INTRODUCTION
Francr. lualiriv les ciilravcs (inOii y a|t|»orle, cliaqu»' jour, en allciidaiil tic rf-loiillrr coiiinie les autres, ccth' lilMM't»' trciisfii^MH'im'iil iloiil nous j<niiss()iis depuis près d'un dcmi-sirclc et à la- <pielle nous devons le peu de (llirislianisme (pii anime encore la socit'-li' achiellc, Lamennais lut le premier ipii eomhaltit poui' elle aver ses vaillants disciples et loiit spécialement avec Monlalembert. le plus noble et le plus généreux de tous. MonUih'mhert ! r-e nom reviendra souvent dans la correspondance (pie nous publions aujcjurd'lini ; c'est certainement l'un des plus beaux dont puisse se glorifier l'Kglise de France du XIX*-" siècle. Dans la (juestion dont nous parlons en ce moment, il se i)lace naturellement à côté de ceux de Mgr Dupanloup, I incomparable éducateur que Ton sait, et de M. de Falloux qui profita de son passage aux alTaires j)our acconq)lir cette grande reuvre à laquelle est attaché si justement son nom : In loi de 1850.
De tels hommes, ({uand ils disparaissent, laissent un vide (pii souvent ne se comble pas; nous en faisons aujourd'hui la triste expérience. Ils eurent des insulleurs dans tous les rangs, même parmi les callioliipies; on leur tiénia tout: le talent, la IxtiiiM- Toi, riiomieur même. Aujourd'hui rpiils sont morts, ceux de leui'^ anciens et in-éconciliables détracteurs (|ui leur sui'vivent font indirectement et bi<'n malgr('' en\ leur éloge,
on prouvant Icnr impuissance absolue à les i-enij)lai;ei'. Si ces nohles espi-ils avaient él,('' capables de ressentiment, ils n'eussent pu souliaib-r imc autre vengeance.
Le Lamennais caflif)lique lut plus calomnié, plus outragé par certains catliolif[ues rpie le Lameruiais incroyant et déc-lui ne Ta jamais été par eux.
Dom l^obincau, son compatriote, i)ai*le, dans sa Vie (les Sainls de Bretagne, dun vénérai)lc Religieux, le P. Tbibaud, qui, persécuté jjar les siens, ajoutait aux Litanies qu'il récitait cluuiue jour cette invocation personaelle : A fiirore ndiiclornnif libéra me, Domine (1).
Cette fureur des sainls, Lamennais oiIJiodoxe la connut pour (mi avoir été la victime.
Ces attaques, venant souvent du c(Mé dOù il les attendait le moins, lui fureid très sensibles ; mais ce qui lui lui plus amer encore, ce l'ut l'abandon, injustifié à son gré, où il lut laissé par plusieurs de ses disciples, après la publication des Paroles d'un Crotjanl et sui'tout <•(• ((uil appelait rintjralilude spéciale de quelques-uns d'entre eux qui, non coidents de s'être éloignés de lui, se joignirent à ses anciens adversaires pour le combattre directem(;nt. Nous trouvons dans une lettre à Montalembert, publiée par lo
;i) i:(l. de 172L p. 100. col. i.