‹ Lamennais à La ChênaieChapitre 30 sur 42 · Aii-i:Mii(;ii:s · texte numérisé non relu

Aii-i:Mii(;ii:s

CIIAr-TTRE V

Jésus, l'ami des pécheurs

11 y a deux sortes de sévérité, l'une qui affecte les dehors, l'autre qui agit au dedans pour réformer le cœur. Autant Jésus recommandait celle-ci, autant il se montrait éloigné de la première.

Sa vie, moins le mal, était celle de tous; rien do ce qui distingue des autres et attire les regards, aucune pratique singulière, aucune rigueur fastueuse.

S'il se relire au désert pour prier, revenu parmi les hommes, il ne les rehute point par un langage dur et un visage austère. Il compatit à leurs allliclions, prend part à leurs joies innocentes, se faisant tout à tous, selon le mot de saint Paul, pour les gagner tous (1).

Tne divine commisération l'entraîne môme de préférence vers les pécheurs, à cause du besoin qu'ils ont de lui. Il converse, il mange avec eux, malgré les murmures des Pharisiens superbes. Ce sont de pauvres malades qu'il soigne avec amour, et que l'amour guérira, car l'amour, c'est la vie.

Toute sa colère, il la réserve pour ceux qui n'aiment point, pour les scribes orgueilleux, pour les zélateurs hypocrites. .\ ceux-ci la malédiction,

(1) l Cor., IX, 22.

Iil';i'Li:\10NS SLIJ Li:S ÉVANGir.DS 231

à ceux-ci les terribles, les lugubres v.v qui, de siècle en siècle, sonneront, comme des glas, les funérailles de ces âmes mortes.

Ne vous effrayez donc point et ne perdez poin l'espérance, parce que le nombre des pécheurs est grand.

Ce ne sont point les justes, mais les pécheurs que le Christ vient appeler à la pénitence ; c'est par ceux en qui la loi ancienne, la loi de crainte, est sans efficace, c'est par eux surtout que s'établira la loi nouvelle, la loi d'amour.

Après le repentir, le baptême de feu; régénérés et purifiés, ils seront les vases neufs où Dieu versera l'esprit qui doit changer la face de la terre.

ch.M'Itrf: VI '

Le 3alut, S9S conditions

Nul jamais n'a ressenti au même degré que Jésus les maux de l'humanité, les souffrances de ses frères. Le Fils du charpentier, né au sein du peuple, élevé parmi le peuple, en connaissait toutes les misères, les avait partagées.

.\ussi quelle tendresse pour les pauvres, les faibles, les opprimés! Il s'occupe d'eux sans cesse; c'est à eux qu'il adresse sa parole, i)arce qu'eux seuls l'écoult'iil avec un cu.'ur sincère, une volonté droite.

Et que leur dit-il? Il les appelle heureux I Quoi, la laim, les pleurs, la i)ersécution, heureux par ces choses? Etrange béatitude I Etrange, en ell'et, s'ils ne devaient attendre que cela.

Mais cette faim sera rassasiée, ces pleurs se changeront en joie, ces persécutions en triomphe. Le mal n'aura qu'un temps, il disparaîtra avec l'iniquité qui l'engendre.

A la nuit funèbre qui couvre la terre, nuit pleine d'angoisses, de fantômes sinistres, de plaint» s et de gémissements, succédera le jour d'allégresse, le jour de la rétribution, où se ranimeront les cœurs brisés, où tomberont les fers des captifs, où les pères diront à leurs lîls et les mères à leurs tilles : Elevez vos voix, et saluez de vos chants l'année du Seigneur qui s'ouvre.

En ce jour formidable et saint, la terre tressaillira : les méchants, pris de peur, sentiront que leur règne finit, et les justes que le leur commence. Mais en annonçant le salut futur, Jésus apprend au peuple quelles en sont, de sa part, les conditions indispensables. 11 sera le fruit d'un amour universel, sans bornes, de l'oubli de soi, d'un dévouement dont la mesure est de n'en point avoir, de la fusion des âmes d'où naîtra celle des intérêts, d'une miséricorde qui remet toutes les dettes, inépuisable, immense comme celle du Père céleste : car chacun recevra selon qu'il aura donné ! Si donc la délivrance n'est pas encore venue, si

c'est encore le temps... de l'oppression, n'en accusez que vous-mêmes. Avez-vous rempli les prescriptions du Christ? Avez-vous fait ce que vous aviez à faire?... A quoi vos efforts ont-ils abouti? Pourquoi avez-vous vu si promptement renverser toujours ce qu'avec tant de travail vous aviez édifié? Pourquoi, si ce n'est parce que vous avez ressemblé à cet homme qui avait bâti sa maison sur le sable? Le fleuve s'est rué contre cette maison et elle n'a pu en soutenir le choc, et elle s'est écroulée, et la ruine en a été grande.

CIIAPITHE VII

L'amour, résumé de la doctrine évangélique

La doctrine de Jésus, ses préceptes se résument, il le dit lui-même, en cet unique mot: Aimez. L'amour est toute la loi, car l'amour enfante loutce ([ui est pur, tout ce qui est saint et bon. Il y a en lui une vortu féconde et une puissance régénéra- Irice. Il efface les souiHures de l'àme, cicatrice ses plaies, ranime ses forces épuisées : il ressuscite les morts, ceux qui, blessés par l'antique serpent, infectés de son venin, ont cessé de vivre de la vie véritable.

C'est par lui que sont guéris les peuples malades, par lui qu'ils se renouvellent, par lui (jue se transligure progressivement le genre humain. Vous

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ne voyez plus de remède, cette nation vous parait perdue, tant elle s'est enfoncée profondément dans le mal. Prenez garde de ressembler au Pharisien de l'Evangile. Au moment même où il condamne en son cœur la pauvre pécheresse qui m.ouille de ses larmes les pieds de Jésus, Jésus, pour elle plein de mansuétude, lui dit : « Vos péchés vous sont remis. » Et pour mériter qu'ils lui fussent remis, qu'a-t-elle fait? Elle a beaucoup aimé.

L'amour est le feu qui a consumé tout ce que les ioies mauvaises avaient flétri en elle...

ciiAiTinn: \\i\ La loi de l'amour

... L'amour réglé, Tamour légitime et saint, se proportionnant à son objet, selon les lois souveraines de l'ordre, va toujours montant, toujours s'épandant en des sphrres de plus en plus hautes.

Ainsi l'individu s'aime et doit saimer, puisqu'il est, et (jue Dieu veut qu'il soit, mais il doit aimer plus que soi la famille dont il n'osl (|u'uii membre et plus que celle-ci la grande famille (jui embrasse toutes les autres.

En s'élevant de la sorte, l'amour retrouve son principe éternel qui est aussi son terme infini. Il s'y replonge, s'y dilate sans fin, et par lui s'opère rinedablc union de l'éti-e créé et de l'êlre incréé..

ni';i"M'\iûNS suii Li:s kvangiles 2-io

f.iiAPiTrir; ix Armes du Christ

La parole qui éclaire, la charité qui dompte, à force de condescendre, les cœurs les plus rebelles, Jésus n'a que ces armes et ne veut pas que ses Apôtres en emploient d'autres pour établir sa Loi, pour combattre le mal, et le chasser de la terre. Quelques-uns des siens provoquent-ils, dans leur zèle aveugle, un châtiment du ciel contre ceux qui repoussent leur Maître, il s'indigne et leur dit : w Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes. »

La persécution vient de Satan, car Satan est le roi de la violence. Le Christ, roi de paix, la donne à tous... il n'est pas venu river des fers, mais les rompre; blesser, mais guérir. Ce qu'il a fait descendre du ciel, ce n'est pas le feu qui consume, mais deux lleuves : la miséricorde et l'amour...

Nulle autre séparation devant lui que celle des bons et des méchants, des justes et des pécheurs, de ceux qui aiment et de ceux qui n'aiment point : séparation encoçe obscure, incertaine, ici-bas, et que Dieu lui-même s'est réservé de faire au jour de la moisson...

Or donc, qui oserait condamner quand il ne condamne point?... Quiconque n'est pas contre lui est pourlui, et celui-là, certes, ne saurait être contre

lui ({ui opère le bien, soulage les souffrances, délivre les oppressés, chasse les démons.

CUA PITRE XII Les enfants de Dieu et les fils de Satan

Si la doctrine du Christ, si la justice et la charité régnaient parmi les hommes, de quelle profonde paix ne jouiraient-ils pas? Comment concevoir qu'elle pût être troublée, chacun aimant autrui comme soi -môme, et agissant selon cet amour?

Cependant Jésus, il le dit lui-môme, n'est point venu apporter la paix sur la terre, mais la division. Pénétrant jusqu'au sein des familles, elle armera le père contre le fils, le fils contre le père, la mère contre la fille, la fille contre la mère. — Mais c'est l'enfer que cela : et ce serait le fruit de l'Kvangile! — Non, mais de la résistance à rKvangile, de l'opposition (ju'il devait rencontrer infailliblement.

Croyez-vous donc que le vrai, que le bien s'établisse sans lutte? La société, jusqu'à la fin, sera partagée en deux camps ennemis; jusqu'à la fin il y aura guerre entre les fils de Satan et les enfants de Dieu, et cette guerre, qui jamais n"a de trêve, devient plus vive encore aux époques où Dieu voulant régénérer la race humaine, la guérir de la corruption où sa vie s'éteint, Satan se sent plus menacé.

RÉFLEXIONS SUll LES ÉVANGILES 237

C'est ce qui eut lieu au temps de Jésus, et ce qui a lieu en ce temps môme où rimmanité, après dix-huit siècles, est comme agitée, travaillée de nouveau dans le fond de ses entrailles par l'esprit de Jésus. Au couchant du vieux monde, reconnaissez les signes de l'avenir, et préparez-vous au combat de demain. Il sera rude, il sera long; vous trouverez devant vous, non "seulement les hommes de violence, mais les hypocrites plus pervers et plus dangereux.

Ceux-ci vous tendront toutes sortes d'embûches, ourdiront contre vous de sourds complots^ se replieront de mille manières pour vous perdre, altéreront sciemment et vos pensées et vos paroles, obscurciront, à force de mensonges, les choses les plus claires, afin d'alarmer les consciences... Vous les vaincrez par la fermeté et la simplicité de la foi.

Les autres vous conduiront devant les magistrats et les gens en puissance, vous accusant de troubler l'ordre, parce que vous troublez leur sommeil, et que vous inquiétez leurs intérêts, leur domination inique.

Ils creuseront pour vous des cachots; ils dresseront des croix, ils attaqueront le corps; mais ne craignez point ceux qui ne peuvent tuer que le corps, et après cela n'ont rien de plus à faire; craignez Celui qui atteint l'àme, et qui lui demandera compte de sa faiblesse, si elle a cédé; si, par

SJ.'{8 aitendtces

lâcheté ou par lassitude, elle a délaissé la cause juste, si elle n'a pas jusqu'au bout comballu pour elle avec une constance inflexible; je vous le dis : Craisrnez Celui-là.

CIIAPITIŒ Mil Vie du Christ et vie du chrétien

Trois jours, deux pour faire son œuvre, combattre le mal, opérer le bien; le troisième pour la consommer sur la croix ; voilà la vie du Fils de riiomme. Et c'est la vie de tout homme, car la croix même ne manque à aucun.

Est-ce que la mort, ce n'est pas la croix? Qu'importe comment elle vienne et sous quelle forme! Toujours est-ce la fin avec ses affres et ses défaillances.

Mais il faut aussi que tout homme marche aujourd'hui et demain et le jour d'après, marche vers Jérusalem, vers la cité destinée à devenir, quand les temps seront accomplis, le siî>ge du royaume de Dieu. Il faut qu'il marche : point de repos.

A quelle heure le devoir serait-il moins pressant? Et qu'y a-t-il de fait, tant qu'il reste quelque chose à faire ?

La doctrine de Jésus n'est point une doctrine de quiétude... mais d'action. Il ordonne de prie*,

parce'que la prière appelle l'influx divin, et renouvelle les forces pour agir; parce qu'elle ranime l'âme, qu'elle en est la respiration.

Cependant prier n'est pas tout ; et c'est pourquoi plusieurs lui disent : c Seigneur! Seigneur! «qui n'entreront point dans son royaume. 11 est venu montrer à l'humanité le but qu'elle doit atteindre à force de travaux et de combats.

Si la réforme de l'individu est nécessaire, s'il doit tendre à sa propre perfection, ce n'est pas seulement à cause de lui-même, c'est encore parce que la réforme et le perfectionnement des autres en dépend. La société est ce que sont ses membres.

Marchez donc sans vous arrêter; marchez aujourd'hui et demain et le jour d'ajjrès. Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas apte au royaume de Dieu.

CllAITlIiE MV

Edifies du salut

Cliacuii a sa tour à bâtir, chacun a l'édilice de son propre salut à élever. Mais à quoi servirait de commencer, si l'on n'achève? Poser le fondement et en rester là, c'est folie pour soi et, pour les autres, un sujet de dérision.

11 faut donc d'abord supputer la dépense, il faut savoir à quoi l'on^ s'engage, se demander sérieu-

sèment si l'on achèvera. Or, la tour à bâtir, Tédifice à élever, c'est la vie chrétienne.

Voulez-vous, oui ou non, être chrétien ? Voulezvous suivre Jésus ou marcher dans une autre voie, la voie du monde ?

Si c'est celle-ci que vous choisissez, vous en êtes maître, Dieu vous a laissé entre les mains de votre conseil ; allez donc, le monde vous dira ses maximes, comme Jésus vous a dit oii elles aboutissaient.

Que si, au contraire, vous choisissez la voie du Christ, écoulez les maximes du Christ, apprenez de lui à quoi l'on doit être résolu pour le suivre.

11 faut se vaincre et vaincre le monde, dès lors combattre, dès lors soulTrir, dès lors porter sa croix.

Il faut mettre le lien qui attache ù lui et par lui à Dieu, au-dessus de tous les autres liens et des liens mêmes de la famille ; il faut haïr son père, sa mère, ses frères, ses sœurs, non pas, comprenez-le bien, de cette haine abominable et sacrilège qui aliénerait deux le cœur, mais de cette haine sainte qui sépare uniquement du mal, de celte haine qui n'est qu'un amour plus grand, que Dieu préféré à la créature.

Votre père, votre mère, vos frères, vos sœurs, voudraient vous retenir au milieu de ce que Dieu condamne, vous détourner d'accomplir les sacrés devoirs (|ui lient tout homme à l'humanité ;

ItKI'LEMONS SI K LKS KV-SNCILKS . 2 'l 1

haïssez voire père, votre mère, vos frères, vos sœurs, c'est-à-dire résistez-leur avec courage, sacrifiez l'affection terrestre à l'amour supérieur.

Au moment où Jésus venait fonder une société nouvelle, établir le royaume de Dieu, ce précepte devait, plus que jamais, être inculqué et dans les termes les plus forts, car il fallait de fortes âmes pour concourir à l'accomplissement de la mission du Christ. Elles se trouvèrent.

Vous avez la môme œuvre à continuer, et au milieu des mômes obstacles. Tout le champ du Père de famille est loin encore d'être défriché : priez-le donc d'y envoyer des ouvriers semblables à ceux qui ouvrirent les premiers sillons.

chapithl; \v L'enfant prodigue

Jésus parle aux hommes un langage qu'ils n'avaient jamais entendu : il ouvre devant eux comme un monde nouveau où leur pensée et leur amour se reposeront désormais avec une joie ineffable cl calme.

Le Dieu (pi'il annonce n'est plus le Dieu terrible du Sinaï, dont les lils d'Israël ciaignaicnt d'ouïr la voix et d'entrevoir la face, mais le Dieu des miséricordes, le Dieu vraiment Père, qui compatit et qui pardonne, qui n'efface de son cœur

^iti AITENDICES

aucun de ses enfants, quelque coupables qu'ils soient envers lui.

Ils le quittent, pauvres insensés, pour s'en aller en des régions étrangères et lointaines; et sa bouche ne profère ni reproches, ni menaces : ne seront-ils pas assez punis par tout ce qui les attend hors du toit paternel?

Là oii ils vont, là où les conduit la vague inquiétude des désirs et leur folle ardeur, il y a toujours une grande famine. Et lorsque, fatigués, épuisés, instruits par les dures leçons qui suivent infailliblement le désordre, ils reviennent à lui, les repousse-t-il ?

Oh! non; son œil de père les voit de loin, et accourant il se penche sur eux et les accueille avec un baiser. Une parole de repentir a suffi pour mériter qu'ils fussent revêtus de leur robe première.

Ils disent : « J'ai péché >\ et le péché n'est plus. Un banquet leur est préparé, la maison retentit de chants d'allégresse; car ils étaient morts, et ils revivent ; ils* étaient perdus, et ils sont retrouvés.

Et tout ce qui est perdu sera reirouvé, et tout ce qui est moit revivra, si ce n'es! sur la terre, là où chacun renaît sous des conditions nouvelles d'existence dont le Père s'est réservé le secret : car la miséricorde ne saurait èlre vaincue, et J'amoiir rs( plus fart rj^re la inml.

HKKLKXIO.NS SUR LKS EVANGILES '2i3

CIIAF>ITRE XVI

Lazare et le mauvais riche

Le monde est plein de Lazares couchés à la porte du riche, désirant se rassasier des miettes qui tomhent de sa tahle splendide, et nul ne leur en donne, et nul n'a souci de leurs maux, ne panse leurs plaies que les chiens plus compatissants viennent lécher.

Comprenez-vous maintenant qu'on ne puisse à la fois servir Dieu et Mammon?

Car servir Dieu, c'est servir le prochain, et qu'est-ce que le prochain pour celui que la passion de posséder confine en soi, identifie avec l'objet, même de sa convoitise insatiable?

La richesse endurcit, non pas tous, mais le plus grand nombre. Et mallieur au riche insensé, qui se croyant riche pour lui seul oublie que simple dispensateur des biens dont il a reçu le dépôt, il tlt'pouille ceux qu'il ne vtHit pas, il tue ceux qu'il ne nourrit pas; que, meurtrier de ses frères, il perpétue la race de Cam.

Mais la justice divine qui ne fléchit jamais, qui embrasse les périodes successives delà vie sur la terre et au delà de la terre, rétablit l'empire de ses lois par d'ultérieures compensations que Jésus rappelle dans les vives images de sa parabole.

A Lazare le sein d'Abraham, le repos, la joie, le

rassasiement; au mauvais riche les tourments de l'enfer, la fièvre qui dévore les âmes malades, le remords qui les brûle, la soif, et à celte soif la goutte d'eau refusée, comme il avait refusé les miettes de sa table à la faim du pauvre...

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