.

nisio salutem. Literas quas tuus cognatus ad viduam Molœi curabo deferri. Jam ex aliquot hebdomadas Axcrrani agit ciim domino A Porta"\ Vale. Datiim Genabi ad Ligerim, prid. Calend. Novembr. Tuus ex animo. Dan^eus.

Invenies librum Augustini RT^udfratrem^..

Adr. A monsieur Pierre Daniel à Orléans. Payez le port de votre livre.

[P. Danieli suo L. DAN.EUS S.P.D] De Gien le 25 juillet 1572. — Cod. Bern., 141, 102.

Sommaire. — Je ne puis supposer que vous ayez oublié la promesse solennelle de m'écrire que vous me faisiez il y a un mois. Vous deviez aussi me dire ce que sont devenus mes Scholies sur les catégories d'Augustin et mon Dialogue des sorciers. Je m'inquiète peu que ces ouvrages soient imprimés ou non, mais je voudrais savoir où ils sont. Je vous en prie, ne les laissez pas s'égarer. Votre frère François a dû vous envoyer la lettre dédicatoire, dont je veux faire précéder le Dialogue des sorciers. 11 me larde infiniment d'avoir de vous quelques renseignements sur tout cela. Je vous recommande instamment notre ami Odry. Saluez Thérond s'il se souvient encore de moi. Saluez Ronsard (".')• et de Pimpant, ces deux lumières des lettres. Saluez également le sénateur Scaurus.

S. Memorem te non offioii quidem sed potius beneficii in me lui futuri esse credo, mi Daniel, neque tam obliviosum suspicor, ut quod ante exactum mensem promiseris, fide certissima relligione interposita, id omne atque statim ex animo deleveris. Scripturum te poUicilus es neque negabis. Quid de meis in Augusti (sic) Caleyorias SchoUis- actum esset, etiam de eo me certiorem tefacturum

5. Ces deux personnes nous sont inconnues. Elles ne sont mentionnées que là dans les lettres de Daneau.

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