‹ Lamennais, d'après des documents inédits [microform]Chapitre 65 sur 87 · I-AMENNAIS · texte numérisé non relu

I-AMENNAIS

» mes rapports, à l'infaillibilité du reste des » hommes et je vois moir,s que jamais des mo-

; tifs de croire à -la mienne;,, ces paroles, disle, on, besoin d'explication. Ne pourrait-on pas en conclure que vous ne reconnaissez d'infaillibi- Ké que dans l'Église et que vous niez l'infaillîbi- I.té naturelle et nécessaire du sens commun des nommes.

" ^"""'^^' ^°"^-"^. avoir la complaisance de me donner un mot d'explication là-dessus. Je t.ens beaucoup à savoir si j'ai eu le bonheur d'être pletnement d'accord avec vous sur cette importante question, d'où dépendent, à mon avis, les

destins de VÉelise et de rwt^t , ■

^guse et de l Etat, logiquement et

humainement parlant. Ma doctrine sur ce point vous est parfaitement connue, d'après mon ouvrage, et les explications et les réponses publiques que ,'a, eu soin de vous transmettre. Votre lettre me laa croire que nous sommes pleinement d accord; et, comme je ne pense pas l'être avec M. Bouv.er, je crains que, dans votre déclaration vous ne lui ayez fait une concession dangereuse' « donné à sa philosophie une sanction qu'elle ne

me paraît pas mériter, d'après ce que Ton m'en a rapporté.

« Si Dieu m'en fait la grâce, je répandrai dans mon second volume de nouvelles lumières sur cette importante matière. J'ai reçu de beaucoup d'ecclésiastiques et de laïques distingués par leur savoir d^honorables encouragements ; mais le parti cartésien, qui a le pouvoir en mains et les journaux soi-disant religieux à sa disposition, fait tout ce qu'il peut pour entraver le succès et le débit de mon livre, qu'ils n'osent cependant pas condamner. Au reste, la question se simplifie et s'éclaircit de plus en plus. Voilà M. Bautain qui rejette la raison, condamné par son évéque. Il ne reste donc plus qu'à choisir entre la raison générale et le sens individuel. La question, réduite à ces termes, ne saurait être longtemps indécise ; et, en vérité, ce n'est plus un combat.

« J'ai lu avec bien de l'intérêt, mais avec une

bien vive affliction, les rudes épreuves que M.Jean

de la Mennais. un si saint prêtre, a eu à subir dans

le diocèse de Rennes ; rien n'égale la méchanceté

de cette misérable coterie^ si ce n'est peut-être sa

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