CM. II
Bore, peul-èlre Montalerabert, de lui renvoyer son exemplaire de Savonarole.
« Les ouvrages de Savonarole sont, quand je suis parti, restés sur ma commode ou lu (levais les faire prendre. Il est impossible qu'ils soient perdus. Il faut tiu'Eugène les cherche parmi nos livres, et toi aussi parmi les tiens. Ils s'y retrouveront sans aucun doute ».
Le respectable M. Léonce de la Rallaye écrit à ce sujet:
« Une lettre du 31 Dec. (1) nous montre Lamennais préoccupé de savoir ce qu'étaient devenus les ouvrages de Savonarole qu'il avait laissés à Paris. Pourquoi pensait-il à ce moine superbe et révolté »? (2)
Nous croyons tout simplement que Lamennais qui, peut-être, possédait ces livres depuis longtemps, pensait à Savonarole, — moine peut-être moins superhe et moins révollé que ne le croit M. de La Hallaye et dont, en tout cas, les écrits furent toujours orthodoxes — comme on pense à un auteur qui fait partie de
(1) C'est lo 11 qu'il tVuil lire.
(2) Eugène Doré el iabhé de Lamennais, p. 25.