‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 107 sur 121 · RS · texte numérisé non relu

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l dans tous ces évenements qui ont précédé le proces actuel, n'a été, en aucune maniere, ni l'instrument, ni l'organe d'aucun groupe.

Cela devra calmer les inquiétudes d'un certain parti, de celui auquel appartient M. Hamel.

l . 227. ‘ Que voulaient ce groupe d'amis, ce publie choisi, ve certain parti, comme les désigne M. Hamel dans ses lettres au Dr Landry ?—On peut en juger par les polémiques a-tuelles des journaux, par les préjugés que l'on n'a pas É cessé de soulever depuis lors, contre les fendanres de l'Université Laval, de l'ar- A chevèque de Québec, de son entourage. On voulait compromettre” quelques k unes au moins des personnes composant ee dernier parti

f Ceci s'adresse à un groupe que M. Hamel ne nomine pas et aÿee lequel

D Je Dr Landry n'a pas été en communication ni directe, ni indirecte,

298. ‘ Y'avait-il mauvaise foi chez les accusateurs ?—IT est possible et mème probable que nou, du moins chez le grand nombre ; on y était tellement convaincu de l’abso/ue certitude qu'il devait v avoir des erreurs à l'Université ou au moins des tendances tout-à-fait dang-renses, qu'on était prêt à adinettre les accusations les plus extraordinaires ‘du moment qu'elles étaient énoncées. — C'est ainsi que depuis plusieurs mois cireulait dans ce pb choist la nouvelle que M. le grand vicaire Hamel était depuis de ans un fauteur de Ja franc-maconnerie ! ”

| Ce qu'affirme ici M Hamel regarde spécialement le groupe incriminé. Inutile de dire que ce sont de simples affirmations dépourvuss de preuves. d

en soupirant.—Mais, d'un autre coté, on était bien aise d'avoir vx fait qui pa-

raissait prouver combien l'on avait raison de se défier des hommes de Laval et

de l'Archévèché. Seulement, comme il s'agissait de détruire la réputation d'un

À homme mêlé activement aux affaires depuis 25 ansil est facile de comprendre

VS qu'il fallait pour cela plus que Île fait d'une conversation de quelques minutes

R À be ‘entre deux interlocuteurs, sans témoins, et qui pouvaient s'être mal compris ;

surtout si l’on réfléchit à la presqu'impossibilité pour cet homme de ne pas

à faire connaitre, pendant toute cette période, ses sentiments et ses idees à ceux

Ë avec qui ilétait en contact journalier, à propos de questions qui viennent néces- | | |

| 229. * Cette triste nouvelle faisait de la peine sans doute : on se la disait F

L. sairement sur le tapis. De là. la nécessité, même en admettant une complète bonne foi, d'agir avec prudence et de ne parler d'abord qu'à des personnes dis: posées à croire. —Or, c'est précisément ce qui à eu lieu, au moins comme fait. ” '

Cette longue tirade, uniquement dirigée contre le certain groupe que M. Hamel voit partout, n'intéresse gnère le Dr Landry et ne demande pas:de ré- EF. ponse. ; ù “a * Ce sont des assertions dont pas une seule n'est étavée de la moindre

Éd preuve

F 230. ** Mais quand le groupe en question vit que l'action de M. Bégin. (B. * aupres du Dr Landry n'avait pas de suite, il crut avoir en mains un argument HR’: sans réplique et regarda cette inaction comme une preuve évidente à l'appui de

ce #

utte

eo dhe ses soupçons, En effet, disait-on! M. Bégin à commenté une enquête au nom de l'officialité; dans cette enquète, le grand-vicaire Hamel est accusé: et voilà que l’enquète, qu'on semblait tout disposé à poursuivre, est arrêté du coup ; il n'en est plus question ! Pourquoi donc ? C'est évidemment, disaient les gens d'un certain purti, Parceque l'on sait que:le grand-vivaire Hamel serait compromis. ” . Fa

Toutes ces affirmations auraient besoin d'être Prouvées et quand même elles le seraient, elles n'intérésseraient que le groupe attaqué, nullement le Dr Landry.

231. "Tel était Le fait triomphant que l'on se Commuyniquait dans les premiers mois de 1883, avec une joie assez pêu contenue. C'était bien légitime ! On avait une preuve qu'un loup était démasqué ! Aussi crut On qu'on pouvait sortir des limites du Petit cercle d'amis de Québec, sans manquer à la prudence: et la nouvelle commenca à s'étendre au loin... Si bien que Mgr Moreau, évèque de St Hyacinthe. l'apprit dans sa ville épiscopale et s'alarma d'un bruit de cette inpsctance, à

* Mémne reponse qu'au Paragraphe précédent

., 232. * Na Grañdeur crut qu'il était de son devoir d'appeler l'attention des intéressés sur le fait d'une accusation aussi grave ct, dans la dernière semaine d'avril, Elle écrivit à M. Bégin pour lui faire remarquer combien il était urgent de couper court à des Cancans sj préjudiciables, ”

Nous n'avons rien à voir à cette demande tont à fait indifférente pour nous et à laquelle nous n'avons aucune objection de croire, bien qu'elle, ne:soit pas prouvée,

233. * Avant de résumer ce précis historique disons un mot sur la.nature de la fameuse enguéte faite auprés de M le Dr Landry.

lo Cette ei quête avait pour objet unique de connaitre les noms des prétres soi-disant francs maçons et la source de cette acusation Pour s'en con: vaincre il suffit de lire la lettre officielle de M. l'official à M. Bégin, contenue dans celle de M. Bégin Ini-méme, citée plus haut. * An

M. Hamel commet une erreur, probablement involontaire, en disant que c'était pour découvrir les noms des prêtres sof-disant francs maçons que l'enqnéte était instituée, On peut sans crdinte retrancher le mot soi-disant

234. ‘ 2o M. le Dr Landry, ayant refusé de répondre à ces questions, il aurait fallu, pour-que l'enquête vint à continuer, que, l'officialité forçat M. le Dr Landry, sous les peines Canoniques, à répondre. M. l'official ne crut pas devoir aller jusque-là, d'antant moins que M. le Docteur donnait à entendre qu'il pourrait peut être dire plus tard ve qu'il savait.

Pour continus ‘enquête, il aurait fallu simplement quelqu'un qui con-

nut ses devoirs et ses pouvoirs. M. l'oflicial actuel n'était pas l’homme compé-

tent. La suite l'a prouve.

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PE RAI Le va ape

LDD NN 30 Le fait que M. le Dr Landry, parlant ensuite dans une convér-

versation qui n'avait plus rien d'offivie], des opinions qu'il avait sur le compt® de M. Hamel, ne constitue pas du tout l'entrée d'une cause devant l'officialité. C'est donc à tort que dans tout le cours du plaidoyer de M. A-C.-P. R Landry, l'accusation portée contre M: le grand-vicaire Hamel est censée faire partie de l'enquête préliminaire. ”

Elle en fait partie aussi, malgré la distinction que voudrait établir M. Hamel, pour la simple raiño que le Dr Landry faisait cette dénonciation an promoteur de l'offivialité venue chez lui en mission ‘oflivielle.

C'est l'acte du Dr Landry, ce sont ses déclarations qui constituent la matiere de l'enquête et nullement la lettre de l'official qui se contente de donner

l'ordre de tenir une enquéte.

© Voir-aussi No. 174.

2386. ‘* Cette enquête de M. Bégin, au nom de M l'official, pouvait donc vontinuer sans compromettre aucunement M. le grand-vicaire Hamel, même si celui-ci eût été coupable, car les questions auxquelles M. Bégin désirait avoir des réponses, étaient parfaitement précises et ne concepnair nt aucunement M. Hamel, à moins que celui-ci ne.fut un des prêtres francs-maçons SOUPÇONNÉS, -— De même, le f&it que l'enquête sur les prêtres francs maçons ne s'est jrs continuée ne prouv ait rien au sujet des accusations portées contre M Hamel, parce qu'il n’y avait rien de commun entre les deux.”

C'est peut-être là une conséquence logique de cette subtile distinction faite par M. Hamel, mais distinction que M Hamel ne devait pas faire pour les raisons que nous avons données.

Formellement vräie la conclusion devient ainsi réellement fausse.

237. ‘* Quant à l'accusation contre M. Hamel elle était connue de M. l'official et dè Mgr l'archevêque avant la communication de M. Alphonse Lemieux ; et's'ils n'ont, fait aucune cou à ce sujet, c'est parce que leurs rapports habituels, constants, de tous les jours, avec M. Hamel. d'puis plus de vingt ans, les avaient mis à même d'apprécier avec pleine connaissance de cause l'accusation aussi bien que la circonstance qui v avait donné lieu. ”

M. Hamel admet ici, dans les termes les plus positifs, que l'accusation portée contre lui dans le publie, était connue de l'autorité AVANT la communication de M. Alphonse Lemieux.

Donc, tout le plaidoyer actuel de M. Hamelne vaut rien. Car‘pour se justifier d'avoir calomnié et insulté le Dr Landry dans la presse, M. Hamel soutient qu'il se défend contre lë Dr Landry qui a faittconnaitre au publie une certaine conversation tenue avec Bégin au sujet de M. Hamel. Or, cette conversation est poslérienre à la communication" de M. Alphonse Lemieux. Et voilà que M. Hamel affirme que même amérieurement à cette éommunir ation l'accusation dont il est l'objet éait connue et de l'official et de l'archevêque.

M. Hamel affirme en second lieu que l'autorité n'a jamais voulu procé-°

der contre lui parce qu'elle ne pouvait se résoudre à croire à la vérité de l'acensation portée vontre M. le grand-vicaire.

Si c'est là le principe qui doit présider à la distribution de la justice dans l'archidiocèse de Québec, il vaudrait mille fois mieux décreter l'abolition complète des tribunaux ecclésiastiques et proclamer bien haut, une fois pour toutes, que l'autorité ne s'occupera pas des plaintes ou des accusations qui peuvent être portées contre des personnes ayant -avec elle des rapports habituels, de tous les jours, constants.

Qui vognoscit in judicio faciem, non benè facit : iste et pro baccellà panis deserit veritatem (Prov. XXVIII 23).

Pondus et pondus, mensura et mensura, utrumque abominable est apud Deum (Prov. XX. 10 et 23).

288. ‘ Nous pouvons mai:tenant résumer ce que précède en disa t qu'il

“est parfaitement constaté qu'avant-le 30 avril 1883, date de la première. lettre

de M. Hamel au Dr Landry, M. Hamel était sous le coup d'une accusation gra-

ve, répandue dans ## rerlain publie et qui s'étendait à cette époque jusqu'à St Hyacinthe

M. Hamel affirme ces faits qui ne sont nullement constatés, ni vontestés,

239. * Quels étaient les-disséminateurs on les colporteurs de cette acvusation qui se glissait ainsi dans l'ombre? C'est ce qu'il est difficile de dire. Mais le fait de la dissémination est incontestable ”

Les seuls disséminateurs connus sont MM. Lemieux, Bégin et Hamel, ve dernier surtout qui, non content de parler, à demandé à la-presse le plus pnis- .sant moyen de dissémiration.

M. Hamel n'a pas pu trouver et ne trouvera pas un seul disséminateur, autre que ceux que nous venons de nommer, qui ait eu des rapports directs ou indirects avec le Dr Landry.

240. * Quelle était la nature de l'accusation ? Elle consistait à propager le bruit que le grand vicaire Hamel, pendant qu'il était Recteur de l'Université et depuis, soutenait que la franc maçonnerie n est qu'une soiété de bienfaisance en Canada et qu'il n’y a pas de mal pour les catholiques à en faire partie dans ce pays; de plus, que ce Monsieur devait en parler dans le même sens à ceux qui le consultaient au confessionnal. Et l'on disait à l'appui de ces acensations que si l'enquête commencée par M. l'abbé Bégin n'avait pas été continuée, c'était parce que l'on s'était aperçu que M. le grand-vi-aire Hamel se trouvait gravement compromis. ” :

Si c'est bien là la natnre de l'accusation portée contre M. Hamel, propagée dans le public, nous défions alors M. Hamel, nous le défions solennellement de prouver que le Dr Landry ait jamais porté ure telle accusation contre lui,

Elle ditfére niatériellement de celle énoncée dans la première lettre écrite à M,

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Hamel ou rapportée par MM. Lemieux et Bégin dans le compte rendu de leurs conversations avec le Dr Landry.

241. ‘ D'où venait cette accusation ? On citait comme autorité la conversulion tenue entre M. Bégin et M. le Dr Landry.—Cette conversation. s'est tenue sans témoins. L'accusation qe s'y est faite n'a done pu être dévulgnée.

que par M. Bégin ou par M. le Dr Landry. Or, elle ne l'a pas été par M. Bégin qui déclare lui-même ne l'avoir jamais cru fondée.

Nous avons longuement réfuté ces étranges assertions et confondu Île faible logicien qui tente de les faire valoir.

Voir Nos. 122, 125 et suivants, 132, 197, 202, 204. 207, 211, 214, 225 et

242. ‘ M. A..C-P..R. Landry essaye de prouver (page 10) que cette con: versation à dû se répandre par d'autres que par M.le Dr Landry: Or tout ce qu'il peut trouver de la part de M. Bégin, comme ayant pu contribuer à la pu: blier, c'est que ce Monsieur a d& en parler rà M le grand-vicaire- Legaré.— Nous pouvons aller plus loin et dire : quand mème M. Bégin eu aurait parlé à M Le-

garé et même à Mgr l'archevèque, ve ne serait pas une divulgation comme celles que certains laïques font remonter jusqu'au Dr Landry.”

M: Hamel, qu'on le re marque, ne nie pas notre assertion. M. B'gin à parlé à M. Hamnel et au grand-vicaire Legaré : M Hamel a parlé à l'Arches vèque, Et qui nous dit maintenant que ces quatre personnes n'ont pas parlé à d'autres ?

Comment se fait-il que M.- Livernois connaissait les opinions de M. Hamel sur la franc-maçonnerie ? [l ne les tenait certainement pas du Dr Landry, mais il jure au contraire que c'est: M. Hamel lui même qui les lui a communi-

quées.

243. * Notu M. A-C-P.R. Landry à ce propos soutient et entreprend de prouver que M. Ernest Myrand n'a fait que prêter son nom et a signé une cor respondance écrite où au moins inspirée par M. Hamel. Qu'il suflise de citer la déclaration ci-jointe de M. Ernest Myrand. ”

M. Hamel a mal interprèté notre pensée Nous n'avons aucune objection à ce que M. Myrand reclame et conserve pour lui seul la paternité du trivial éerit qu'il a lancé dans la presse et qu'il termine par cette boutade de mauvais aloi qu'aucun écrivain qui se respecte ne voudrait signer :

“ Je le vois d'ici ce digne propriétaire vous presser rordialement sur son

ventre paternel et vous mettre à l'aise dans le sein de sa miséricorde ”

Ce que nous avons voulu dire c'est que ceîte correspondance contient des détails tels que l'on est forcément amené à conc lure qu'ils viennent de M. Hamel et de personne autre.

Nous avons peut-être eu tort de dire qu'ils viennent directement, au lieu

d'écrire qu'ils venaient directement ow indirectement. Nous saurons à quoi nous en tenir, lors de l'enquête.

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