‹ Lamennais d'après des documents inéditsChapitre 55 sur 85 · II · texte numérisé non relu

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LAMICNNAIS

faire le plus de mal à M. Féli. Elle vous en fait beaucoup à vous-môme. Je ne répéterai pas tout ce qu'on dit : c'est déplorable. J'ai besoin de recevoir de vous un mot de consolation, si votre tristesse vous permet de me consoler.

« J'ai vu, il y a quelques jours, M. L'Ollivier. Il est toujours à Eclimont. Mais il s'y tient, comme l'oiseau sur la branche, prêt à voler au premier signal, partout où vous l'appellerez. Je voudrais bien savoir et lui aussi probablement, si vous avez le projet de remployer bientôt.

« Adieu, mon bon père, je vous embrasse de tout mon cceur.

M Elie de Kertanguy.

" P.-5. — Je n'ai encore rien su de positif sur ce qu'on prépare à Rome contre M. Féli. Je sais seulement, à n'en pas douter, que les gouvernements, le gouvernement français surtout, travaillent de toutes leurs forces à obtenir une condamnation. J'ai cependant de bonnes raisons pour croire qu'il nV aura pas encore cette fois de condamnation doctrinale; et dans la position où

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est Rome, cela est admirable. Si mes données sont exactes, et j'ai tout lieu de les croire telles, la censure porterait, suivant toute probabilité, sur Tabus que M. Féli aurait fait des textes de TEcriture, le fonds de Touvrage par conséquent resterait intact. Aussitôt que je saurai quelque chose, je vous tiendrai au courant. Dites-moi où je devrai vous adresser ma lettre. M. Lacordaire va publier incessamment une lettre contre M. Féli. )>

Oui certes, elle était grande la perplexité du digne abbé Jean. Il voyait que, malgré la franchise et la netteté de ses déclarations, on le tenait en suspicion quand même. Féli, qui d'abord avait été navré de la publication de sa lettre et qui avait refusé ses explications (i), finit par comprendre tout ce que la situation de son frère avait de particulièrement critique et, le 3o Juin, il écrivait au marquis de Coriolis qui, dans une lettre précédente, lui témoignait Tétonnement douloureux que lui avait causé la conduite de Jean : «... Je veux d'abord vous dire, au sujet de mon frère,

(l) Cf. Blaizc II. 144.

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que, sauf un peu de faiblesse peut-être, il est plus à plaindre qu'à blâmer : vous connaissez assez sa position, avec ses cent cinquante établissements qu'il faut défencke perpétuellement contre des attaques de droite et de gauche, etc. (i). >)

Il n'y avait pas eu, il n'y eut jamais dans la conduite de Jean cet instant âc faiblesse que Féli d'ailleurs n'accorde à son correspondant qu'à titre de concession et les deux frères, réconciliés après un malentendu passager, reprenaient le cours de leurs relations cordiales qui, pour le plus grand bonheur de l'un, pour la plus grande joie des deux, n'aurait jamais dû s'interrompre de nouveau et cela sans retour; mais vinrent les événements à jamais déplorables que l'on sait, événements d'ailleurs que de perfides ennemis exploitèrent habilement pour consommer la perte de Féli.

Cependant l'abbé Jean avait donné au jeune de Kertanguy les explications demandées. Celui-ci le remercia par la lettre suivante dont nous ne citons que le commencement qui seul a trait à notre sujet et qui, dans sa forme naïve, nous en dit

(i) Forgucs II. 371.

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long sur le compte du malheureux auteur des Paroles d'un Croyant,

« Paris 8 Juin 1834,

« Mon cher père,

« Vous ne sauriez croire combien votre lettre m'a fait de bien. Je savais déjà par M. Blaize que c'était Tévêque de Rennes qui avait eu tous les torts (i). Mais j'ai eu un nouveau plaisir à l'apprendre de votre bouche. Quelle consolation surtout de voir l'amitié tendre qui vous unit à M. Féli et M. Féli à vous. Je lui ai envoyé ce passage de votre lettre, il ira à son cœur.

« Quant à la phrase qui suit, elle est beaucoup plus triste, un peu trop triste même peut-être. Je conçois bien qu'il puisse y avoir quelque exagération dans les prévisions de M. Féli relativement à l'avenir de l'Église; je crois qu'il y a exagération ; mais enfin il ne s'agit que de prévi-

(l) Il va sans dire que nous laissons aux auteurs des documents que nous publions l'entière responsabilité de leurs assertions : notre unique devoir est de citer avec exactitude. Nous croyons le remplir scrupuleusement.

sions ; tout cela est spéculatif et quant à la pratique, M. Féli est, comme tout bon catholique, soumis en religion. Tgut, au fond, n'est-il pas là? Une seule chose me fait une peine réelle, une peine profonde, inexprimable, c'est que M. Féli ne dise plus la messe 1 1). Ce n'est pas assurément que je veuille lui en faire un crime ; il est dans une position si extraordinaire! néanmoins, je ne puis m'empécher de regretter bien vivement qu'il se soit imposé cette privation horrible. Je sais qu'il peut avoir pour cela deux motifs : le premier, de se soustraire, autant que possible, aux poursuites de M^' de Lesquen qui a manifesté dans tout cela un peu trop de passion... ce motif seul ne devrait pas, ce me semble, empêcher M. Féli de dire la messe; j'aimerais mieux qu'il attendît de pied ferme l'interdiction. Mais voici un autre point plus délicat, plus grave, sur lequel

(i) Ce détail ncst que tiop sijfiiificatif : le jeune Je Kcrtan^uy ne se duutait pas aUirs de son importance. M. du Breil de Mar2an (Souvenir-i el Impressions etc. p. 52, note) dit ù ce sujet : « A Paris, au mois de Janvier i>:>3|, labbc de La Mcnnais offrait encore le Saint- Sacrifice, et il ne cessa d'y a<«sister qu'après son retour à la Chênaie. -Vvril iK3}. -. Ce dernier détail est erroné, comme nous le verrons plus loin.

je veux absolument avoir votre avis ; ce sera un secret de vous à moi; mais je vous en prie, répondez-moi nettement, ouvertement : pensezvous que ses prévisions sur l'avenir de TÉglise, pures prévisions, prévisions spéculatives qui ne changent rien à la pratique (i), croyez-vous que ces prévisions soient de nature telle que M. Féli ne puisse plus, en conscience, célébrer la Sainte Messe ? Cette question vous paraîtra peut-être étrange ; mais c'est pour moi une question toute personnelle et que je me suis faite souvent, car, bien que je ne partage pas les prévisions de M. Féli, cependant, comme je les crois permises, il est possible qu'en cela je pèche aussi contre la foi... (2) »

(1) Ni surtout à la réalité.

(2) Des l832, Féli écrivait à son frère : « Chose étonnante, on ne peut se tenir dans les anciennes idées sans contribuer, au moins passivement, à la mort du catholicisme, et l'on ne peut sortir de ces anciennes idées sans tourner contre soi tous les chefs de la hiérarchie catholique. Dieu sait comme cela finira. » Blaizc 11, 137.

Nous avons cru devoir relever cette phrase de la correspondance de Lamennais. Elle nous laisse entrevoir la transformation qui s'opérait dans son esprit et ses croyances. Nous avons, plus haut, qualifié de crime son apostasie ; ce fut un crime objectif plutôt que subjectif, s'il nous est permis de nous exprimer ainsi.

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Retiré dans sa solitude de la Chênaie, l'auteur des Paroles d'un Croyant travaillait toujours à Touvragc qu'il devait publier plus tard sous le titre d'Esquisse d'une philosophie. Il s'occupait des problèmes les plus ardus de la métaphysique et des sciences exactes avec une liberté d'esprit stupéfiante, vu les circonstances. Il écrivait à M. Querret, de la Chênaie.

« Le II juin 1834,

« Je vous attends avec impatience, mon cher ami, pour causer avec vous de physique et de chimie, comme nous en sommes convenus. Mon travail est prêt, c'est-à-dire que j'ai achevé de barbouiller environ quatre-vingts pages de notes sur les questions qui louchent de plus près aux problèmes fondamentaux de la science des êtres. Venez donc sitôt qu'il vous sera possible, car je tiens beaucoup à vous consulter là-dessus.

'( Un de mes amis m'a envové l'extrait d'une lettre qu'il a reçue de Rome. La lettre est écrite par un prêtre belge. Voici ses propres paroles : •' Toutes les personnes que j'ai vues ici disent :

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« Ce livre est hardi, mais il était nécessaire. Le Pape « n'a pas voulu le condamner; mais, à cause de sa « position vis-à-vis des ambassadeurs, il le met à « l'index politique, . . On ne pardonne pas ici à « M. Tabbé Lacordaire son article du 2 Mai dans « ï Univers Religieux, On dit que si Tabbé de La « Mennais revenait, il serait traité plus chrétien- « nement. »

« Une autre personne me mande le mot suivant de Laurentie : Au fond M, de La Mennais a raison; il ne pèche que dans la forme,

« Ces gens-là sont bien drôles dans la forme et dans le fond.

« Adieu, mon cher ami, je vous embrasse de

tout mon cœur.

Trois jours plus tôt, il écrivait la même chose à M"«(de Lucinière ?).

« J'ai pensé, Mademoiselle, que vous ne seriez pas fâchée de savoir ce qu'on écrit de Rome à quelqu'un de ma connaissance. L'extrait qu'on m'a envoyé n'a que quelques lignes, mais ces

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lignes disent beaucoup sur Taffaire qui vous intéresse. Le voici : (suit la citation qu'on vient de lire. Lamennais termine en disant) : Voilà la lettre, vous ferez vous-même les réflexions.

« Recevez, etc. »

La lettre suivante est adressée vraisemblablement à M^^c de Trémércuc.

« La Chênaie, le 19 Juin 1834.

« Mon frère m'a remis votre lettre, Mademoiselle, je vous en remercie, ainsi que du gâteau que vous avez eu la bonté de m'envoyer. J'ai été pendant deux jours retenu au lit d'où je ne fais que de sortir, par une tièvre qui m'a laissé un brisement universel et beaucoup de faiblesse. Je répondrai donc fort brièvement à ce que vous me mandez. Le pape en question est Borgia, qui fut Alexandre VI. Mais, mon Dieu, que vos gens ont donc dû se creuser la cervelle pour deviner des allusions, là où il n'y en a point les trois quarts du temps. Mon livre n'est d'aucun temps, d'aucun lieu, c'est le livre de l'humanité. Ceux qui ont

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en eux les instincts humains Teniendront, le sentiront; les autres n'y peuvent rien comprendre; mais aussi, rien n'importe moins, de toutes manières, que leurs jugements. Au reste, il paraît à peu près certain que Rome se taira, et elle aura grande raison, je crois. Vous recevrez Texemplaire que je vous ai promis dès que je Taurai reçu moi-même.

« Je vous réitère, Mademoiselle, l'assurance de mon dévouement respectueux.

« F. de La Mennais. »

« Quatre jours plus tard, Lamennais écrivait à M'*** de Lucinière.

« La Chênaie, le 23 Juin 1834.

« J'ai été, Mademoiselle, retenu plusieurs jours au lit par la fièvre. Elle m'a tout-à-fait quitté, il ne me reste plus que de la faiblesse.

a L'index politique n'est autre chose qu'une prohibition d'entrée. Une autre lettre, écrite de Rome, le 24 Mai, contient ce qui suit : « Vos a ennemis se permettent les plus noires calomnies. « Les Jésuites surtout disent de vous ce que Festus

« disait de St Paul, vous pourriez bien, ce me « semble, leur répondre par les paroles de TApô- « tre(i). L'ambassadeur français dit la même chose « que les Jésuites (2). En revanche, vous avezTap- « probation et les vœux de tous les hommes les plus « élevés. Le père Olivioni, qui vient d'être nommé « général des Dominicains, a dit publiquement « Tautre jour que la nouvelle de votre livre l'avait « profondément affligé. Quand on lui demanda « pourquoi, il repondit : Parce qu'il nous a prédit « de grandes calamités, et je crois qu'il a raison. <c Ses prédictions se sont réalisées déjà tant de/ois^ « que je crains qu'elles ne se réalisent encore cette <ji fois-ci. On ne sait pas encore si le Pape lémoiu gnera publiquement son déplaisir. »

« Je vous réitère l'assurance de mon dévouement affectueux.

Six jours avant TEncyclique, Lamennais écrivait de nouveau à M^i« de Tréméreuc.

(i) Act. Apost. XXVI, 24 et 2 5.

(2) Cf. Forgucs, n, p. 373.

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« Le 9 Juillet 1834.

0 Ce n'est pas seulement, mademoiselle, afin de prendre du temps pour examiner, que j'ai écrit à M. le Curé de Moncontour ce qu'il vous a fait lire, mais afin de couper entièrement court à des propositions qui ne peuvent me convenir en aucune manière. Je désire que M. le Curé de Moncontour Tait entendu comme cela.

« Elie de Kertanguy est un jeune homme d'un rare mérite et d'un caractère sûr sous tous les rapports. Il serait possible que le projet qu'il a conçu avec quelques-uns de ses amis réussît (i); mais toujours faut-il que les personnes qui consentiraient à se rendre actionnaires sachent bien que le succès d'une entreprise de ce genre est toujours incertain, et qu'en cas de non réussite, tout finit, en ce qui touche l'argent qu'on a pu y engager, par une perte sèche. Quant à moi, je ne suis pour rien dans cette affaire, qui ne convient qu'à des jeunes gçns pleins d'ardeur et de santé et point du tout à un homme vieux et usé comme

(l) Il s'agissait de la fondation d'un journal.

moi. Du reste les vues sont bonnes et, si la chose se fait, il n'en pourrait résulter que du bien. Toutes les lettres de Rome confirment ce que je vous ai déjà mande, c'est-à-dire qu'on y gardera le silence. Tous les personnages les plus distingués et qui sont en dehors de la politique se sont prononcés ouvertement en ma faveur.

« Je vous réitère, Mademoiselle, l'assurance de mon atfectueux dévouement.

« F. de la Mennais >».

A l'apparition de TEncyclique, il écrivait à la même :

". La Chênaie, le 22 Juillet 1834.

« Vous avez déjà lu, mademoiselle, cette nouvelle encyclique. Je ne puis confier à la poste ce que j'ai appris à ce sujet. La diplomatie a triomphé ; on devait au fond s'y attendre, quoique personne, à Rome surtout, ne prévît sa victoire au moment où elle a eu lieu. De dures persécutions vont commencer: il faudra les souffrir, c'est la Croix promise à ceux qui suivent fidèlement

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notre divin Maître. Dieu permet que jusqu'à présent je ne me sente point abattu. Je garderai le plus profond silence, si Von ne me force point de parler. C'est le conseil que j'ai reçu de Rome.

« J'ai remis pour vous au frère Paul le livre que je vous avais promis. Je n'ai jusqu'à présent aucun projet de voyage, et vous savez avec quel plaisir je vous verrai toujours. Le plus tôt serait le mieux afin d'être plus seuls et plus libres.

'< Je vous remercie pour M. Didier et je vous prie de remercier M. Jean du chien de Terre- Neuve qui m'est arrivé à Dinan et qui le sera bientôt à la Chênaie.

« Je vous réitère l'assurance de mon inviolable attachement. »

Ce trop fameux livre des Paroles d'un Croyant, lorsqu'on le relit aujourd'hui de sang-froid, paraît assez inoffensif, grâce précisément à ses exagétions quasi enfantines: ne voir que des ogres dans les rois, ce thème est bien usé, sans doute parce qu'on en a trop abusé. Ici, comme toujours, Lamennais fut la dupe de son esprit généralisateur.

Il voyait ce qui se passait en France et comment Ton y étouffait la liberté sous mille entraves; il entendait les plaintes des captifs du Spielberg, les gémissements des victimes entassées sous les Plombs de Venise; une clameur immense parvenait à son oreille et surtout à son cœur, le cri d'angoisse de tout un peuple, la Pologne, râlant sous la botte inexorable du despotisme moscovite ; et, dans Texcès de sa commisération sincère pour tant d'infortunes, il confondait la rovauté avec la tyrannie, sa parodie sacrilège, et la poursuivait de ses anathèmes implacables.

Le style tragique de ce pamphlet qui n'est qu'un long sanglot entrecoupé de malédictions, toutes les fois qu'il n'est pas idyllique, ce qui ne lui arrive que bien rarement et par amour du contraste; les couleurs apocalyptiques prodiguées à Texcès et rendues criardes; le ton presque toujours déclamatoire de l'auteur; toute cette rhétorique, merveilleuse alors, nous laisse bien froids aujourd'hui. Ce poème étrange, si formidable à son apparition, neproduiraitplus aucun effet surles massesactucllement; aussi, les Révolutionnaires de nos jours

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ne songeront-ils jamais à le réimprimer; ils y songeront d'autant moins qu'en dépit de ses exagérations, encore une fois puériles à force d'être extravagantes, ce que prêche Lamennais, c'est une sorte de socialisme chrétien dont ils ne veulent pas. Lamennais ne rayait pas le Christ, ni l'Evangile de son programme, tandis que les socialistes dont nous parlons répudient Tun et l'autre, inexorablement.

Le Pape Grégoire XVI ne sembla pas s'émouvoir tout d'abord, à l'apparition de ce livre. Il laissait dire à son entourage qu'il ne le condamnerait pas; tout au plus, afin de rassurer certains gouvernements, pris d'épouvante, le mettrait-il à Vindex politique^ suivant l'expression ci-dessus. Lui-même, disait-on, écrivait qu'il n'irait pas plus loin et qu'il ne fulminerait pas contre un ouvrage qui, d'ailleurs, s'il faut en croire la lettre suivante de M. de Kertanguy où nous lisons ces détails, avait une vertu de conversion que certes l'on était loin de lui soupçonner.

Voici ce que ce jeune homme écrivait, en effet,

de Paris à l'abbé Jean, le 7 Juillet, huit jours

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