‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 119 sur 121 · IH · texte numérisé non relu

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I est assez difficile à M. Iamel de pouvoir dire quel x pu étre le prétexte qui a donné lien à la troisième arcusation, dont le caractère vague n'est pus aisé à préciser st À comprondre. Au meilleur de sa mémoire, M. Hadrel ne voit pas d'autre circotstance que la suivante, qui ait pa prêter à unet telle interpretation.

À Rome, sous la domination pontificale, le droit était toujours d'accord avec la force, puisque la puissance se trouvait entre les mains du Nouverain l'ontife. De là un état de choses qui ne présentait jamais de conflit etre le droit st là forie. Il en résultait que ceux des employés des congrégations 1} romaines qui n'avaient pas cu occasion de résider où de voyager. dans des pays où cit heureux état de choses n'existe pas, avaient une certaine difficulté de bien se mettre au courant d'une situation d'affaires toute GTR ES où le droit strict, n'ayant pas l'appui ou le contrôle de la force, avant même quelquelois à lutter contre elle, est obligé de se/contenter de tirer le meilleur parti possible des circonstances qui lui sont faites. — Aussi fallait-il quelquefois de longuvs explications pour mettre certains wémbres on emplo és des congrégations romaines bien au FORRAUE vo "de notre situation spéci: . au Canada. ?

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; Cette thèse est un reproche à peine déguisé votre les congrégations ro-

maines : M. Hamel insinue que ces congrégations ne comprennent pas bien la situation politique des pays qu'e Iles ont mission de gouverner spirituellement.

: 7 É 314.‘ Quand est survenue l'occupation piémontäise, les cireonstances à : Rome ont changé ; le droit est bien resté du côté du Souverain Pontife, mais ln force s'est trouvée dans le camp ennemi. Bon gré, malgré, il a fallu tirer parti des circonstances, faire certaines consessions pratiques (!), qu) ont permis à tout le personnel des Congrégations de toucher journellement du doigt des difficultés dont dr 4 il n'entendait parler que de loin et dans des cas particu-

liers —M. Hamel se rappelle fort bien avoir, à plusieurs reprises, fait bonnement ét sans défiance la remarque que l'occupation piémontaise, en conformité de cet adage, à quelque chose malheur est bon, nous uuru fait quelque bien et un bien qui rostera après cette occupation, à savoir: qu'elle aura fait comprendre; aux congrégations romaines les difficultés de la situation anormale dons laquelle se trouvent les pays mixtes. où l'autorité est entre les mains dés héretiques, et où par conséquent il faut procéder avec prudence et par voie de tompromis où d'entente amicale autant que possible, en fait de discipline. ”

Et dire qu'il ne fallait rien moins que la spoliation des biens de l'Eglise, l'emprisonnement du Pape au Vatican et l'occupation de la Ville Hternelle par une soldatesque étrangère pour donner cette leçon de prudence aux congrégations romaines et leur apprendre, une bonne fois, l'art de conduire l'Église catholique, duns les pays mixtes.

Les explications que vient de donner M. Hamel aggravent sa faute et: constituent une insulte sanglante pour les congréæations rotmainvs.

Si nous prenons les paroles du grand-vicuire pour ce qu'elles valent, il faut nécessairement conclure que les pays mixtes n'ont obtenu justice du St- Siège que depuis l'invasion piémontaise. Voilà le grand bien, que nous n'avions pas auparavant et “que seule a pu nous donner l'o-cupation de Rome par les troupes de Victor Einimanuel et de Humbert IT. E

Heureusement é'est un bien qui restera; M Hamel nous le dit. |

Nous protestous contre de semblables paroles. Elles ne sont certainement pas dignes d'un prêtre catholique. 3 : Nous protestons également contre cette insinuation qui porterait à croire que dans la province de Québec l'autorité est entre les mains des héritiques. l'our ceux qui connaissent notre*provinee rien de plus erroné. Dans la province de Québec, c'est la majorité catholique qui gouverne, et le pouvoir n'est én aueune manière entre les mains des héritiques. tr

Nous protéstons également, avec respect, mais aussi avec tonte l'énergie : possible, comme catholique et comme homme politique, contre des renscignements essentiellement faux que l'on a fait parvenir jusqu'au Kt-Niège et allant à dire que dans notre paisible province les protestants étaient inquiets et irrités contre le clergé sous prétexte d'ingérence indue de Ja part de celui-ci dans les élections politiques.

On a fait alors ce que M. Hamel insinue aujourd'hui: on x représenté notre pays entre les mains des hérétiques, on a agité Le spectre du fanatisme, on a calomnié, on a indignement calomnié notre clergé

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Ah'!pour ces calomniateurs l'occupation piémontaise a été un bien: à quelqu'un malheur est bon. Mais à nous tous catholiques convaincus et dévoués la perte du pouvoir.temporel n'a donné aucun avantage quelconque et rien ne nous empêche de protester aujourd'hui, comme il y a quatorze ans, contre les vainqueurs du 20 septembre.

M. Hamel, lui, trouve que ceux-ci ont ouvert les veux aux membres des congrégutions romaines.

315. ‘ Loin de nier ces allégations, M. Hamel les croit encore vraies et ne les désavoue pas.

Au reste il ne voit pas autre chose qu'il ait pu dire pour donner matière à comprendre de travers à ceux qui l'ont interprété si c urieusement.

, M. Hamel u été parfaitement interprété, les explications qu'il vient de GP donner en sont une preuvé irréfutable.

On remarque aussi que M. Hamel trouve plus prudent de ne pas nivr

notre accusation, Ce serait d'ailleurs parfaitement inutile après la thèse qu'il vient de développer. :

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