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« L] Ê . ‘ M. Hamel est accusé d'avoir dit de Mgr l'archevèqué qu'il était un homme trop honnête pour plaider devant les cougrégations r$inaines ” Ces paroles ne sont pas exactes, mais elles ont un fondé de vrai
» Ni par cette accusation on a cru qu'on jetterait du froid entre Mgr l'Archevèque et M. Hainel, on s'est trompé ; car, ce que M: Hand! a dit et qu'a pu donner lieu à cette accusation, il l'a dit à Mgr l'Arche ‘vêqu Jui-méne. —Et qu'est-ce done qu'il a dit ainsi ? ”
Nous ne savons pas et nous ne tenons pas à savoir ce dne M. Hamel a dit où à pu dire à Mgr l'arc cher vèque et notre accusation ne porte pas du tout sur ce point. Nous avons accusé et nous’accusons M. Hamel d'avoir dit A/d'autres qu'à l'ar hevêqne que Monseigneur était un homme trop honnété pour plaider devant les congrégations romaines Nons maint nons notre accusation et nous la RISHNSIENR |
307 M: Hanel ne sait pas trop s'il n'a pas v mployé le mot bon au lieu du mot honnéle; mais va pour hounéte. Ce que M Hamel n'a Pas dit cé sont les mots ‘ devant ies congrégations romaines ” M. Hamel a dit d'une maniere gés nérale que Mgr l'Arc hevèque est trop bou, à une trop grande-bonne foi, n'est pas assez défiant pour plaider contre dus adversaires qui eux savent user de tons les détours de la procédure, et qui plusieurs fois, à ‘la connaissane de M. Hamel,‘ont voulu tromper les congrégations romaines. —C'e:t done dénaturer le sens des paroles de M. Hamel que d: donuer à eutendre qu'il voulait a'taquer l'esprit de justi e d's congrégations romaines, tandis qu'il voulait fair: contraster la bonne foi sans défiance .de Mgr l'archevèque contre 1 mauvaise foi de certains de ses adversaires.
Nous ferons notre.preuve: ce sera là notre réponse 30N “Il
M. Hamel est acensé avoir exprime l'espoir que, Pie IX ne serait pas ussez fou jiour ainenér devant le Concile du Vatican la question de l'infullibilité du Pontife Romain !
M. Ladry insinne je que deuc prétres au moins sont prets à affirmer, probablement sous lu foi du serment, cette assertion Ces deur prétres doivent évidemment être parents de ceux, prètres aussi, qui, présents à une conférence vecksiastique où la question à traiter était Le sujet de l'infaillibilité dans l'Eglise, pvrétendirent qué’M: Hamel s'était prononcé rontre l'infaillibilité du Souverain Pontife. Le Concile du Vatican n'avait pas encore eu lieu. Anrès avoir entendu
.dévelepper la thèse de l'infaillibilité pontificale, M. Hamel s'était levé et avait
dit an développeur du cas : ‘ J'admets votre thèse ;.mais je voudrais bien savoir vomment l'on répond à telle objection.” Le développeur comprit si bien la pensée de M. Hamel qu'il commença sa réponse par ces paroles : “M. Hamel est uu singulivr raisonneur : 11 cominence par admettre la thèse, puis il fait une objuction contre elle; ce à quoi M. Hamel répliqua : ‘Ce n'est pas pour inlirmer
votre thèse que je fais mon objection, puisque j'admets la thèse ; mais c'est pour avoir la réponse à une objec tion dont je ne connais pas la solution et que-je désire savoir. "—Eh bien! voilà un petit bout de conversation qui a en lieu devant . Une quarantaine de témoins ce qui n'empêche pas rertains prétres d'affirmer que M. Hunel s'est alots prononcé contre l'infaillibilité pontificale !
Toute cette petite histoire est complétement étrangère à la question et n'est mise là que “ pour gonfler” le mémoire de M. Hamel.
309, ‘ À lu question maintenant. Peu de temps avant le concilé du. Vatican, un certain groupe d'hommes en France, dans le temps où la queëtion de l'infaillibilité était dans toute sa chaleur, jrétendaient que le dogme de l'infaillibilité pontifliale ne serait pas discuté au Concile, mais qu'il serait défini par acclamaltion. Naturellement cette idée ridicule eut son écho en Canada. M. Hamel eut occasion de dire ce qu'il pensait de cette idée-là, et il le fit d:i cotte manière énergique d'expression qui est däns son cara ‘tère bien connu et qui du
reste est tolérée en conversation familiere, pare qu ‘on est censé parler à des gens d'assez d'esprit pour ramener les mots à leur sens réel."
M. Hamel fait ici de lui-même un portrait qui aidera énorméinent äu tribunal à juger ce‘ dignitaire ecclésiastique. C'est un homme dont /e caractère bien connu ne marchande pas les expressions énerciques, et qui a toujours besoin d'avoir affaire à des gens d'esprit qui raménent à léur sens naturel les mots dont il fait usage, ces mêmes erpressions énergignes que volontiers il emplois.
Nous pensons qu'il serait préférable, à tous tes points de vue, que M. Hamel laissat de côté les expressions énergiques pour se servir, comine le reste des bhuinains, des mots propres, des trmes convenables, que personne alors ne serait obligé de ramener à-un'sens plus naturel.
1 s'éviterait ainsi bien des mécomples et ne blesserait pas la charité et
la justice .
310. ‘ A4-il employé les môts ‘assez fou ” ? M. Hamel ne se le rappellé pas. Mais supposons par in possible qu'il les ait prononcés, et, en tenant compte la re marque qui précède, ‘sur la familiarité de la conversation, supposons qu il ait dit : ‘ Bien certainement le Pape ne sera pas assez fon pour permettre de proclamet un tel dogme pr acelamation : et s'il permet que la question vienne devant le Concile, elle sera bieu certainement disentée à fond ‘ — Supposons,
dis-je, que M. Hamel eût tenu ce langage, où serait l'hétérodoxie ?? La question n'est pas de savoir si M. Hamel a tenu le discours qu'il suppose, mais il s'agit pour M. Hamel de #ier avôir tenu lé discoursequ'on lui attribue. Pourquoi ne nie-t-il point ? Cela couperait court à toutes ses su ppositions
Craindrait-il de donner une négation pure et simple ?
311. ‘ Sans doute, l'expression employée serait incobrenante dans un discours, où dans une discussion publique, mais dans la conversation funilière entre trois où quatre personnes, elle ne fait que manifester l'énergique conviction, basée sur l’histoire des Con: iles, où était M. Hamel, que le Pape laisserait discuter la question jusqu'à ce qu'on eût répondu à toutes les objections, préci-