‹ Lamennais et GerbetChapitre 36 sur 56 · L . 1 M E N NA1 S /•: T < ï E B J5E T 1 8! I · texte numérisé non relu

L . 1 M E N NA1 S /•: T < ï E B J5E T 1 8! I

« Voilà ce que nous avons dû représenter pour

« acquitter nos âmes envers Dieu. Le Souverain

« Pontife jugera dans sa sagesse ; et maintenant,

« pleins d'amour pour lui et dociles à sa voix,

« comme de petits enfants, nous nous prosternons

« à ses pieds en implorant sa bénédiction pater-

« nelle.

« Rome, 3 février 1832. »

Lorsqu'il en fit la lecture à Lamennais, en présence de Montalembert et du Père Ventura et d'autres religieux éniinents, ce fut une explosion de joie dans tous les cœurs. On le trouva surtout merveilleux de mesure et de prudence. Lamennais embrassa Lacordaire et le tint longtemps pressé en lui disant : « Je vous savais bien fort, mon ami, mais pas à ce point. Ma plume n'aurait pas pu s'abstraire ainsi des sentiments qui m'agitent. Jamais je n'aurais pu atteindre cette sérénité dans la crise que nous traversons. Plaise à Dieu que cet écrit ait meilleure fortune que les autres. »

Le lendemain, le cardinal Pacca se chargea «le remettre le mémoire au Pape. Des jours et des jours s'écoulèrent dans l'incertitude de ce que serait la réponse : cette réponse fut toujours le silence. Pendant ce silence, si cruel à ceux qui attendaient une parole d'encouragement ou d'avis, d'exhortation à la mesure, Lamennais répélait à Lacordaire et à Montalembert : « Vous voyez, le mémoire n'a pas plus de succès que l'audience.

Page 1