‹ LamennaisChapitre 93 sur 101 · FIN DE LA SECONDE RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

FIN DE LA SECONDE RÉPUBLIQUE

catif avec ses collègues, se survivant à lui-même. Le coup d'État du Deux-Décembre s'accomplit sans le surprendre et sans l'atteindre.

Il y avait longtemps que pour lui la République était morte.

Après le coup d'Étal. — La traduction de Dante. — Dernières années de la vie de Lamennais. — Ses dernières volontés. — Sa mort et ses obsèques civiles. — Émotion qu'elles causent. — L'abbé Jean de La Mennais à La Chênaie.

Au commencement de 1852, il annonça l'intention de se remettre au travail, qui avait toujours été le grand consolateur de sa vie rongée d'amertume , d'ennui et de tristesse. Il fit publier la note suivante, toute pleine de mélancolie :

ce Après une interruption de quatre années remplies d'événements mémorables, nous reprenons, avec une santé affaiblie, des forces diminuées, le travail que des devoirs d'un autre ordre nous avaient obligé de suspendre. Averti par l'âge et les infirmités que le temps nous presse, que pour atteindre le terme il faut se hâter, nous nous bornons à indiquer très sommairement la suite des idées dont le développement nous est désormais interdit. Il n'est demandé à chacun que ce qu'il peut, et quand la nuit approche, plutôt que de laisser inachevée l'œuvre du jour, l'ouvrier fidèle et prudent l'abrège. »

Il était trop tard, ses forces le trahirent : YEsquisse d'une Philosophie ne put être menée à bonne fin.

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