‹ Lamennais avant l'"Essai sur l'indifférence" d'après des documents inédits (1782-1817): étudeChapitre 25 sur 45 · JO · texte numérisé non relu

JO

Paris

JuiUy

Au baron de Vilrolles (Eug. Forgues, 208).

Au comte de Senfft (Forgues, II, 206).

A Benntt d'Azy (Laveille, 261).

A Benoit d'Azy (Laveille, 262).

A M. Il renvoie à M. son manuscrit avec quelques

corrections légères. (Catai, inédil de la maison Charaïaij.)

Juillet

Parié

Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 207).

A Mootalembert (Eug. Forgues, 4).

A l'abbé Jean (Blaize, 11,81).

Au comte de SenfTl (Forgues, II, 209).

A M. Cbarvel. Guérisona stagulières opérées par le

Paris

Juillij

Août

Paru

Lyon

(Forgues

Juiltij

Septembre

Parii

priDC« de Robenlobe. t li serait à délirer qae le médecin s'oceapit divantage de cette aorte de faila qui ne cessent pas d'âtre dea faits, parce qu'elle pe sait pas lea faire entrer daas ses systèmes. • Juillet

(L'Amateur d'Aulographet, juio, juillet 1876, p. 100.)

Au baroa de Yitrulles (Eug. Forgues, 211).

Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 210).

A Benoit d'Azy (Uveille. 264).

Au comte de Senfft (Forgues, II, 212).

A Mgr da Pins, arcbev. d'Amasic, administrateur de 214).

Au comte de SeoITt (Forgues, IF, 221).

Au marquis de Coriolis (Porgues, II, 222).

A M. de Sézanne (l.aveille. 259, note).

A Benoit d'Azy (Laveille, 266).

A l'abbé Jean (ISIaize, II, 83).

A Mgr Lambruichini (Porguea, II, 223).

A l'abbé Vuarin. Il est exaspéré par les procédés de ses adversnires. < Oh I qu'on no se flatte pas que je cesse de combattre, tant qu'il me restera un soulQe de vie. > (V. Giraud, Hevue des Deux-Homtes, l" novembre 1905, p. 188.)

8 — A l'abbé Gerbet (Ulaize. II, 84).

25 — A l'abbé Gerbet ([toussel, II, 10).

26 — A l'abbé Jean (DIaize, 11,86).

29 — A l'abbé de Salinis. Il compte pouvoir accepter les

sujets aptes comme pensionnaires au prix do 1(X) francs par mois. Cette lettre est suivie d'une autre datée siniplement de « Vendredi, 2 heures >, relative et à la fusion de l'^v^ntr et du Corretpondanl,

(Ladoue, Mgr Gerbet, l, 424 et 4'25.)

5 — A la comtesse de SenfTt (Forgues, II, 225).

9 — A l'abbé Brute. L'impression que lui a causée sa lettre « est à peu près la même, dii-il, que si vous me disiez de prendre bien garde de ne pas devenir musulmau. Que pourrHis-je répondre à cela, sinon que je ne me sens nullement tenté de ce cdté-là, et qu'avec la gr&ce de Dieu, j'espSre bien ne p»s tomber dans l'apostasie». Brute est trompé par les impostures de VAmi de ta religion. Picot inspire à Lamennais un profond dégoût... « Je conçois que lorsqu'il

tronque, mutile, allëre les textes, déplace les phrases, en change les mots, pour en tirer des conséquences oJieuses, Je conçois, dis-je, que la patience échappe aux hommes les plus doux et que l'indignation .se fasse jour... Je connais votre droiture, votre foi sincère et le véritable amour du bien qui vous anime; et c'est pourquoi, quoi que vous puissiez me dire, je l'écouterai toujours avec gratitude, et le recevrai comme une nouvelle marque de celte tenilre amitié qui nous unit depuis tant d'années et ne s'altérera jamais. (Gouraerie, 169}. Octobre

A Monlalembert (Eug. Fargues, 6).

A l'abbé Jean (Blaize, II, 86).

A Benoll d'Azy (Laveille, 267).

A l'abbé Jean (Roussel, II, 10).

A Benoit d'Azy (Laveille, 269).

A la comtesse de Seniït (Forgues, II. 226).

A l'abbé Jean (Roussel, II, 15).

Au marquis de Coriolia (Forgucs, II, 229).

Au comte de Senfft (Forgues, II, 230).

A l'abbé Yuarin. Il le remercie de n'avoir pas fait passer la lettre h Mgr Lambruchini qu'il lui avait adressée le 3 septembre. Il doit partir le 21 pour Rome aveo Lacordaire. Montalembert les rejoindra à Nice. Les événements seront la meilleure et la plus forte juBtilication de notre conduite : c'est ce qui m'est arrivé toujours. En France, on n'a des yeux que derrière la tôte. Quant aux doctrines, j'ai cru et je crois encore n'avoir soutenu que celle» du Saint-Siège. Si je me suis trompé, il me le dira et je crierai sur les toits sa sentence. » Mention de Frczerin et de M"" P.

(V. Giraud : Revue des Deux-Mondes, l" nov. 1905, p. 189.) 18 (— ) A M. Adrien Benoît. Il désire le voir avant de partir

pour Rome {Billet inédit).

Décembre 20 Florence A l'abbé Gerbet (Blaize, II, 67).

{Paris)

Novemb

re

(Mois ?) î ?

Janvier 8 Rome

A X"' (Laveille, 271, note.) A l'abbé Gerbet (Blaize, II, 89).

Janvier 12 Rome A M"* de Lacinière (Forçues, II, 232).

14 — Au baron de Vilrolles (Eug. Forgues, 214).

15 — A M. Arlrien Benoît, fl a éprouvé à San Remo on accident fort grave. — Allusion aux troubles de la Romagne. — Mention de M"« Cbampy et de Muaigny {Inédile).

Février

A l'abbé Gerbet (Blaize, 11,91).

A l'abbé Gorbel (Blaize, II. 94).

Au marqule de Coriolis (Foreoee, II, 233).

A la comtesse de ScnlTl (l'orgues, II, 235).

A l"abhé Cerbet (Blaiie, H, 96).

A Sitinle-Beuve. «...Je tais que vous avez parlé de

moi dans la lievuedes Deux-Mondes, mais, c'est tout ce que je sais ; ainsi

Je ne puis vous rien dire de votre article, si ce n'est que je crains que

vous ne m'ayez jugé avec les illusions de votre bonne et tendre amitié. «

(Eug. Forgues : Revue contemporaine, 23 août 1885. p. 501.)

Mars

Avril

A l'abbé Gerbet fBlnize, II, 100).

A l'rtbbé Jean (Blaize, II, 100).

Au baroQ de Vilrolles (Eug. Forgues, 216).

A l'abbé Gerbet (Blaize, H, 102).

Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 237).

A l'abbo Gerbet (Blaize, II, 103).

A M. de Pot ter (Forgues, leltre lupp., II, 238).

A d'AIzon. Il ne doute pas que Dieu bénisse la résolution que celui-ci a prise d'entrer au séminaire. — Pour lui, il a ooaliance en sa cause; bientôt » commencera la grande action catholique qui sauvera le monde. Quelque court cependant que doive être ce temps d'attente, il sera rempli de beaucoup de souiTrances...» On examine les doctrines de i'Avenir... i> cberobant, comme souverain, son appui dans la protection des cabinets européens, le Pape doit croire prudent de a'abslenir de tout ce qui pourrait les choquer, et le jugement qui pourrait nous justifier aurait cet elTet très certainement •... Mais '( un si grand avilissement de la puissance spirituelle ne saurait durer. Dieu rompra ses fers. En attendant, prenons patience; aoumettoas-nous et prions : la prière obtient tout ».

(Grandmaison : Mois lilUraire et pittoresque, juillet 1901, p. 16.) 10 — A l'abbé Vuarin, Il t&chera de voir M"' Kioielow.

Malgré les efTorts de tous leuri adversaires, le Pape les a reçus et l'on examine leurs doctrines. Nul doute que le jugeaient ne leur soit favorable. • Le P. Olivier!, commissaire du Saint-Orfice, s'est prononcé hautement, aiosi que plusieurs autres, en notre Taveur : << Vous n'avez, nons disait-il, contre vous que la peur. Mais ta peur ici c'est beaucoup, car elle règne ici en souveraine ; ainsi la décision peut se faire attendre longtemps. Le Pape est un homme pieux, conduit par des hommes qui ne le sont guère... U n'y a plut de papauté ; il faut qu'elle renaisse ou l'Egliie et le monde périraient. • U est chez le P. Ventura « celut-U est vraiment un homme de Dieu u.

Avril

(V. Giraud : Revue des Deux-Mondet, l*r oov. 1905, p.iOO). 12 Rome A la comtesse de Senllt (Forgues, II, 238).

14 — A Bore {Revue britannique, o':lot>re 1894, p. 237).

15 — A Laurentie. On ne peut attenilre du pouvoir u quel qu'il Boit, ce que doit désirer tout chrétien et tout honnête homme >. « 11 est probable et très probable qu'il y aura une restauration. Je sais cela, mais je sais aussi, et je sais certainemenl, qu'elle ne sera, dans son entemble, qu'une grande dérision de Dieu et des hommes. Je fuirais jusqu'au bout du monde le soupçon d'y avoir eu quelque part, d'avoir pu placer en elle l'ombre seule d'une espérance. >> Montalembert u serait encore, s'il était possible, plus éloigné que moi d'entrer dans la voie qui vous semble la meilleure >.

(Laurentie : Souvenirs inédits, 291.)

— A l'abbé Jean (Roussel, II, 22).

Frascali A M. Elle de Kertanguy (Avril) (Blaize, II, 103).

— A Montalembert (Eug. Forgues, 9).

— A Bore ; {lîevue britannique, octobre 1894, p. 238).

— A l'abbé tlerbet (Blaize. Il, lOti).

— Au marquis de Coriolis (Forsues, II, 239).

Mai

tt

— AU comtesse de SenITt [Forgues, 11, 241).

— A Montalembert (Eug. Forgues, 12),

— A l'abbé Gerbet (Blaize, II, 109).

— A Montalembert (Eug. Forgues, 14).

— A l'abbé Jean (Blaize, II, 112).

Rome {?) A M. Benoist. Détails sur les troubles de Romagne :

les troupes pontiUcales s'avancent sur Bologne et seront soutenues au besoin par les Autrichiens.

(L'Amateur d'Autographes, juin-Juillet 1876, p. 100.)

Juin

Juillet

Frauali Au comte X*** {Catalogue inéi. de la maison Charavay).

Rome A l'abbé Jean (Bliiize, II, 11 S).

— A M. de Cous (Revue britannique, octobre 1894, p. 239).

— A l'abbé Jean (RIaize, II, 116).

— A M. de Potier (Forgues, lettre tuppr.. Il, 243). Florence A l'abbé Jean (RIaize, II, 121).

— A Bore (lievue britannique, octobre 1894, p. 239).

Venise A l'abbé Gerbet iDIaize, II, 122).

— A l'abbé Jean (Blaiie, H, 123).

— A M. Adrien Benoît. Il le prie de loi faire savoir si ses alTaires sont arrangées, Dans ce cas il reviendrait directement en France (Inédilej.

Août 12 Munich

Septembre

15 Paris

30 La Chênaie 1 ?

A Bore (R«t>ue brilnnnique, octobre 1894, p.

A Bore {Hevue Britannique, octobre 1894, p.

A l'abbé Gerbet (Blatze, II. 124).

A la comtesse deSenSl (Forgnes, II, 243).

Au marquis de Coriolis (Forgaes, II, 245).

A Bore {Revue britannique, octobre 1894, p. 243).

AM.de Polter (Septembre?) A peu de dilTéreoces près, la Belgique souffre do mârae mal que la France, le juste milieu y règne... < après avoir beaucoup soulTert, il Taudra en venir à Bruxelles, comme à Paris k reprendre par ^es fondements l'œuvre d'une vraie régénération ». Il craint que ta révolution n'éclate avant qu'un parti sain se Boit formé capable dn reconstruire la société.* C'est au peuple, au vrai peuple qu'il faut s'ideatifier ; c'est lui qu'on doitvojr, c'est lui qu'il faut amener à défendre sa propre cause, h vouloir, k agir. Tout mouvement moins prolonil sera stérile pour te bien, parce qu'il sera vicié dans son principe... Dans aucun cas, je ne resterai muet, ot vous pouves compter que ma parole sera aelte. Le temps est venu de dire tout. • (Quérard, Notice bibliographique, etc., 1849, p. 43.)

Octobre

3 La Chênaie

A Bore (Revue britannique, octobre 1804, p. 244). A Bore (Revue britanttique, octobre 1894, p. 244). A Beooll d'Azy (Laveille, 260).

A M. Adrien Benoît. S'il n'est pas admis au bénéfice

de la cession de biens, il ira vivre en Allemagne (Inédite).

Octobre

9 La Chênaie Au marquia de Coriolis (Porgues, II, 247). 9 — Au baron de Vitrollea (Eug. Forguea, 218).

9 — A Bore {Revue britannique, octobre 1894, p. 2i5).

12 — A Bore {Revue britannique, octobre 1894, p. 246}.

14 — A la baronne Cbampy (Forgues, /. suppr.. H, 249).

14 — A Montaleinbert (Eug. Forgues, 16).

14 — A M. deCoux. Après lui avoir parié d'alTaires, il dé-

plore l'état Bocial et politique... « En dehors du catholicisme, ue qu'il y a de mieux encore ce sont les hommes politiques de i'Européen cl de la Revue encyclopédique. Au moins, ceux-là voient le mal et y cherchent sincèrement un remède. A ce sujet je ne saurais trop vous recommander de ne pas perdre de vue vos conTérences. »

(Revue britannique, octobre 1894, p. 247.)

— A M"» de Tremereuc (Roussel. II. 155).

— A l'abbé Jean (Blaize, II, 125).

— A M. de Coux (Forguea, 11,249).

— > A l'abbé Jean (Blaize, II, 126).

— A Bore {Revue britannique, octobre 1894, p, 249).

— A Bore {Revue britanitique, octobre 1894, p. 250).

Novembre

1 — A Benoit d'Azy (Laveille, 272).

1 — A la conalesse de Seoffl (Forgues, II, 251).

2 — A Bore {Revue britannique, octobre 1894, p. 251). 8 — A Bore (Revue britannique, octobre 1894, p. 252).

13 — Au marquis de Coriolis (Forgues, II, S52).

14 — A Montalemberl (Eug. Forguea, 20).

15 — Au Père Ventura (Forgues, II, 254).

15 — Au baron de Vitrolles (Eug. Forgues, 222).

21 — A Bore (Revue britannique, novembre 1894, p. 35).

26 — A Bore (ii«i'ue britannique, novembre 1894, p. 36).

26 — A MoDtalembert (Eug. Forgues, 24).

26 — A Bore (Revue britannique, novembre 1894, p. 36).

30 (— ) Au P. Ventura (Forgues, II, 258).

30 — A M'" de Lucinière (Forgues. II. 261).

30 — A dom Guéranguer. Il avoue avoir un peu changé d'avis depuis qu'il ne l'a vu. « Les choses vont si vite de nos jours

qu'on ne peut que camper dans une opinion quelle qu'elle soit. Ce sont des tentes qu'on plante le soir et qu'on enlève le matin. » L'encyclique est DO acte de diplomatie : <t S'il nie prenait envie en ce moment de

réimprimer le Symbole des Apôtres, il se trouverait renfermer dix ou douze hérésies pour le moins. Or, je ne voudrais pas causer cette mortiHcation aux ApAtrea. »

(Roussel ; Demain, i" décembre 1905, p. 7.) Décembre

4 {La Chênaie) A Turquety. li l'engage k venir causer avec lui de ses poésies : Turquety a le seatiinoat et la vie; mais il n'est pas encore assez maître de la langue. (Saulnier : F.d. Turquety, 113.)

6 — A M. Adrien Benoît. Il se plaint de la mauvaise foi de H. de la Bouillerie et de l'improbité de son éditeur, Belin Man> dar {Inidite).

7 — A Bonotl d'Azy (Laveille, 275).

9 ( — ) A l'abbé Combalot. 1) l'engage à informer le Pape de

la persCcuLion gallicane et lui recommande l'alTaire des religieuses de Btni poursuivies pour avoir ouvert une école. (Ricard : ['abbé Combalot,

Si.)

10 — A Laurentie. Noua assistons, dit-il, << au commen-

oement d'une totale transformation dont nous ne verrons certainement pas l'aocompiissement de nos jours, bien que nous puissions, je crois, juger de son caractère général. • (Laurentie : Souvenirs inédits, 293.)

A Montalembt-Tt (Kug.Forgues, 26).

A Moalalembort (Eug Forgucs, 29).

Au baron de Vitrolles (Eug. Forgues, 227).

A la comtesse de SeolTt (Forgues, II, 263).

Au marquis de Corioiis (Forgues, II, 265).

A Montalembort (Eug. Forgues, 32).

A Bore : Revue britannique : novembre 1894, p.

A Montalembert (Eug. Forgues, 33).

A iS. Adrien Benoit. Relative aux arrangements con-

clus avec Belin Mandar {Inédite).

(Mois ?)

? ? A Méthivier {Catal. inédit de la maison Charavay).

? Dinan A M'i" X"*

{lievue des autographes, mai 1890).

7 ? A l'abbé Combalot. ce Instruit par l'expérience, je

suis bien résolu à me placer désormais comme écrivain en dehors de l'Eglise et du catholicisme. On m'a asse:

que

1res ne me

regardaient pas pour que j'aie le droit de croire et d'agir en coaaéqueoce... Simple Qdèle en religion, je marcbe lea yeux fermés dans la voie commuae à la suite du pauvre charbonnier. » (Roussel, II, 327.) Janvier

3 La Chênaie A Bore : {Revue britannique, novembre 1894, p. 38).

3 (— ) A Benoit d'Azy (Laveille. 278).

3 — A M. Gillibert (Laveille, 281).

9 — A Montalenabert (Eug. Forgues, 36).

12 — A la baronne Champy (Forgues, /. tuppr., II, 267).

14 — A Bore [Revue bdlannique, novembre 1894, p. 40).

15 — Au baron de Vitrolles (Eug. Forgues, 229). 18 — A Monlalembert {Eug. Forgues, 40).

21 — A Monlalembert (Eug. Forgues, 44).

23 — A Monlalembert (Eug. Forgues, 47).

25 — A la comtesse de SeniTt (Forgues, II, 367).

26 — A Monlalembert (Eug. Forges, 49).

26 — A Sainte-Beuve. Celui-ci s'est résigné à n'être qu'un

critique. « Ce que vous éprouvez est notre bisloire & tous ; nous pas- Bons notre vie à faire tout autre chose que ce vers quoi nos goûts ou notre cœur nous porterait. » Pour lui, il continue à s'occuper de philosophie, car il croit h un progrès dans les lumières que l'bomme peut acquérir. Mais, jusqu'à présent, on a fait de la pbitosophie comme nos députés font des lois, parlant à lort et à travers, volant quelquefois sans savoir sur quoi, et puis s'en allant dîner, ravis et fiers d'avoir amendé une sottise par une sottise. » U presse Sainte-Beuve de venir le voir.

(Forgues : Revue contemporaine, 25 août 1885, p. 502.) — A Monlalembert (Eug. Forgues, 53).

Février

— A l'abbé Jean (Blaize, U, 129).

— Au comte Rzewuski (Forgues, II, 270).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 57).

(-) A Benoît d'Azy (Laveille, 282).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 59).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 62).

A Bore : (Revue britanni(jue, novembre 1894, p. 41),

(— ) A Benoît d'Azy (Laveille, 285).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 71).

— A Monlalembert (Eug. Forgoes, 74).

— Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 273).

— A X*" «... Je me tairai sur la censure, bien que nons

ayons un travail assez curieux termiaé sur ce siijel. Il y a dans cette œuvre, dirai-je de zâle ou de passioa aveagle, tant de mauvaiie foi, d'ignorance et d'abâurbilé qu'elle est elte-mâme presque partout sa rè- Tutalion la plus Forte. ...J'ai cru un moment qu'on pouvait réconcilier le catholicisme avec les peuples qui chaque jour se détachent de lui davantage. Je nu me trompais pas sur le fond des choses ; mais je me trompais on croyant que la hiérarchie pourrait concourrir ou au moins ne pas s'opposer k une pareille action. Or, combatlre pour l'Eglise malgré la hiérarchie est quelque chose de catholiquement contradictoire. Il faut donc laisser Dieu agir seul... Je garderai donc le silence comme catholique, & moins d'éire pousse à bout, mais en dehors des devoirs du chrétien, il reste cous de l'homme... Je tâcherai donc d'accomplir ceux-ci qui sont enfermés dans le cercle exclusif de lu Politique et de la pure Philosophie. » (L. Bertrand : Bibliothèque sulpicienne, II, 237.) Février

28 La CMnaie  M. Adrien Benoit. Il le remercie du soin qu'il apporte à ta conclusion de ses << tristes affaires » {Inédite).

Mars

1 — A Montalembert (Eug. Forgues, 77).

1 — A Bore, (Itevue britannique, novembre 1894, p. 42).

4 — A Bor<^, {Revue britannique, novembre 1894, p. 43).

8 — A M. Adrien Benoit {Inédite).

12 Dinan A El doctor don Juan B. Tournaire (Forgues, 11,275). 12 (-) A Benoit d'Azy (Laveille, 287.)

14 La Chênaie A Bore, {Revue brilannigut, novembre 1894, p. 44).

15 — A la comtesse de Senfft (Forgues, II, 277). 15 — Au bnron de Vitrolles (Eug. Forgues, 233). 18 — A Montalembert (Eug. Forgues, 83).

25 — Au comte de Beaufort (Forgues, II, 279).

25 — A Montalembert (Eug. Forgues, 83).

26 — A la comtesse de Senflt (Forgues, If, 281). 26 — A Montalembert (Eur. Forgues, 90).

29 — A Montalembert (Eug, Forgues, 95).

20 — A M. Adrien Benoît. Il aime mieux sortir de France

que d'accepter une transaction qui imposerait à son beau-frère de oouveaux sacrincea {Inédite).

29 — A Bore, {Revtte britannique, novembre 1894, p. 45),

30 — Au général Donnadieu. La France a honte du plat despotisme qui la gouverne... • Le parti légitimiste, quoique décomposé vît, comme il a toujours vécu, d'illusions plus vives à mesure

des intrigants, mais

qu'elles devienoeat plus niaises. Je ne parle de ceaz que trompent les intriganU. Toutefois les nécessités de l'attaque poussent toufl les jours avec plus de force cps homnfies d'absolutisme dans les voies de la liberté... Ils travaillent activement à rendre impossible ce qu'ils veulent établir, car légitimité, dans le sens où ils l'entendent, et liberté sont deux choses qui s'excluent radicalement. Ils s'associent pour conquérir \'éii>anci;tation politique. Voilà qui est très bien, mais on m'avouera que c'est une drûle de marche pour parvenir & une monarchie de droit imprescriptible. AITrancbissez-vou!!, disent-ils au peuple, afin d'avoir ensuite le plaisir de vous donner un maître... Je vous die que ces gens-là travaillent de toute leur puissance à amener la République, tant la République est inévitable. Ceux qui la proclament à haute vois font beaucoup moins pour elle. J'estime leur énergie, je partage une partie de leurs opinions, mais ils en retardent le triomphe par les préjugés étroits, les idées fausses et les passions haineuses qu'ils y mêlent. Ils manquent d'amour et l'amour est le père de la liberté, car la liberté, c'est la jouisHance commune.égale.de tous les droits qui appartiennent à l'humme dans une fraternité générale. Celui qui a dit : Aimez vos frères comme vous vous aimez vous-mêmes, a été le libérateur du genre humain. » {Anal, d'autogr., juin-juill. 1876, p. 100.)

30 La Chênaie A l'ubbé Jean (Blsize, II, 135).

31 — A M. Adrien Itenott. Il espère qoo M. de la Uouillerie s'entendra avec lui pour obtenir de Belin règlement de comptes tels que Lamennais puisse s'acquitter envers lui sans recourir ili personne (Inédite).

Avril

23 (-) Mai

A Benoît d'Azy (Laveille, 290).

A Montalembert (Eug. Forgues, lUO).

A Montalembert (Eug. Forgues, 104).

Au marquis do Coriolis (Forgues, II. 284).

A Benoit d'Azy (Laveille, 392).

A Montalembert (2 lettres.) (Eug. Forpoes, 105 et 108).

A Bore {Itrue britmiuiqtie, novembre 1891, p. 46).

A Montalembert (Eug. Forgues, 110).

A Benoit d'Azy (Laveille, 295).

A Montalembert (Eug. Forgues, 121).

A Montalembert (Rug. Forgues, 114).

A M. Adrien Benoît. Il voudrait sans blesser Lo Cu-

denneo qu'une • personne active et habile » iuife l'instance contre Be-

liD. — Il plaint Benoît de la double perle qu'il a Taite. — c Je suis avec tristesse et dégoût dans les journaux la mnrche dns affaires politiques.» Il en veut surtout aux républicains qui s'enfoncent dans les théories d« la force brutale et d'une tyrannie violente. » n Ha république à moi, car je veux aussi la république, est la liberté de tous garantie par la force de tous » (Inédite).

2 {U Chênaie) A M'" de Lucinière (Forgues. Il, 286).

2 — A Montalembert (Eug. Forgues, 123).

4 — A Montalembert [Eug. Forgues, 126).

4 ~ A M. Davide RatTaDiai. Lettre écrite en italien. Il engage celui-ci qui paraît Atre un très jeune homme à se livrer sant mollesse à l'étude du Utin, du ^rec, du français et de la géographie.

(iVoîM Dejoh Citoleux, p. 12).

5 — A Monlaletnbert (Eug. Forgues, 128). — dimanche —

6 — Au marquis de Goriolis (Forgues, II, 288).

6 — A Bore (liei'ue hrilannique, novembre 1894, p. 48).

8 — A l'abbé Vuarin. Il lui recommande un jeune homme

nommé Charles Ândley. Une congrégation de cardinaux a décide unanimement, le 28 février dernier, qu'il n'y avait pas lieu de s'occuper de la censure envoyée à Rome par une cinquantaine d'évëques français. La disgr&ce du P. Ventura est l'œuvre de la diplomatie et de < la jalousie jésuitique. » Lam. est résolu & s'enfermer exclusivement dans la philosophie, la science et la politique, où il sera indépecdant. « La Providence a envoyé Grégoire .XVI pour clore une longue période de crimes et d'ignominie, pour montrer au monde jusqu'où peut descendre la partie humaine de l'institution divine : qu'il achève son œuvre et l'achève vite, Quoi lacis fac citiui. Pendant que ce mystère effrayant s'accomplit au fond de la vallée, dan!s les ténèbres, je monterai, de mes désirs au moins, sur la montagne pour y cherchera l'horizon la première lueur du jour qui va poindre. I Lam. désire recevoir son calice. Mention du cardinal Paccn et de Mnric Potocka.

(V. Giraud : Revue des Deux-Mondes, i" nov. 1905, p. 192.)

8 — A Benoît d'Azy (L'i veille, 297).

8 — A Montalembert (Eug. Forgues, 129).

9 — A la comiesse de Senfft (Perçues, II, 29t).

15 — A M, Giuseppe Micnli. Il a envoyé à Montalembert

son article sur le bel ouvrage de Micali {hloria iegli aniichi popoli d'italia, 1832. V. Revue des Deux-Mondes, 15 aoiit 1833). Il parle afTectueusement des Senfft. Gravité de la situation politique : « Voilà l'An» gleterre qui marche & grands pas vers une révolution devenue pour elle

inévitable, et nous, ea France, noue avona actaellement en perspective une effroyable tyrannie sous le nom <ie république. Enire elle et nous, Je ne vola qu'un gouvern<<menl méprisé, haï et très digne de l'être. » Lam s'occupe u presque uniquement d'un graod travail sur la philosophie commencé depuis plusieurs années et interrompu ensuite par l'effet des événements qui m'avaient replongé dans la vie active. » L'affection de Mioali fait du bien à Lam.

(JVozM Dejob Citoleux, 13.) Mai

15 {La ChSnaié) A X"*... Tableau pessimiste de la société française u tous aspirent à la l;rannie, el le disent bitutement et en sont fiers. »

(Saiale-Beave : Portraits contemporains, I, 233).

16 — A Montaîembert {Eug. Forguea, 132).

16 — A Bore (ISevue britannique, novembre 1891, p. 48).

19 — A Monlalerabert (Eug. Forguea, 134).

25 — A Montalemberl (Eug. Forguea, 137).

2G — A l'abbé Corabalot. il a quitté à jamais son ancien

ehnmp de bataille. << Mais en dehors du calbolicisuie, en dehors de la fui, il y a la raison, en dehors de l'Eglise, il y a l'humanité ; je roe renferme dans celte aphère. »

(Ricard : L'abbé Combalot, liO.)

— A M. de Musifiny (Forguea, Lettre iuppr.,U, 293).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 138).

— A Bore (Revue britannique, novembre 1894, p. 40).

Jain

Jaillet

— A Bore (Revue britannique, novembre 1894, p. 50).

— A Montaîembert (Eug. Forgues, 140).

{— ) A Benoît d'Azy (Laveille, 298.)

— Au marquis de Coriolia (Forgues, II, 293).

— A Montaîembert (2 lettres) (Eug. Forgues, 141 et 144).

— A Bore (flctiue britannique, novembre 1894, p. 51)

— A Montaîembert [Eug. Forguea, 145J.

— A la comtesse de Senfft (Forgues, II, 296).

— A l'abbé Robrbacber (Roussel. Il, 57).

— A la comtesse do Seoffl (Forgues, II, 298). — A Sainte Beuve. Il n'y a plus ■ rien pour quoi l'on

■ente qu'il soit doux de vivre et beau de mourir. Aussi voyez ce que c'est Bujoud'hui que la parole humaine : un venl sec et froid qui siffle entre des pierres ; pas un suu qui parle du cœur et i|ui aillo au cœur ••. Il lui parle de V. Hugo désirant « que son immense talent s'inspir&t

queiquePoia de pensées et de sentiments d'un autre ordre qae celai où il se ren Terme d'ordinaire ».

(Forgoes, Revite contemporaine, 25 août 1885, p. 504). Juillet

A M"* de Lucinière (Forgues, II, 301).

A X. (Laveille, 328, noie).

A Montaiembert (Eug. Forgues, 147). — lundi. —

A Montalembert (Eug. Forgues, 150).

Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 303).

A Montalembert. Continué les 11 et 12 août, elle s de Lam. au rédacteur de la Jeune France. (Bug.

21 la Chênaie

contient

une lett

Forgues,

Août

ueil ■

A la comtesse de Sentit (Forgues, II, 305).

A l'abbë Jean (Blaize, II, 136).

3 — A Turquely. Il a lu avec intérêt Amour et Foi, recueil de poésies de Turquety. — Montalembert n'a pour lui aucune froideur

(Saulnier, Ed. Turquety, 138).

4 — A l'alibé Jean (Blaize, II, 137).

4 — AS» Sainloté le Pape (Forgues, II, 308).

4 (— ) A Mgr'" (de Quélen) (Forgues, II, 310).

5 — A l'abbé Jeau (Blaize, II, 138).

5 (— ) A Itenolt d'Azy (Laveille, 300).

8 — A Benoit d'Azy (Laveille, 301).

8 — A Cb. Laurent (fiatal. inédit de la maison Charavay).

10 — A d'AIzon. Si d'Alzon ne rentre pas au séminaire,

il devra aller à Paris où il pourra mener une vie eocléaiaatiiiue. « J'ignore absolument ce qui a pu donner occasion au dernier Bref do Pape adressé il M^-r l'archevêque do Toulouse : car comment pourraisje deviner ce qu'on rtfpaud dam le ]iublic... Rien que le silence na'eût paru le meilleur parti à prendre, les circonstunces m'oat décidé à écrire bu Pape pour réitérer la protostation de mon obéiseance filiale, et de nu parfaite soumission à toutns les d<'ci-ions émanées ou à émaner du Siège aposlolitiue sur la doctrine de la foi et des mœurs. Je n'espère pas cependuDl que tout ce que jo puis dire arrête les persécutions de mes ennemis qui ont leur source dans des passions politiques inplacables. Mais ce n'est pas dans l'iibsence des tribulations qu'il faut obercber la paix, mais dans la patience à porter sa croix. »

(Grandmaison, Le moit iitiéraire el pittoresque, juillet 1901, p. 16.)

t4 — A Bore : Revue britannique, novembre 1894, p. 52J.

Août

T (La CMnaie)

iS

Forgnes,

i6iy

A Mgr"' (Forgues, U, 310).

A MoDtalembert. CooliQuée les 24, 26 et 28 (Eug.

A M"« de Trémereuc (RouaBel, II, 156).

A Bore {Revue britannique, novembre 1894, p. 53).

A la comtesse de Senfft (Forgues, II, 315).

Au baroa de Vitrolles (Eug. Forgnes, 235).

A Montalemberi (Eug. Forgues, 167).

A Hio. U espéra qu'au retour de son long voyage Rio reviendra faire un séjour ù. La Cbônaie. II a eu beaucoup k souffrir: Il Les tôtes ont été saisies tout à coup d'une esp^ice de frénésie de bêtise. Le bref et le livre du Mickievicz en ont été la cause principale. » Bo oulre, 1rs carlistes, qui comptent sur Nicolas pour le triomphe de leur parti considérèrent comme un sacrilège loule irrévérence à son égard. (< Il faut les voir, dressés sur leurs pieds de derrière, allonger les oreilles pour recueillir, sans en perdre une seule, le» stupidités dont on les flatte, et, le cou tendu, baver pôle-méle leurs malédiotioas et leurs espérances. > Il demande à Rio de lui parler de l'état des esprits dans l'Allemagne proleslanle. Il est curieux de savoir jusqu'à quel point on y uent le besoin du principe traditionnel. « Lorsque ce principe de liberté, de mouvement et de progrès, lonf;tcmps presque étoulTé chez les catholiques, s'y développe rapidement, et même, dans quelques peuples, trop exclusivement, on aimerait à voir les nations protestantes graviter à leur tour vers l'unité lui leur manque, et se rapprocher, pour ainsi dire du Foyer central vers lequel convergent et où s'harmonisent tous les besoins, toutes les tendnnces et toutes les lois de l'humanité. Schclling, dont le génie est si perçant ei l'âmp si droite, poarra beaucoup pour b-lier ce momeni qu'appellent de leurs vœux les esprits élevés, et qui commencera l'ère de la grande pacilloatioo. >• Malgré les nombreux obstacles, il faut travailler avec courage, « réaliser l'avenir magniflque que la Providence prépare au monde ». « Quant à moi, je le répète, Je me eetiS tellement fuible et abattu que je n'ai pas la force de lier deux idées el d'assembler quatre paroles. Il ne me reste, en vérité, de vivant que mon cœur. » L'amitié de Rio ut celle'de Montalembert sont pour sa N pauvre Ame malade •• un appui el une consolation.

(A. F. Rio, Epilogue à l'art chrétien. H, 192.) Septembre

6 — Au comte de Senfft (Forgues, II, 318).

8 (— ) A la comlease de Senfft (Forgues, II, 319).

Septembre

10 La Chênaie A Montalembert (Eug. Forguea, 172).

— A Bore {Revue briiannique, novembre 1894, p. 54).

— Au baron de VitroUes (Eug. Forgues, 238).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 177).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 181).

— A la comtesse de tsenïïi. (Forgues, II, 321).

— A Montalembert (Eug. Forgues, 189).

— A l'abbé Brute. Il se plaint que « sur ce point imperceptible qui nous est donné pour demeure on puisse être tellement séparé que les rcialions intellectuelles deviennent comme impossibles ». Cependant, grâce k l'industrie qui raccourcit les distances, la terre arrivera peut-être à n'être iju'une grande ville a immense foyer d'une activité inconnue dont les conoaissances sont plus inconnues encore ». Il espère revoir Brûlé en France : u Notre première entrevue sera drôle... Je prendrai mes lunettes pour essayer de vous reconnaître ; vous ca rirez parce >iue vous avez encore de bons yeux. Cela fait, nous causeroiiF, et nous ne serons point d'accord, car c'est ainsi que les hommes sont fails. Que voulez-vous ? Nous ne changerons point, ni vous, ni moi, la race d'AiIum ; prenons-la donc telle qu'elle esi, mon cher ami, c'est le plus court et le plus sage. Jo lui passe tout, hors les vices du cœur. Malheureusement on ne trouve que cela; ils Toisonnent ; ils pullulent; c'est ce qui rend la vie si dure ; mais Dieu y a romédié en la faisant courte. « (Gournerie. 172.)

Octobre

t — A Rio. 11 ne lui conseille pas de s'adresser à l'évê-

que de Vannes pour obtenir que des jeunes gens de son diocèse s'établissent à Munich pour faire leur éducation artistique. ...« en ce moment on ne doit songer k quoi que ce soil pour la Bretagne. L'unique service qu'on pût s'occuper de lui rendre présontement, serait de trou- Ter et d'y envoyer un médecin habite duns le traitement des maladies mentales. » — « Je vous parlais de Scbclling dans ma première lettre. Assurez-le bien de ma sincère admiration pour son beau génie et de ma coostante amitié pour sa personne. Il est l'homme du monde avec lequel ma pensée sympathise le plus. Je crois que si nous avions le temps et la facilité de pénétrer plus avant l'un dans l'autre, nous nous trouverions mutuellement d'uccord sur le fond essentiel des choses ; et cela c'est beaucoup, c'est tout. Les différences qui pourraient rester sur les points secondaires ne seraient qn'un avantage de plus, car elles deviendraient, parla discussion, un moyen réciproque d'investigation, d'éclair-

ciseement et de développement. » Il répond poste pour poste à une lettre du 29 septembre. (A. F. Rio, Epilogue à l'an chrétien, 11, 195).

2 La Chênaie A MoDtaieoibert (Kug. Forgues, 192}.

fl — A la comtesse de SenlTl (Forgues, II, 324).

8 {— ) A d'Alzon. Cdui-ci veut aller à Rome : <• L'enseigoemeot théologique y est ce qu'il est en France, ce qu'il est parloul; et quant aux autres ordres de coanaissaDcea, nullité parraite, absolue, voilà ce que voua y rencontrerez, i II lui envoie deux lettres de recommandation, l'une pour le P. Olivier << qui passe justement pour le premier théologien de ftome », l'autre pour un jeune Anglais « plein de chaleur et d'âme ». — Etal déploralile du clergé français.

{CrandmBison : Le tiwis titléraire et pittoresque, juillet 1901, p. 16.)

9 — A Montalembert (Eug. Forgues, 196). 10 — A Collombet (Inédite).

10 — A M, de Ceux. It regrette la perte de leurs espoirs

■urtout pour son ami qui doit achever « le beau développement d'idées nouvelles » dont il a donne le programme. Lamennais se méfierait do ses opinions, si de Coux ne les partageait pas. On ne peut compter sur le clergé pour agir, il faut donc agir pur la science et la poliiiquc. — Leur œuvre ne sera pas perdue. Allusion aux événements conlemporains. Il parle durement el du parti « des révolutionnaires fanatiques d'impiélé » el des légitimistea et surtout du juste milieu. (Charles Périn : Le modflrniimc dans l'Eglise, etc., 13.) 15 — Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 327),

19 — A Montalembert (Eug. Forgubs, 200).

? ? A Rio (fin octobre ou début de novembre). Il le met

en garde contre « les solennelles extravagances » du mysticisme de Baader. c Je crois d'ailleurs, celte vie dangereuse : elle excite trop la curiosité mauvaise des mystères du bien et du mal. Il faut savoir se

■ contenter de la science de cette vie et laisser à l'autre celle qui lui appartient et que Dieu lui a réservée. > II l'engage à achever son livre le plus vite possible. La politique seule peut ofTrir un champ d'action. Il

■ ne faut plus s'appuyer sur la >< Rome temporelle •. « La philosophie, la science, l'arl, voilà maintenant nos moyens d'action, nos armes pour défendre la sainte et magnilique cause de la justice et de l'humanité.

■ La Providence ne veut pas cette fois que ce soit l'Eglise qui sauve les peuples; elle veut au contraire que ce soient les peuples qui sauvent l'Eglise, l'Eglise impérissable dont la vie, même terrestre, n'est pas attachée à une forme unique... Reslona formes et inébranlables dans la

grande unité ; mais croyons bien aa«8i que nos efforts doivent se porter aillenrs en ce monaent, si nous ne voulons pas qu'ils demeurent stériles. Surtout que le passé soil passé pour nous ; pardons-nous bien d'y voir le modèle de ce qui doit <ître ; jugeons-le et ne l'adorons pas. Telles sont, mon cber ami, mes convictions bien arrêtées. Je vous les livre pour ce qu'elles son!, c'est-à-dire comme les vues d'un esprit très faible, naais sincère. » (A. F. Rio, Epilogue à fart chrétien, 1872, II, 199.) 5 Paris A Monlalembert (Eup. Forgoes, 208).

— Au baron de Vilrolles (Eu(f. Forgues, 241).

— Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 330).

— A Monlalembert (Eug. Forgues, 210).

(— ) A M. Bolot (Calai, inédit de li maison Charavay).

— A Montatemberl (Eug. Forgues, 215).

— A Benoît d'Azy (Laveille, 303).

— A Marion (Villerabel, 92).

— A Montfllembert (Eug. Forgues, 219).

— A la comtesse de Senfft (Forgues, II, 331).

— A Monlalembert {Eug. Forgues. 224).

4 — A la comtesse de SenITt (Forgoes, II, 333).

6 ( — ) A Laurentie (Souvenirs inédits, 299).

6 — Au Pape (Forgues, II, 335 et 337),

6 — Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 341).

10 (— ; A Benoit d'Azy (Laveille. 306).

11 — Au cardinal Paeca (Korgues, II, 343).

Il (— ) A Mgr l'évoque de Renne» (Forgues, II, 343).

11 — A l'abbé (X***). Il le prie de bien vouloir faire pas-

ser une lettre qu'il adresse au canlinnl k Pacoa. [Cal. inéd. Charavay).

13 — A Montnlembert (Eug. Forgues, 226).

14 ( — ) A l'abbé de Salinia. « Ainsi que je m'y attendais..., le Pape m'ayant fait écrire qu'il désirait de moi une adhésion pure et simple à l'encyclique, j'y ai consenti par des raolifs qu'il est inutile d'expliquer ici, et l'acte est parli pour Rome.

(Ladoue : Vie de Mgr de Salinis, 141.)

15 — A M""» X**" (Catnl. inédit de la maison Charavay). 24 — A Marion (Villerabel, 94).

27 — Au comte de Senfft (Forgues, II, 344).

30 — Au marquis de Coriolis (Forgues, II, .345).

31 — A la comtesse de Senfft (Forgues, II, 346).

(Mois ?)

? Paris A l'abbé de Saliais (peut-être postérieure è avrit).

Il ne peut croire que S. ait parlé de lui d'uoe manière à tout le moins

eorprenante en déolaraot qu'il couvait une grande hérésie. Avant de le

juger, il attend de sa part c une réponse nette, précise et catégorique.»

(Ladoue : Vie de Mgr de Salinis, 140.)

? ? A Sainte-Beuve. Buloz lui demnnde quelque chose :

il a pensé qu'uo article sur les Dialogbetti, iooonnus en France, aurait de l'intérêt comme l'expression presque avouée du système de l'absolutisme européen. «...Seriez-vous assez bon pour lui dire que ma position m'oblige i réclamer de son journal une rétribution. N'ayant pour vivre que ce que je puis gagoer en travaillant t Vous savez qu'on aime peu à dire ces cboses-là soi-même. » L'article parut ii la lievue des Deux- Mondes, le 1" août 1U34.

{Amat. d'autogr , juio-juiil. 1876.) Janvier

1 — A MoQlalambert (Eug. l-'orguea, 229).

4 — A Marion [Villerabel, 96).

12 — A Marion {Villerabel, 98).

13 — A la comtesse de Senllt (Porgues, II, 349). 15 — A Mantalembert [Eug. Forgues, 236).

23 — A Montalembert (Bug. Forgues, 239).

25 — A la comtesse de SenlTt (Forgues, II, 351).

30 — A la baronne de Vaux. Il prend part à ia perte cruelle que lui a causée la mort de sa mère et lui annonce l'envoi d'un recueil d'articles auxquels il a joint une préface. Tocqueville lui annonce l'envoi de son livre La Dt'mocratie en Amérique. Lara. y répondra dès qu'il l'aura reçu. [Le cùtitemporain, l" mai 1882, p, 771).

Février

Mars

A Marion (Villerabel, 99).

A Montalembert (Eug. Forgues, 248).

Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 352), A Marion (Villerabel, 101).

A la comtesse de SenlTt (Forgues, II, 354).

A Montalembert (Eug. Forgues, 246).

A .Marion (Villerabel, 102).

A d'AIzon. Il le remercie de ses témoignages affectueaz. Sa poailion lui donne • paix, loisir et liberté ». Il desceadrait

néanmoins de nouveau dans l'arène s'il y avait lieu, maia Dieu seol pcul agir ncluellement, <• il faut, luisser à Diea le soin d'accomplir soa œuvre » ; < celte œuTre immense nécesaile beaucoup de choses que noua Ignorons, des changements dimcilea à calculer, de profondes modilications dans ce qui existe et ne saurait continuer d'exitter tous let mt'met [ormes. » — Une bonne maison d'éducalion serait utile à Naples, mais il ne veut point a'en occuper, s'étant n isolé complètement, dit-ii, d'apriïs la résolution que j'ai prise de m'occuper & l'avenir exclusivement de science, de philosophie et de politique ».

(Grandmaison, Mois littéraire et pittoresque, juillet 1901, p. 19.) Mars

7 La Chênaie (^) A la baronne de Vaux (Porgues, lettre supp., II, 35C).

15 Paris Au P. Ventura. Ne s'occupant plus que des intérêts

généraux de l'humanité dans l'ordre purement politique, il s'estime très heureux. » Que de recon naissance je dois à ceux qui, en croyant me frapper, n'ont frappé que mes bien?, à ceux dont la baine aveugle et stupide m'a fait comprendre que je m'épuisais dans une action stérile, que ce que je défendais ne pourrait être sauvé et m'a pour ainsi dire introduit dans la vie nouvelle que Dieu prépare au monde et qui fermente en quelque sorte dans les veines de l'humanité I »

[Catalogue Fitlon, u" 20C, et Amateur d'Autographes, année 1870.)

19 — A Monlalembort (Eug. Forgues, 250).

23 — A la comtesse de Senfft (Forgues, H, 356).

23 — A Montaicmbert (Eug. Forgues, 255).

27 — A X*" (Laveille, 309, note).

29 — A Benoît d'Azy (Laveille, 307).

29 — Au marquis de Coriolis (Forgues II, 358).

29 — A Mgr de Quelen (Forgues, II, 359 note).

29 — A d'AIzon. Invité à se rendre à Rome, Lamennais a

fait savoir qu'il ne retournerait jamais danq « ce pays-là ». — IndifTérence profonde de la société à l'égard du catholicisme. Toutefois on reconnaît en lui << le principe moteur de la transformation sociale qui s'opère ». Maia il devra lui-même se Iransformer. Les catholiques à leur insu se détachent de l'autorité : « La première chose que l'Eglise BOrait & faire pour revivre serait de persuader aux hommes qu'elle a vie et pensée et mouvement. Nons n'en tommes pas là. » Il compte partir le 9 avril pour la Bretagne.

(Grandmaison, Mois tUtéraire etpittoresijue, '}u\\\e\. 1901, p. 19.) Avril

2 — A la comtesse de Senfft (Forgues, II, 360).

Ami

Paris A Montalembert (Eag. Porgues, 257).

— A Benott d'Asy (Laveille, 310).

La Chênaie A MoQtalemburt (Eug. Forgues, 259).

— A M. de Potter (Forgues, lettre suppr., II, 361). ( — ) A Joeepb d'Ortigues. Il te remercie de lui témoigacr

de l'aCTection : << On ee rapproche pur l'esprit, mais on n'est saitil que par le cœur ; et l'union, c'est la vie. »

(Revue det Autographet, juin 1900.) 25 — (?) Au baron de Vitrolles (Eug. Porgaes. 241).

25 Dinan A la baronne de Vaux. Allusion k l'émeule de la rue Transnonain ; i< Nous parcotirone toutes les phases de cette ignoble tyrannie. Combien de temps lui faudra-t-il pour s'user clk'-méme? Fort peu (l'annéBR, je pense. Au reste, Dieu seul a le secret de l'avenir, et, duQS la prorondeur de ses conseils, il a déjà fixé le momeut où sa justice demandera compte de tant de bassesses, de l&chetéti et de crimes aux oppresseurs de l'humanité. >

{Le Contemporain, i" mai 1882, p. 772.)

26 La Chênaie A M. de Ceux. Lamennais ne s'étonne pas que de Coux lui donne le conseil de suspendre la publication des Paroles. « Personne ne pourrait prendre sur soi la responsabilité d'un conseil difTérent. » Néanmoins il veut continuer à défendre la liberté en même temps que l'ordre. Optimisme : il ne faut pas juger de l'avenir par le passé. Il espère voir de Ck)uz, la privation do ses amis est ce qui l'eiupêche de jouir du repos qu'il goûte à la campagne.

(Charles Pérln : Le modernisme dans l'Eglise, etc., 17).

27 — A .M. Ange Blaize (Blaize. Il, 140).

27 — Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 362).

27 — A la comtesse de SenUt (Forgues, II, 366).

Mai

4 — A Sainte-Beuve. Camparaison du temps actuel et de

celui de Virgile. — • J'ai reçu hier la Revue dis Deux-Mondes ; vous m'y traitez beaucoup trop bien. J'adhère vos critiques que vous auriez pu et dû peut-être plus multiplier. J'avoue, quant aux images et au vocabulaire, que ma Faute a été en partie volontaire. J'ai cherché, pour parler aux peuples, les expressions les plus communes et le langage le plus simple. Il me semblait que je devais tâcher, sous ce rapport au moins, de me rapprocher de l'Evangile. Du reste, en essayant de faire autrement, aurais-je pu faire mieu.x7 J'en doute, mon style manque trop de couleur, de souplesse, de richesse et de fécondité ; cela est vrai, je le

sens et je sens égaiemeat la vérité de ce qne vous dites sur les chapitres des sept hommes couroDués. Ces deux chapitres perdront de leur efTct à cause de l'apparente exagération, et aussi parce que le blAme devait être plus équilablcment réparti. Si malgré ces fautes que je reconnais, ce petit livre peut remuer dans les Ames quelques senlimenls généreux, tous mes désirs seront accomplis ; je n'ai voulu que cela. » — Il attend avec impatience le nouvel ouvrage de Sainte-Beuve.

(Forgues, Hevue contemporaine, 25 août 1885, p. 505.) Mai

8 La Chênaie Au baron de VitroUee (Eug, Forgues, 245). 8 — A d'AIzon. Il distingue la vie iateollectuelle et la vie

Bociato qui ont leurs lois propres. « J'avais espéré que l'harmonie entre la foi et la science, entre l'ordre et la liberté pourrait s'établir par \ti elTorts pacifiques des intelligences et des cœurs droits, à pr^senf je n« l'espère plui. » On est entré dans la voie des révolutions. Voulant rester simple spectatear des événements, il a pourtant publié un petit écrit (Paroles d'un croyant) afln que l'on ne paisse croire qu'il ait « connivé à un degré quelconque, soil aux actes, soit aux doctrines de la tyrannie et de l'anarchie qui se disputent la société présente ». On l'attaquera, mais il a conHance d'avoir aocompli un devoir. — A Rome, « ce sont les hommes et leurs viles passions qui se remuent comme les vers dans on tombeau en attendant que Dieu soufQe sur les os qui sont là gisants. Quant aux autres, ils poursuivent leur œuvre avec cette espèce de h&te fébrile qu'on remarque en tout ce qui va linir. — La mauvaise santé de M... attriste Lamennais. Il est plein de confiance dans un avenir lointain, se « consolant de ce qui est dans la contemplation de ce qui sers». (Grandmaiaon, Mois littéraire et pittoresque, juillet 1001, p. 21.)

12 — A Montalembert (Eug. Forgues, 263).

12 (— ) A Benoit d'Azy (Lavetlle, 314).

15 — Au baron de Vitrolles (Eug. Forgues, 250).

10 — A Montalembert (Eug. Forgues, 267).

19 — Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 368).

81 — A M. de Coux. Quelques mots affectueux. Il croit

80D ouvrage (1) inattaquable et très chrétien, mais la politique le fera

(1) Les Paroles d'un croyant furent publiées en mai 1834. La date de celle lettre qu'on Ut daoa Përin, 21 mara 1833, eit fausse : d'abord Lam. parle des Parolei comme tl'uu ouvrajje déjà publié ut eusutte il remercie de Coux de sa lettre du 11, Isodia qu'il écrivait à Moalaleoibert, le 26 mars 1833, que le même de Coux ne lui donnait pas siKoe de vie depuis un mois. Cf. Eug. For-

mal 70ir à Rome. « Mon ioteolioD est de rester soumis dans l'Eglise et libre en dehors de l'Eglise, y Eo attendant la iransForrautioD nécessaire, f on doit demeurer uni à Pinstiliition existante ». — il ne partage pat les inquiétudes de son ami concernant la politique. 11 conroil sans y croire un triomphe quelccoque du despotisme... « c'est parce que je crois à la victoire de Dieu et par conséquent à la durée de ta Société européenne que la Providence guide dans ses voies, c'est parce que je crois à une régénération plus ou raoltis prochaine que je me sens prêt à tootsouirrir, à lout eacrilier pour y concourir. Voilà l'explication de mon livre, explication que bien peu de gens sans doute comprendront; mais qu'importe I >

(Charles Périn : Le tnoderniime dan$ l'Egliie, 11.) Msi

23 La Chinait A la baronne de Vaux. L'article de d'Eckstcin (paru dans le Calliolique) à propos des Paroles fera grand tort à Lamennais auprès de certaines personnes. << Ce qui résulte évidemment de ce qu'il dit, sans qu'il l'eiprime d'une manière formelle, c'est que mon livre a une tendance anti sociale et qu'il doit être repoussé par toute conscience éclairée ; en d'autres termes, que l'auteur est un fou ou un scélérat, et comme je ne suis pas assurément un scélérat aux yeux de M. d'Eckstein, reste dans toute sa pureté la première qualiQcatioo... Une attaque directe et précise m'aurait fait beaucoup moins da mal. Cela ne m'empêche pas de rendre justice aux intentions, ja la répète, personnellement très bienveillantes de l'auteur à mon égard, ainsi qu'aux nobles et généreux sentiments qui respirent dans une partie de son article. Je sens cela, et je le sens avec reconnaissance. Si je me plains du reste, c'est uniquement à cause de mua estime sincère et de mon alTectioo pour lui; car d'ailleurs, on sait que, de quelque façon que l'on me traite, je n'ai pas trop coutume de me plaiadro. ».

{Le Contemporain, 1" mai 1882, p. 773.)

24 — A la comtesse de Senfft (Forgues, II, 371).

24 (— ) A Ml'* de Trémereuc (Calai, inédit Charavay).

24 — A la baronne Charapy (Forgues, lettre lupp., 11,373)

25 — Au baron de Vitrolles (Forgues. 2.51).

26 — A Sainte-Beuve. Il se réjouit de la prochaine visite de celui-ci. Avantages du séjour à la campagne. — Malgré de vives oppositions son dernier écrit (les Paroles) ne sera pas sans fruit, il l'es-

goes, 39. En préférant 1834 i 1833 et mai k mari, je crois me rapprocher d« la vraie leçon.

père, u Je dois m'attendre à quelques actes de Rome, trop timide pour résister aux exigenceM de la diplomatie. Cependant, j'incline à croire qoe placée entre deux peura, celle que lui inspirent les Puissances, et celle qu'elle ressentira aussi de choquer trop violemment l'opinion publique qui s'est en général prononcée en ma Fafeur, elle usera de prudence et de réserve et se bornera â quelques plaintes ragues dont l'effet sera peu à craindre pour moi ». — Il est heureux du bon procédé de Chateaubriand à son égard, ainsi que des lignes bienveillantes que son affection a dictées à Dallancbe dans la France catholique. — Il se réjouit de l'effet produit k Paris pwr les derniëreB horreurs qui vieaaent de s'y commettre ainsi qu'à Lyon.

(Forgues : Revue contemporaine, 25 août 1885, p. 207.) Mai 28 {La Chênaie) A Benoît d'Azy (Laveillc, 318). 28 — A l'abbé Jean (Blaize, 11, 143).

28 — A d'Alzon. Le projet d'établir un séminaire français

à Rome lui parait d'une exécution bien difficile. Il dislingue en France trois ordres de personnes : la partie du peuple qui presque paKoat avec assez de tiédeur accomplit les pratiques religieuses doat elle a l'habitude, le gouvernement qui pour s'assurer la fidélité de cette classe au moyen du clergé le protège matcriellement ; enfin la partie active qui se recrute dans la jeunesse intelligenle et qui croit le christianisme mort ou mourant ou du moins ipuité font ta forme actuelle.

(Grandmaison : Mois littéraire et pittoreique, juillet 1901, p. 22.) 31 {— ) A W' de Lucinière (Forgaes, II, 373).

Juin

1 — A la baronne de Vaux. D'Eckstein a un génie his-

torique et critique : <• en attendant une parfaite lumière qu'on attendra toujours, il oublie la nécessité d'agir. II faut donc pousser les hommes k l'action parles pensées qu'ils comprennent et par les sentiments qui les remuent. 11 voudrait d abord qu'un les éclairât; c'est bien, mais jatqu'h quel degré ? ■ En outre, pour éclairer le peuple, il faut conquérir d'abord la liberté. << L'odieux abus de confiance que s'est permis l'evéqae de Rennes ne m'a nullement surpris de sa part. Il y a dans le parti dont il s'est fait le stupide et brutal agent, quelque chose de bas, d'ignoble, de bâte et de méchant qui sent plus le bagne que l'église. Ces gens-là m'inspirent tant de répugnance que je ne puis ni lire ce qu'ils écrivent, ni arrêter un moment ma pensée devant eux. Qu'ils mentent, qu'ils injurient, qu'ils intriguent ; je les laisse et les laisserai

faire aans y aon[9|er seulement. Tout cela n'est qu'un sale ruiBseau que la première ondée balaiera. »

{Le Contemporain, 1" mai 1882, p. 776.)

Juin

La Chênaie

de la Gervaiaais (Forgues, lettre luppr., II,

1 — A M. de Poller (Porguee, lettre suppr., II, 376).

1 — A Monlalembert (Eug. Forgues, 273),

2 — A Biiranger. H Toil se retourner contre lui beaucoup d'anciens amis ; mais il lui est doux de i>e aacriOer pour la défense de rtiumaoité : •< Rien de beeu, rien de grand ne se fait sur la terre que par le sacrifice. ■ l£xemple du Christ : « Quelle vie que celle qui commence dans une crèche à Relbléetn et Hnit sur une croix à Jéruaaiem ! Et puia tout BUBsilât, on voit naître celte lutte qui se prolonge de siècle en siècle, de l'intelligence contre la matière, du droit contre la force, dos peuples contre leurs oppresaeura. Qui ne serait Qer, mon ami, de prendre part à ce brillant combat? et qui songerait k eea bleaaures dans la [oie du irioniphe certain que l'on pressent au fond du cœur? » — Il prépare un livre dans lequel it s'adresse à la seule raison et qui pourra contribuer aux progrès de la science sociale. • Quoi qu'en disent quelques-uns, nous niarchoas manirestemenl vers une magnifique unité. Espérons donc et prenons courafte. Ces espérances d'ailleurs fussent-elles vaines, n'est-ce rien que de travailler pour ses frères, que de s'efforcer d'aitoucir leurs maux. Et quand on le désire sincèrement, oa y réussit toujours un peu. f

{Correspondance de Déranger, II, 171.) 3 — A l'abbé Combalot. La cause des peuples et celle du

christianisme sont anies. — En publiant les Paroles, Laro. n'a manqué à aucune promesse puisqu'il s'était réservé sa liberté d'action dans l'ordre politique. Il a cessé de remplir ses fonctions ecclésiastiques pour ne pas être à la merci de l'évéque qui le forcerait à s'éloi);ner en l'mlerdisant. C'est par suiie de difflcultés pécuniaires qu'il a rappelé à Combalot qu'il avait des elTets entre lea mains.

{Nouvelle Revue internationale, 1899, 1" semestre, p. 177).

A MoDtaleœbert (Eug. Forgues, 278).

A M. de Musigny (Forgues, lettre suppr., II, 379).

A la comtesse de Senffl {Forgues, II, 377).

A Benoll d'Azy (Laveille, 321).

A M>i' de (Lucinière) (Roussel, II, 203).

A Muntalembert (Eug. Forgues, 283).

Jain

11 La Chênaie A Qoerret (Roassel, II, 202).

13 — A M. de Marandon de Monlyel,

(Forgues, lettre suppr,. H, 379).

15 — A M. de Potter (Forgues, tellrc suppr., II, 379).

15 — A l'abbé André. Il te remercie de sa sympathie. Les

contradictions ne l'étonnent pa?. Car il a coascienoe d'avoir dit la vérité. {Revue latine, 25 octobre 1904).

19 — A CM"' de Trémereuc) (Roussel, II, 104).

20 — A M<"* de Salints. « Je me sais hasardé à une démarche que j'ai crue un devoir, et qui d'ailleurs était devenue absolument indispensable pour fixer ma position... Il parait que j'ai trouvé assez de sympathie pour qu'on juge prudent de me laisser en repos. » — Les ressources lui ont manqué pour aller en Orient. • Mon cœur est souvent triste, mais mon Ame est toujours contente. Les hommes froissent l'un et Dieu console l'autre. »

(Ladoue : Vie de Mgr de Salinis, 141.)

23 — A M"» de Lucinière (Roussel, II, 205).

23 — Au baron d'Eckstein. Egalité des hommes. — Allu-

sions aux contidëraHons sur le système philosophique de M. de La Mennait, par Lacordaire. {Catalogue fiovet, n" 811.)

23 — A la baronne de Vaux. Il l'exhorte à la patience :

i< Laissez vos forces si épuisées par lasoulfranoe se renourrir peu ft peu avant de les mettre à l'épreuve, > — « L'extrême mobilité d'esprit de \i. Lacordaire, l'impuissance où il est de saisir nettement et fortement aucune idée et surtout d'en lier plusieurs entre elles dans une sphère de raison un peu élevée me paraissent être une excuse réelle de ses inconséquences. Je le plains beaucoup; c'est le seul sentiment que ses procédés m'inspirent. Notre ami (d'Ecksiein) montre admirablement dans le bel article dont vous me parlez la folie et le danger de renier, au nom du christianisme, l'intelligence humaine, de la réduire à je ne sais quel rOle purement pasail qui sérail la mort de la science et ferait de l'homme une sorte de pantin, dont le prêtre tiendrait les flis et qu'il remuerait à son gré. »

(te Contemporain, 1" mai 1882, p. 777).

25 — A Monlalembert (Eng. Forgues, 287).

28 (— ) A M—X"»(Laveille, 313, note).

28 ( — ) A d'AIzon. Il espère que les alTaires qui le coD-

cernent, Uniront sans bruit. — Con&idérationapoliiiques : « les rois sont ■eula coupables du mal qui se fait par les rois ». Les peuples « n'agis-

eent pas; ils lourTrent et aspirent au terme de leurs souiTraDces. Quand tous tes droits sont violés, il y aurait de la barbarie à rechercher rigoureusement si ceux qu'on dépouille de ces droits, qu'on vole, qu'on emprisonne, qu'on tue arbitrairenaent, sont tous biens purs, bien édillanls. Qu'est-ce que cela Tait h la question, et en quoi leurs fautes devnnt Dieu diminueraient-elles le crime des autres?»

(^Grandraaiaon : Mois littéraire et pittoresque, juiWtl 1901, p. 23.) Juin

28 La Chênaie  M. de Coux. H lui adresse ses vœux à l'occaBion de son mariage. — Il ne croit pas à t'esclavaf;e prochain de la classe ouvrière. Après une crise qui ne durera pas plus d'un demi-sièole, le monde trouvera • son nouvel équilibre ». Toute sa frayeur est qu'on ne parvienne à prolonger cette crise. Sa santé n'est pas mauvaise: • oe qui rae latigue le plus c'est l'énorme quantité de lettres qu'il me tant écrire ».

(Charles Périn, le modernisme dans l'Eglite, etc., 19.)

30 — Au marquis de Coriolia (Forgues, II, 379).

30 — Au Baron de Vitrollea (Eug, Forgues, 255).

4 ( — ) A M*"* Caignel. Il la remercie de traduire en an-

glais les Paroles d'un croifant. « Je devrai cet honneur que vous me faites à la sympathie qu'inspire k toutes les &me8 élevées la cause des faibles, des pauvres, des opprimés, la cause du peuple enfin que j'ai défendue et qui sera la mienne jusqu'à mon dernier soupir. »

(Catalogue inédit de la maison Ckaravay.)

A Montalembert (Eug. Forgues, '291).

A la comtesse de SenETi (Forgues, II, 381).

A Bore {Revue britatmique, novembre 1894, p. 55.)

A Montalembert (Eug. Forgues, 295).

A Montalembert (Eug. Forgues, 207).

A Beuott d'Azy (Laveille, 322).

A M"" de Trémereuc (Roussel, II, 207).

A M. Adrien rtenutt. Il croit qu'on ne le tracassera pas à Rome sur les ParoleM d'un croyant. Calai, iitéd. Charavav.

11 I—) A M. de Coux. Il regrette de voir s'éloigner de Ckiux,

nommé professeur à l'Université de Louvain. Celle-ci aura sans doute des tendances rétrogrades. — Lamennais a le même idéal que de Coux ; mais il croit qu'il ne faut pas compter sur l'Eglise pour le réaliser et ne pas se préoccuper de ce que deviendra la hiérarchie. Il a ta certitude que Rome se taira sur les Paroles. Ce livre a un grand succès. L'auteur

en tire bon augure. Citation d'un long pnssage d'une lettre d'un M. C. qui lui écrit d'Ilalie. Il vient d'envoyer à la Revue det Deux-Hondes un article intitulé : De l'absotulitme et de la liberlé.

(Cbarles Périn, Le tnodemisme dans l'Eglise, eto., 21. > Juillet

12 La Chênaie A Monlalembert. Continuée lea 14 et 15.

(Eug. Forgues, 301).

13 — Au marquis de Coriolis (Forgues, 11, 384). 18 (— ) A d'AIzon (Laveille 325, note).

20 (— ) A la comtesse de Senffl (Forgues, !l, 3S6).

22 — A M'" de Trémereuc (Rouseel, U, -^08).

22 ( — ) A d'AIzon. It le remercie des détails qu'il lai donae,

et que l'on ne ppul malheureusement pas faire connaître. — La persécution commence, << comme vous le verrez par la lettre de l'archevêque de Paria aux curés do son diocèse... J'aurain voulu que l'archeTèqae se fût mieux souvenu de ce qui s'est passé entre nous, mais il est des circoostancen où l'on ne doit pas exiger des hommes qu'ils aient trop de mémoire. » Il a envojré h la Itevue det Deuz-Mondet son article \de l'absolutisme etc.) « que je n'ai pas cru, dil-îl, devoir retirer parce qu'il renferme une justilicatton indirecte mais frappante, je crois, de ce qu'oQ a le plus attaqué dans mon livre, ainsi qu'un développement de mes idées sur la crise sociale dont noua sommes loin encore d'apercevoir le terme. » — Il se sent isolé : <c Parlez de ma reconnaissance ii ceux qui me veulent quelque bien. » >< Quelquefois ce qui ae passe me semble un rêve, c'en est un en etTet, mais qui pour moi n'aura pas de réveil sur ta terre. » — Il a lu avec intérêt un petit écrit intitulé : Medicina simplex. — Cea mots soulignés terminent la lettre : « Je n'ai point écrit au P. ni avant ni après la publication de mon livre. » (Qrandmaison, Mois Utléraire et pittoresque, juillet 1901, p. 2k.) 22 ( — ) A la baronne de Vaux. << Je ferai tout au monde

pour garder un strict silence qu'on fora tout au monde pour me forcer de rompre. » >< On sera interru>;é dans le tribunal de la Pénitence sur les Paroles d'un croyant. Point d'absolution pour cpux qui ne croiront pas ce livre détestable, impie, scandaleux, comme ils croient aux sym-, bnles des Apétres ; le tout parce que l'Autriche craint d'être troablé dans la possession de l'Italie, et la Flussie dans celle de la PologntJ Pauvre conscience des catholiques, à quelles épreuves on la soumet^ pourtant ! et comme on s'y prend bien pour ramener à la religion ceux qui ont le malheur de ne pas croire 1 Ceci entre nous, je vous prie, car de ma douleur même on me ferait un nouveau crime. • < On croirait

Juillet

24 {La

1 Chênaie)

être arrivé aux jours qui seront abrégés à cause des élus. Prions, et de toute notre &nae, pour qu'ils soient abrégés en edet. Il y aurait, s'ils devaient durer, trop d'âmes qui succocnberalent. »

{Le Contemporain, 1" mai 1882, p. 778.)

A Mgr i'Evéque de Rennes (Porgues, II, 389).

A Béranger (Forgues, II, 390).

A Montalembert (Eug. Forgues, 307).

A Benoit d'Azy (Lavcille, 32i).

Au marquis de Coriolis (Forgues, 11, 393).

A Montalembert (Eug. Forjtues, 310).

A Grégoire ut Collombet [Inédite).

A Sainte-Beuve. 11 vient de lire Volupté. D'autres lui parleront des mérites lilléraires de cet ouvrage : < Ils loueront surtout, I je crois, la vérité et la délicatesse d'observation, l'analyse quelquerois un peu trop déliée des sentiments les plus intimes et les plus secrets du cœur, de leurs nuances le« plus fugitives, l'art inGni avec lequel vous pournuivez dans toutes ses fuites et découvrez dans toutes ses retraites pour le forcer de se regarder lui-même et de se voir tel qu'il 1 est, ce sujpt merveilleusement vain, divers et ondoyant que Montaigne avait entrepris de leindre. Ils admireront aussi ce style si souple et si riche, cette connaissance si profonde du tour de la phrase, de l'harmonie et, pour ainsi parler, des mystères de notre belle langue qui devient vôtre, tant elle voua semble propre. Pour moi, je ne veux vous entretenir que de l'effet moral. Il est tel h mon avis que le plus rigide censeur ne trouverait pas un reproche à vous l'aire. » Sainte-Beuve met en garde ia Jeunesse contre U grande tentation de volupté, « et puis l'on sent, aurloui dans le second volume, comme une bonne odeur de christianisme qui rafraîchit l'âme et la ranime. Le pauvre voyageur épuisé, qui sertit peut-être mort sur le chemin, reprend des Forces, en apprenant que là, tout près, il est un toit où le plue pur amour lui prépare une tendre hospitalité, où fatigué de la route il trouvera du repos et un doux sommeil. De telles pages sont une œuvre de charité, une ceuvre de chrétien. Il y a quelques endroits, un surtout, que j'ai pris oomme une leçon, comme un avertissement de frère que voua me donniez personnellement, et Je vous en remercie. Nous avons loua si grand besoin d'être avertis ! Nous glissons si aisément et si vite et si loin sur la pente de notre caractère I H est sûr qu'il y a dans le mien une certaine impétuosité opinifttre et blâmable que je ne me suis pas assez appliqué à réprimer, que mes idées me préoccupent trop, que je les pousse en avant

«veo trop d'ardeur. Je fer«i, mon ami, tous mei efforts poar que vos bons et sages conseils dont je vous remercie encore une fois, ne goioat pas entièrement perdus. » — Il n'approuve pas une sorte de fatalisme que professe le personnage principal.

(Forgues : Uevue contemporaine, 25 août 1885, p. 508.) Août

1 (La Chinait) A l'abbé Jean. Il lui envoie les planches du Tabk-au de Paris de Saint-Victor et Silvio Pellico pour qu'on relie ces volumes.

(Duine : Revue de Bretagne, mars 1005.)

2 (— ) A M"' de Lucinière (Forgues, II, 394).

3 — A Monlalemberl ("Eug. Forgues, 313).

5 — A Montalembert (Eug. Fort^aes, 317).

5 (— ) A Benoît d'Azy (Laveille, 327).

6 — A M. de Coux. Citaiions de deux lettres qu'il a reçues de Rome. La dernière encyclique n'a produit nul effet. Il ne croit pas que la Papauté se relève. Une sorte do force obscure pousse les hommes sans qu'ils en aient conscience. •< Ainsi va le monde, soumis snns que la liberté de l'bbmme en soit altérée, à des lois qui ce lai permettent pas plus qu'aux plaaèle« de s'éloigner de l'orbite que lui assigne immuablement l'ordre universel. »

(Charles Périn, Le modervixme dam CEglite, etc.. 26.)

7 — A MontsJembert (Eug. Forgues, 321).

8 ^ Au baron de Vitrolles (Eug. Forgues, 260).

9 — Au marquis de Gervaisais...» Sauf le jugement trop favorable que vous portez de moi, je ne trouve rien que de très vrsi dans l'écrit que vous m'avez envoyé et dont il serait bien désirable que les hommes de notre temps se pénétrassent. Je réclame seulement contre un ou deux endroits où vous paraissez croire que je me suis laissé entraîner à des sentiments de vengeance. Je puis affirmer, eo (ouïe vérité, que de pareils sentiments ne sont jamais entrés dans mon cœur. A de grands crimes et \ de grand» désordres, j'ai annoncé de grandes punitions ; et je ne suis pas en cela plus coupable que Noé, qu'on n'accuse probablement pas d'ttvoir souhaité et provoqué le déluge. >i (De ia Gervaisais, lieux lettres à l'auteur des » Parolet d'u« croyant », Paris, 1834 [hors tertej).

10 — A d'AIzon. La Papauté a perdu son autorité mo-

rale : « Dans le clergé et ce qui se rattache au clergé, les uns se taisent et gardent leurs opinions, les autres se servent de la parole pontiBcale pour leurs fins particulières, sans y croire le moins du monde. Nulle

pari, il n'y a de toi en elle ; nulle part, l'ombre de sympatbie. •> Dans le reste de la société, iDdifTérence absolue à l'égard de Rome. Il parle de son article {de l'absoluliime et de ta liherté). L'nrchevâque tie Paris a retiré à M. Freyre la direction du petit ai'^.minaire de Saint-Nicolas. — L'univers religieux est beaucoup lu rians le clergé,

(Grandmaiaon : Mois litléraire tl pittoresque, juillet 1901, p. 26.) Août

(10) (La Chênaie) A l'abhé Jean (Rlaize, II, 145) — dimanche — (août) 11 — A M. de Coui. Il atfirme (oujours la proTonde con-

fiance qu'il e dans l'avenir. — « Tout le midi et l'ouest de l'Europe seront républicanlsée avant vingt ans. n — >i Le dernier jui^ement de la Cior de cassation dans l'afTaire du National est uue des plus lorte^ atteinies qu'on ait depuis longtemps portée (sic) aux droits de la presse' et un indice nouveau des projets du gouvernement qui tend à établir le pouvoir militaire sur les débris de toutes les libertés. » La Cbambre le seconderait si f dans sa rage de servitude >i elle ne faisait pas qu'> avancer l'heure de la catastrophe- » Jugement sur Tbicrs : « Cet homme est

un des types de son temps, une pyramide de botie élevée à la gloire du Pharaon du juste-milieu, t — Il espère voir de Coux aux vacances procbaineii. (Charles Périn, Le modernisme dans l'Bglisc, 29.) 11 — A Grégoire et Cûllorabet(/nrfd«re).

20 (— ) A la comtesse de Senflt (Forgues, II, 393).

21 — A Lizt {Revue lies Autographes, octobre 1895).

25 — A Montnlemberl {Eug. Forjcues, 325).

26 — A M. de Potter (Forgues, lettr. suppr., H, 400). 28 — Au marquis de Coriolis (Forgues, H, 400).

30 (— ) A Benoit d'Aïy(Lavei Ile, .332).

30 — A la baronne de Vaux. Les théologiens de Rome re-

gardent l'Encyclique Wirnri vos «comme l'expression de la pensée personnelle du Pape, et voilà tout ». Au cas où elle ne trouverait pas un confesseur qui ne la « tracasse point par des exigences ou des questions indiscrètes », il lui indique M. Liifayolle qui << unit h. un boa esprit de la douceur et un caractère terme ».

(Le Contemporain, l" mai 1882, p. 780.) — Au baron de Viirolies (Eug. Forgues, 263).

Septembre

A l'abbé Jean (Rlaize, II, 144).

A d'AIzon...» Deux choses surtout me frappent en ce montent ; un mouvement religieux presque universel et une répugnance qui ne l'est guère nooins pour le catholicisme. » RelatiTement

ta dogme, il rigae chez les calboliques une grands confugioii : « Je déGe aujourd'hui qui que ce soil de parler des choses de religion en on sens quelconque sans être ausailOl accusé et de bonne Toi par quelqu'un d'attaquer la doclriue catholique. Que faire donc? Garder le silence sar ces matières, et c'est le parti que j'ai pris. Mais si vous parlez de politique, de science, de philosophie, pour peu qu'on ait une opinion différente de la vdtre, on vous dit encore que le Pape le défend, que vous violez ses ordres, que vous êtes en révolte contre lui, de sorte que toute pensée, tout acte de l'esprit est aclueiiement interdit aux catholiques, sous peine d'6tre déclarés convaincus de ne l'être pas. Comment donc s'étonner que les hommes, incapables de supporter un joug que leur nature repousse, s'enfoncent dans d'autres voies el cherchent pour ainsi dire de s'unir à Dieu sans cesser d'être hommes. » Le catholicisme impose aux peupius de se soumettre à la tyrannie qui les opprime. La foi d'uu Sdèle éclairé n'en est pas ébranlée, c Mais en est-il ainsi des masses? De plus, ce que le catholique que je suppose se dira à soi-même poar demeurer terme dans ses principes religieux, il ne lui sera certes pas permis de le dire à d'autres, et il ne pourrait même pas le dire sans une espèce de contradiction, puisqu'il paraîtrait se mettre parla en opposition avec l'autorité à laquelle il doil subordonner toutes ses pensées et tous ses actes en tant que catholique. » — « Il y a quelque chose de vrai dans votre comparaison des barbares. Elle ne me paraît cependant pas juste en tout, car, b. I« prendre tel qu'on le présente, le droit social qu'on s'elTorce d'établir est certainement plus juste etplu3 pnrqae celui auquel on veut le substituer. »

[Grandiuaison : Mois lilUrairg el pUtoretque, juillet, 1901, p. 27.} Septembre

6 La ChSnaie Au baron de Vitrolles (Eug. Forgues, 265). 6 — A \"' S'élint déjà engagé avec un éditeur pour la

publicatiou de ses œuvres complètes, il ne peut traiter avec un autre. (V. Giraud : fievue latine, 25 septembre 1904.) 9 — A M. Lerminier. Il leremercie du bel article dans 1»

quel Lerminier l'a défendu contre ceux « qui ne voient l'ordre qoe dans l'oppression de paix que dans l'abrutissement, d'espérance que dans le despotisme et tressaillent de joie en prophétisant à leurs frères affaissés une servitude éternelle. Heureusement leur voix, semblable au sourd bruissement des tombeaux, est sans retentissement et sans puissance dans les régions de la vie, dans le monde qui pressent l'avenir magnifique que Dieu prépare au genre bmnaio. Je crois comme vous, monsieur, que u la grande mission du siècle est d'unir la religion et la phi-

losophie, « la science et la foi *, et de rétablir ainsi l'équilibre entre deux éléments primitiTs et égalemeni indeatnictibies qui conalitaenl l'bomroe. » Mais Lermiaier l'a peiné en disant de lui dea choses inexactes. Il Je n'ai point rompu bvec l'Eglise, je n'ai point imita Luther et je ne l'imiterai point, persuadé que je suis que les schismes ne Tonique du mal et que ce n'est pas en se séparanl, en ébranlant jusque dans sa base le principe même de foi qu'on peut rétablir l'unité de foi. Hors du catholicisme, expression la plus complète des Iraditionn du genre bumain, dans ce qui n'est pas la science, je ne vois rien qui ressemble à a une religion. Je reste donc catholique pour rester religieux, pour conserver, en ce qui dépend de moi, cet élément impérissable de la nature humaine, mais en même temps je ne m'associe point au système politique des chefs du catholicisme, je le combats au contraire de tout mon pouToir, parce que j'ai aussi des devoirs rigoureux envers l'humanité I et que je ne reconnais point la cause de Dieu dans celle de l'ignorance. »

{Intermédiaire des chercheurs et curieux, XVII, 748).

Septembre 10 La Chênaie

A Montalembert (Eug. Forgues, 328).

Au marquis de Coriolis (Forgues, II, 403).

— A Monlttlembert (Eug. Forgues, 3.32).

— A la baronne de Vaux. « 11 y a très longtemps que je pressais Renduel de publier une édition populaire (des Paroles d'un croyant). Ainsi celle qui paraît n'a pas été faite contre mon gré. Pourquoi le pauvre peuple ne serai t-il pu convié auisi au banquet d'espérance qui adoucit le présent par une vue anticipée de l'avenir?... Le vrai peuple ignorant, déguenillé, vivant chaque jour du travail de chaque jour, est encore la portion la plus saine de h société... Ses vices, on les lui donne, ses vertus n'appartiennent qu'à lui. <> Rien ne détournera Lamennais : « Il y a un but devant moi ; j'y marcherai sans hésiter sans dévier, tant que j'aurai de force. •

( (Le Contemporain ; 1" mai 1882, p. 781.)

6 — A M. de Ceux. Il espère que de Coux en Belgique

pourra achever son i< bel ouvrage, » — « Je suis, comme vous, fort aise que l'Université libre établisse avec la vfitre une rivalité d'enseigaemeol. Elles ne peuvent qu'y gagner toutes deux. » — « N'étaient les amis dont je suis séparé, je ne sache pas ce que je pourrais désirer au delà de ce que j'y trouve. Depuis cinquante-deux ans, je n'ai pas le souvenir d'avoir été ai tranquille, si content et ai heureux. J'ai presque honte de

vous l'avouer en voyant rombien cet état est le vôtre. • Il affirme en core une fois son invincible optimisme.

(Charles Périn : Le modernisme dam i' Eglise, ote., 31,) Octobre

6 La Chênaie A M'" de Lucinière (Forgues, II, 405). 6 — A HallBDobe. « Je suis catholique et je veux l'Alrt

sang que cela m'oblipn h adopter (la ligne) suivie par les hommes deli hiérarchie ni eti général leurs opinions en ce qui ne touche pas la foi.» (D'Haussonvillc : C.-A. Sainle-Deuve, 1S75, p. 117). 8 — A l'abbé Jean (2 lettres) (Roussel, II, 233 et 234).

8 (— ) A la comtesse de Senfft (Korgues, II, 406).

U — A Monlalembert (Eug. Forgues, 335).

H — A la baronne de Vaux. Il la rassure au sujet du

choléra dont on exagère les ravages. — Le musicien Liszt a passé trois semaines auprès de lui. — Il vient de faire un petit séjour chez sa saar. (Le Cortlemiwrain, l" mai 1882, p. 782).

17 — Au baron de Vilrollos (Eug. Forgues, 269).

Novembre

2 — A Mgr Matbias évêque de Saint Brieuc.

(Forgues, II, 409).

5 — A M"» de Lucinière (Forgues, II, 411).

6 — A M. de Potier (Forgues, lettre supp., II, 412).

6 A la baronne de Vaux. On décachette ses lettres. — « A force d'inlrignea et de méchancetés, mes ennemis sont parvenus ï faire de moi l'homme lo plus heureux de France... Je dois d'immeatM grAces k lu Providence qui m'a éclairé sur ce que j'avais à faire dtoi des circonslances si délicates, où j'ai àû me résoudre seul et coalre l'opinion de tous ceux qu'on appelle les amis. Je me trompe beaucoup, ou ils verront qu'ils se trompaient et que le parti que j'ai pris était le seul i prendre...»

(Le Contemporain, i" mai 1882, p. 783.)

17 — A la baronne de Vatix. 11 expose ses vues relatives

à une œuvre sociale d'éducation populaire. — » Vous ne doutez pas de la joie que j'aurais à vous recevoir à La Chênaie. Je ne sais pourtant pas encore si je ne serai point, pour vous surtout, forcé de me privât de ce plaisir, à cause de certaines particularités relatives au pays et à la position que j'ai été obligé d'y prendre, afin de m'afTrancbir des persécutions qui auraient pu m'y atteindre et me chasser du seul uile que j'aie sur la terre. » — Un jeune homme qu'il a auprès de lui de-

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