‹ Lamennais intimeChapitre 35 sur 54 · L.\.ME.NNA1S · texte numérisé non relu

L.\.ME.NNA1S

pln'mles au grand-duc; le libraire a été condamné à quelques mois de prison et à trois cents francs d'amende ; toute l'Italie maintenant est inondée de cet ouvrage. L'autre l'ait est arrivé au Père Ventura lui-même. Il y a quelques jours son libraire le rencontre : Oh t mon Révéï'cnd Pcre^ je vous en conjure, réfutez donc le dernier ouvrage de M. de Lamennais. — Mon ami, je m'en f/arderai bien. — Vous ne me comprenez j)as, mon Père. — Comment donc y — Voyez-vous, la réfutation autoriserait la lecture de l'ouvrage, personne ne vous lirait, vous, mais nous ne saurions suffire au déijit des PAnoLEs... Voilà comme on fait eu Italie, ajoutait l'aimable Théatin en étoulfant de rire. Il m'a répété plusieurs fois: Le pape ne veut pas mettre ce livre à l'index., il s'en est exprimé positivement. Tout cela ne me satisfaisait pas pleinement, je me suis tourné alors du côté de mon jeune abbé, qui a été plus facile parce que j'ai été plus hardi. « Ouand les Paroles parurent (cest mon jeune abbé (jui parle), le Père Olivieri dit de « suite: Y^oilà le rêve d'un homme de liien: je « suis effrayé de ses prédictions., car tout ce que « cet homme a prédit est arrivé. Je ne pense pas <( qu'on le condamne^ cependant on le pourrait

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