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<[ui il voiilail s'associer, commo un ([iiasi IVi- |)()n, ne cossait de le clélourner tie re projet et do l'eiiiia^or à faire un nuire choix. M. de <l()ux uesl doue ^iiri'e plus avancé aujour- <riiui ([ue le premier jour où il a mis le pied sur le sol dAnglelerre, si ce n'esl (juil a trouvé du schiste et ipi'il est tissure de tirer un profit quelcontjue de l'airaire, profit sur lefpiel il n'est pas fixé, car, dans toutes ses lettres, ses espérances varient, sans jamais s'évanouir tolaleinenl. 11 doit li-aitcr celle semaine avec de nouveaux capitalistes et il eapère conclure un arrangement, après (juoi il viendra passer ici (piehpie temps pour ses afTaires. L'ne preuve que .M. de ('oux reij;arde au fond son entreprise comme devant avoir un succès assuré, c'est qu'il vient de prendre un nouveau brevet pour rirlande et l'Ecosse. Lorscpie je le verrai, il me contera beaucoup de choses (piil n'a pu mécrire et qui fixeront mieux sans doute notre jugement.
" Amédée lîedel, par qui cette lettre vous parviendra, s'est chargé de votre calice, et il doit en même temps remettre au frère Paul Vlmitation que vous m'avez demandée et (piel- (pies brochures.
«Je reste seul actuellement avec M. (jerbet ;
mes jeunes gens sont allés en vacances, pour revenir au mois do novembre.
« M. de Montalembert est parti samedi. M. d'Ault est à sa campagne et je crois qu'il a toujours rintcntion de vous aller voir au mois d'octobre.
« M. Cor m'a fait espérer qu'il vous reviendrait quelque argent de VAvenir, mais pas une forte somme. Je tâcherai de vous l'apporter.
« Adieu, mon cher Père, je vous embrasse tendrement, vous et vos autres enfants ».
Votre fils, E. BoRii ».
Le 14 août, Lamennais écrivait à Bore qu'il venait de recevoir, avec sa dernière lettre, le calice et V Imitation.
Il espérait que l'affaire de M. de Goux ne serait pas aussi fâcheuse qu'on l'avait craint si longtemps. De môme que Bore, il ne comprenait pas ce long retard : « Des mois s'écoulent sans que les choses avancent d'un seul pas ».
Il ne pensait point qu'il dût habiter longtemps encore la Chênaie.
« Nous devons désormais regarder Paris
eu. m. — 18;î3 23V>
comme noliv ((MiIio. .J'aurai à causer de Iteaucoup de choses avec loi ; l'ais-uioi savoir, dès que tu le pourras, répoiiuc de ton départ ; cela me leia prendre patience ».
Il senipiérail de son frère Léon. 11 disait en lerminanl :
« Tous se portent bien, excepté moi qui soulTre beaucoup et suis dune faiblesse ex- Irénu" depuis ([uel([ues semaines».
Il venail de ([uilfer la Congrégation de Saint- Pierre, atin de ne pas y être un sujet de division, disait-il (1).
En elîet, son nom était dans le diocèse do Rennes et spécialement au sein de cette Société religieuse qu'il avait restaurée, un thème de discussions et de querelles sans fin. Les intransigeants de l'orthodoxie ne pouvaient soullrir qu'on le prononçât devant eux autrement que pour le flétrir, comme si c'eût été celui d'un réprouvé. Ils se sentaient pris d'une répulsion invincible pour tout ce qui le rappelait de près ou de loin.
Eugène répond à cette lettre :
(1) Cf. Blaizc, op. cil., II. 138.
(1833, -21 Aoùl) Mercredi, 1 h.
« -Mon cluM' PtTo, vous recevrez ce l)illeL par rexcellenl M. Mac-Carlhy, avec qui j'ai eu le plaisir de passer quehpies jours. Il regrelle beaucoup de n'avoir pas vu M. Gerbet qui esl à Juilly depuis uiu^ semaine cL ipii devait revenir hier; mais toutes les l'ois qu'il y va, il reste toujours plus longtemps qu'il ne le croyait.
« J'ai reçu hier une lettre de vous à son adresse, je crains ({u'ellc ne contienne ([uelques conmiissions (pie j'eusse pu l'aire avant le départ de C-harles.
<( J'aurais bien voulu raccompagner, sans les raisons que je vous ai énumérées dernièrement. M. de Coux ma écrit avant-hier que son i\l\'i\h'c prenail une nouvelle face, ce ([ui veut dire que rien ne se termine et qu'il erre sans cesse d'espérances en espérances dont je ne vois aucune se réaliser.
« Je n'ai pu m'entreteuir avec M. (ierbet de 'ce dont vous lui parliez dans votre dernière lettre; il partait à ce moment même. Sa santé était bonne. II n'a pas encore l'ait paraître une nouvelle conlerence depuis son arrivée, retard •<|ui lui est certainement désavantageux.
(M. ni. — 183:î 241
"Jo vous envoie une brochure que j*ai trouvée fort intéressante. KUe est d'un jeune lioinnio (l(»ul j'ai l'ait la eonnaissanee à la Bibliollu''(|ue, et que j'ai ramené sinon à la loi, du moins à la pratique de la relij^ion, giûces à Dieu. Il s'occupe d'antiquités égyptiennes. Il vous envoie un exemplaire de son ouvrage. Si vous jugez à propos de lui écrire un mot, il sera très sensible à cette marque d'encouragement. Son adresse est: rue du Colombier, n" 13.
«( Je crois que vous avez été, relativement à Léon, mal informé. Il est toujours à Munich, il a près de lui C-azalès. 11 m'a envoyé deux numéros d'une gazette politique où se trouvent deux articles politiques écrits par lui, en allemand assez élégant, ce me semble. Je ne sais s'il est bien ou mal avec Robert et Jourdain.
« Je vous embrasse, mon Père, ainsi que tous ces autres Messieurs.
Votre fils, E. Bori': ».
Deux jours plus tard, nouvelle lettre de Boré.
I»:iii<. 1.' 2.'} août 1833.
« Mon cher l'ère, il n'y a (pu' deux jours que