‹ Lamennais intimeChapitre 4 sur 54 · INTRODUCTION VU · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VU

Correspondant (1), des détails bien iiittTessants k cet ôgaitl. Mme Yoiiuîiiiz •iiii, ainsi (Hiel)oaucou|j il'autirs Icmmes (le prolondt! j»i<''lr <'t d'iiii esprit élevé, tell(>s que Minr de SenlTI, .Mme de \ aux, Mlle de I.ueiiiière. .Mlli- de 'rrc-nieiruc. Miiir de (il andville, avait eoiisei'M' «les relations avec linjorhiné, même après sa (Inde, écrivail à l'aneieu ilisciple de Lamennais, an sujet de son nuiilro :

" lu de ces jours, il enlra cIkv moi «l'un air plus heureux que de coutume. ./V// eu une bonne journée, me tlil-il, et il tii-a triomplialemeid de sa |)oclie la lettre d'un enfant, devenu lionune, qu'il avait ohliiré, il y a ti-ente ans, sans lavoir jamais ri'vn de|)uis : Je ne suis /las ijàlé ihins ce fjenre-là, ajouta-t-il \i).

" La conversation toml»a alors sur ses aiu'iens élèves... Il me parla de Laconlaire sans amertume et seulement avec une ^-rande expression de douleur. Il lut aussi question de l'abbé Gerbet doid il n"a certes pas litvu de se louei-. Kufin, il arrive à vous: Oh .' pour celui-là, {\H-'\\, c'esl bien différenl. c'esl un noble cwur. Il ne m'a iibandonné t/u'à la ilernière exlrémilé el seulement à la seconde enci/clii/ue du Pape >k

Aiiu de jui/ei- érpiifablement la coniluile des

il) '25 Ocl. IS'.C). Jeunesse de Monlidemlierl pnr le W. P. Locnnuet.

2) Cf. Corresponduwe publiée par Blaize, II. l^S.

vin LAMENNAIS INTIME

prétendus ingrals o\ surtout, avant do les condanincr l'ornicllciiuMit. il faudrait connaître à fond la situation parlieulière (|ue les circonstances tirent à chacun d'eux. Toutefois, il nous est permis de regretter qu'ils aient paru, aux yeux de leur ancien Maître, oublier ce qu'ils lui devaient et qu'ils se soient vus foi'cés d'entrer personnellement en lice contre lui.

Quoi qu'il en soit des tortures qui étreignirent alors son cœur aimant, Lamennais ne sut pas se remémorer la belle parole de Dante : « Ne regarde pas à la foi-me du martyre, mais pense à ce qui vient après » (1).

D'autant plus cjuil cessa de souffi-ir poui* la seule cause qui fût méritoire, en cessant de souffrir pour la cause du Christ. 11 avait trop pris garde à la forme du marlifi'i\ pas assez à sa récompense. 11 avait surtout oublié que l'obéissance aussi est un martyre et non toujours le moins crucifiant, ni par suite le moins glorieux.

Cependant, parmi les disciples de Lamennais, il y en eut qui jusqu'au bout lui demeurèrent attachés et qui, tout en le plaignant profondément, comme aussi tout en réprouvant ses écarts, évitèrent soigneusement de contrister son àme et de Tattaquer publiquement.

(1) Non altonder la forma dol niarliro : Pensa la succession. (Punj.. x. st. 37)

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