CR CO I AN
- nable de voir d
après coup, je vais lui transcrire ce que j'avais d'abord mis dans le projet de ma lettre au Dr Landry:
“ Plusieurs discussions eurent lieu entre nous sur ce sujet, une entre autres, en 1876, au commencement d'octobre, je crois. Tout en reconnaissant que la révolution ne pouvait opérer dans notre pays de la même façon qu'en Europe, vu, entre autres circonstances, l'absence des castes et la tenure de la propriété au Canada, je prenais la liberté de lui faire remarquer que la franc-maçonnerie, copiant l'Eglise, était une et universelle; que les loges canadiennes payaient tribut à la francmaçoñnerie tele et qu'elles sauraient bien ici, comme ailleurs, faire subir. à l'Eglise je persécutions légales; qu'il était indigne et condam-
s citoyens appartenant à la société générale s'unir pour des fins inconnubs et conspirer sous le sceau de la nuit et du secret contre leurs compatriotes, et qu'enfin l’enseignement de l'Eglise était là devant nous. À cela M. le recteur Hamel me répondait en me traitant de pessimiste, me disant que soutenir de semblables choses en public
C'était propre à créer des divisions et à troubler la paix, et qu'en outre
je ne procédais que sur des suppositions, etc. À ma demande positive s'il y avait péché à être franc-maçon, il me répondait: que ce n'était pas bien d’être franc-maçon, mais que d'un autre côté, il ne fallait pas
prendre les choses d’une manière aussi absolue. Je me rappelle que je
terminai une de ces discussions en disant à M. Hamel qu'il était souverainement regrettable de voir des professeurs francs-maçons dans notre
université catholique; que nous devions, il est vrai, nous respecter mu-:
tuellement, protestants et catholiques, mais qu'on devait rester chacun chez soi, en famille, en matière de religion et d'éducation. , 4° “ Depuis lundi je suis à chercher quand j'ai dû parler de ces choses-lù à M. Livernois. , J'espère que les nombreux détails que je viens de donner aideront M. Hamel à trouver ce qu'il cherche. Passons par dessus le défaut de mémoire dont se plaint M. Hamel et quelques phrases consacrées à M, Claudio Jannet, qui n'ont que faire dans ce débat, pour arriver aux règles de l'invention. Je sais que la formule: qui nimis probat, nihil probat, est très usitée dans les factums; je reconnais que les opinions que vous avez exprimées sur la franc-maçon-
nerie sont étonnantes, et c'est pourquoi je les ai combattues, d'abord
devant votre propre raison, et ensuite ailleurs comme je vous l'ai déjà dit. HS die Pour ce qui est de l'épithète sonore “ perfidement calomnieuse ,
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