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a) L'accusation dont se plaint M. Hamel était si peu publique que l'autorité ne la connaissait pas (troisième colonne de la lettre de M. Hamel du 16 mai.) (1)
b) Admettre qu'une semblable question peut être beaucoup répandue sans que l'autorité la connût, ce serait insinuer que l'autorité est mal renseignée.
c) Pourquoi M. Hamel ne renseignait-il pas l'autorité ?
d) Prétendre qu'il faille plaider dans la presse chaque fois qu'une question est devenue plus ou moins publique, c'est dépouiller facilement les tribunaux ecclésiastiques et civils de leur juridiction.
e) L'Officialité s'étant occupée des dires de M. Landry, pourquoi M. Hamel a-t-il ev'evé cette affaire à ce tribunal pour la porter dans la presse ? a f) $i M. Hamel était venu dans la presse armé d'un jugement de l'Officialité, il serait dans une position inattaquable.
Sans cette arme,.il est venu chercher une rétractation et il s’en retourne avec deux affirmations.
En terminant, je déuiare que je me tiens à la disposition de l'au-torité ecclésiastique, comme c'est mon devoir de catholique.
Québec, 26 mai 1883. | Vicror Javervois, A. B. L. L., L.
(ij.Ce qui correspond au bas de la page 80 du présent mémoire.
Extraits de la correspondance de M. Ernes! Myrand publiée dans le Canadien du 2 juin 1885.
Hamel vs Livernois.
Monsieur le Rédacteur,
La position de M. le Grand Vicaire Thomas-Etienne Hamel ne lui permettant pas de venir dire non deux fois dans la presse, j'ai cru devoir adresser à votre journal la réponse suivante à l'Affiche de M. l'avocat Victor Livernois.
A son retour de Rome, M. l'abbé Alphonse Lemieux alla rendre
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visite à M. le Dr Landry. Tout naturellement, l'on causa des affaires européennes et, entre autres sujets, de l'influence universelle de la francmaçonnérie. Au grand étonnement de M. l'abbé Alphonse Lemieux, le professeur honoraire de l'Université Laval lui déclaru qu'il croyait avoir un témoignage. suffisant pour affirmer qu'il se trouvait dans la Province Ecclésiastique de Québec douze prêtres francs-maçons. La stupéfaction de M. l'abbé Alphonse Lemieux fut telle, qu'il ne crut pas devoir moins faire que d'avertir M. le Grand Vicaire Cyrille- Étienne Legaré de cet on-dit monstrueux. En conséquence, M: ie Grand Vicaire, à la date du 30 octobre 1882, écrivit une lettre à M. l'abbé Nazaire Bégin, prêtre du Séminaire de Québec, et Promoteur de l'Officialité, lui demandant de se rendre auprès de M. le Dr Landry, et le prier, au nom de cette même Officialité diocésaine de Québec, de vouloir bien lui nommer la personne qui lui avait dit exister, dans la Province Ecclésiastique de Québec, douze prêtres canadiens francs-maçons. Monsieur le Docteur répondit que ces renseignements étant des confidences privées, le tenaient en honneur au secret de ces révélations. Ce fut au cours de cette même conversation que M. Landry déclara à M. l'abbé Bégin que M. le Grand Vicaire était convaincu, comme il le disait à tout venant depuis 1873, que la maçonnerie n'était en Canada qu'une société de bienfaisance’ ou de secours mutuel.
°“ Je ne vois pas, ajouta-t-il, pourquoi je ne serais pas en droit de conclure qu'il (M. Hamel) pourrait parler dans le même sens aux per»: sonnes qui le consulteraient au confessionnal ou ailleurs, à savoir qu'il n'y a pas-de mal pour un catholique à faire partie de la franc-maçonnerie en Canada. ,
De retour au Séminaire de Québec, M. l'abbé Bégin n'eut rien de plus pressé que de raconter à M. le Grand Vicaire Hamel l'étonnante conversation du Docteur. Ils s'en amusèrent beaucoup. Elle fit rire davantage l'Archevèque, à qui M. le Grand Vicaire Hamel la rapporta luimême. On allait presqu'oublier ce racontar, quand trois ou quatre mois plus tard, une lettre de Mgr l'Evèque Moreau fut reçue par le Révérend M. Bégin, lui demandant des renseignements sur l'origine d'un cancan que l'on répandait dans son diocèse, et que le bon sens, cependant, empêchait Sa Grandeur de croire.
La lettre de l'Evèque de Saint-Hyacinthe rendit son sérieux à. M. le Grand Vicaire Hamel. Il écrivit à M. le Dr Landry pour lui demander un compte exact de-sa conduite et une rétractation des com-
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mérages dont il était l'auteur et le point de départ. M. le Dr Landry s'y refusa et persista dans ses assertions.
M. l'abbé Hamel, après avoir antérieurement soumis à l'Archevèque la correspondance échangée entre lui et M. le Dr Landry à ce sujet, lu publia en entier dans lo Journal de Québec . , + + + + + + +
… Quand M. le Grand Vicaire s'est présenté devant Mgr Tascherean pour lui soumettre la correspondance qu'il jugeuit nécessaire de publier
en faveur de sa bonne réputation salie, il n'y avait pas devant Sa Gran-
deur de plaintes portées contre sa persanne , «+ + + + + + +
.. . . IH (M. Hamel) consulta son Archevèque, non pas en qualité. de président de tribunal ecclésiastique, mais comrie r'aviseur ordinaire de ses vicaires généraux, pour les cas compliqués et difficiles qui surgissent quelquefois dans l'administration spirituelle ou disciplinaire du diocèse, Monseigneur approuva sa manivre de voir, qui consistait à publier dans un journal la correspondance entière changée entre lui et le Dr Lan-