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. . |. On ne se frotte pas impunément à la personne de M. le Grand Vicaire Hamel. Ce n'est pas vous apprendre une nouvelle que vous le dire maintenant. Votre expérience à bonne mémoire. M. Hamel n'est pas un prévôt d’armes, non plus qu'un maitre d'escrime, mais c'est un an-
cien professeur au cours de physique, excessivement fort en mécanique,
qui tient le bras d'un homme pour un levier de troisième genre, Ca-
pable de donner un soufflet de première classe! (11!)
Cette main de prêtre, si compatissante et si douce lorsqu'elle appuie la douleur d'un malade ou relève dans la rue la misère morale et corporelle des petits enfants pauvres, frappe avec une terrifiante rudesse (!) sur qui ose outrager dans sa personne l'ex-recteur de l'Université Laval ou le Grand Vicaire d'un archidiocèse (!!). . . + : :
Ernest Myranr.
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FIÈCE NN. 6.
VA © Québec, 5 juin 1883.
le Dr J. E., Landry M. D. — Québec.
J'ai l'honneur d'ètre chargé de vous transmettre copie de la résolution suivante, passée au Conseil universitaire, en séance du 4 courant.
Résolu unanimement: One vu la conduite tenue par M. je Dr J,
E. Landry à l'égard de M. ie Grand Vicaire Hüämel,. ancien recteur
de l'Université, le titre de professeur honoraire cesse d'être att dit M. le Dr J. E. Landry.
Veuillez me croire, M. le Docteur,
ribué au
Votre humble serviteur.
P. Rousser, Ptre, S. c. U. L,
: Fe Québec, 7 juin 1884,
Rév. M. Pierre Roussel, Ptre, Secrétaire de l'Université Laval, — Québec.
Monsieur le Secrétaire,
J'accuse réception de votre lettre en date du 5 du présent mois, me transmettant copie d'une résolution qui m'enlève inon titre de Professeur honoraire à l'Université Laval.
On donne comme motif de cette décision la ligne de conduite que j'ai tenue tout dernièrement à l'égard de M..le Grand Vicaire Hamel.
. Cette conduite est-elle blämable? On ne le dit pas. La motion n'apprécie en aucune manière ma conduite.
Je suis simplement destitué.
Qui a été mon accusateur? quel a été le chef d'accusation? qui
a pris ma défense? qui a proposé mon renvoi? Impossible de répondre | à ces questions. Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien. Le*premier :
avertissement qu'on me donne, c'est la nouvelle que je suis à la porte.
Je suis l'un des premiers profosseurs de l'Université Laval, occupant cette charge depuis sa fondation. J'ai consacré vingt-sept années de ma vie à y enseigner la médecine, et après vingt-sept années d'un
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travail ardu, après vingt sept années d'un dévouement qui ne s'est jamais démenti et qui m'a valu des éloges publics, voilh que sans k forme de procès, d'autorité seule, on me retire un titre honorifique, dernier lien qui m'attachait à votre institution, seule preuve tangible de lu reconnaissance qu'elle voulait me témoigner, a Et l'Electrur annonce au public ce que vous croyez être ma disgrâce, ns en même temps que votre lettre m'apporte cette étonnante nouvelle, J'ai doublement lieu d'être surpris.
Je n'ai jamuis attaqué l'Université Laval. Bien au contraire, je l'ai défendue. , On me parle de ma conduite à l'égard de M. le Grand Vicdire Hamel; mais en quoi cette conduite nn 6 } Qu'on me le dise. M. Hamel m'a demandé de signer unë rétractation, * s En conscience, je ne pouvais pas mettre mon nom au bas d'un tel fi document. Je ne pouvais pas signer une pièce allant à dire que M. 1 Hamel n'avait pas tenu une conversation que j'avais entendue, que j'étais certain, que je suis encore certain d'avoir entendue. Et c'est parce que je n'ai pas consenti à me déshonorer, à agir contre les dictées de ma propre conscience, qu'on m'enlève aujourd'hui le 4 titre de professeur honoraire de l'Université Laval! . : Soit, j'y consens. :
: ‘+ J'aime mieux perdre le titre de professeur honoraire, d'une institution - pour laquelle j'ai combattu près de trente ans que de voir amoindrir celui d'homme honorable, Je tiens encore plus à ce dernier titre qu'au premier. L'Electeur, qui annonce au public — à quel titre ? je l'ignore — mon expulsion du corps universitaire, donne aussi à entendre, dans un autre L) Û entrefilet, que le Cercle catholique de Québec doit recevoir de Mgr l'Archevèque l'ordre de m'expulser de son sein.
Le Cercle n'aura pas cette peine.
J'occupais dans cette institution, tout comme à l'Université depuis Pa deux ans, une position purement honorifique; on m'av ait nommé membre à auxiliaire.
, Mais comme je tiens à ce que personne ne souffre à mon occasion, je y donne ma démission de membre auxiliaire du Cercle catholique de Québec. / J'appartiens aussi à la Congrégation N.-D. de Québec; je suis prêt à m'en retirer pour ne pas SASATIne ‘plus JARRSSTeE les serviteurs = de Marie, si on l'exige.
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: J'ai appris — quelques indiscrets me l'ont dit — que j'avais fait un . peu de bien, pécuniairement et professionnellement parlant, à des insti- ‘.tütions religieuses. FRERE £ L “* de suis prêt à me tenir tranquille, à ne plus seconder les efforts des en. © J'autorités ecclésiastiques, si celles-ci ne le veulent pas. Re & Mais il est une chose dans laquelle je veux vivre et mourir: c'est hs ; ma religion, et j'espère qu'on me la laissera. Que ceux qui veulent me dépouiller de tout, des honneurs de ce - monde du moins, consentent à ne pas m'enlever cette dernière consolation, et je trouverai encore assez de force et assez de charité pour les bénir. En terminant, je prie Dieu qu'il protège Laval, qu'il lui donne des professeurs plus capables que je ne l'ai été, un conseil qui marche toujours dans les sentiers de l'honneur et de la-justice. C'est tout le mal que je vous soubaités Je qu Monsieur le Secrétaire, ‘-Votre etc. ; É (Signé) J. E, J. Laney.
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FIÈCE N\, 7.
"Deux documents épiscopaux publiés dans le Canadien du 44 juin et dans tous les journaux catholiques de l'archidiocèse de Québec.
Mandement de Mgr E.-A. Taschereau, Archevèque de Québec, sur les sociétés secrètes,
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ELZEAR- ALEXANDRE TASCHEREAU
Par la grâce de Dieu et du Siège apostolique, Archexèque de Québec, Assistant au Trône Pontifical, /
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/ Aù Clergé séculier et régulier, et à tous les Fidèles de l'Archidincèse de Québec, Ù ; * “Salut ct Bénédiction en Notre-Seigneur. 1
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Personne d'entre vos, Ncs Très Chers Frères, A'ignore que pour Le A de très solides raisons, ia Sainte Eglise Catholique défend à ses enfants de s'enrôler dans les sociétés secrètes, soit que l'on/y exige un serment, “soit que.l’on s'y contente d'une simple promesse.
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La peine d'excommunication qu'encourt par le fait mème celui qui viole cette défense, montre assez quelle importance l'Eglise y attache. “ L'expérience, disaient en 1868 les Pères du Quatrième Concile de Québec, prouve le danger qu'elles offrent pour la religion et pour Ja société. D'ailleurs, le simple bon sens ne dit-il pas que la vérité et la justice ne redoutent point la lumière, et qu'une association dont le but serait hu.uête et avouable ne s'envelopperait pas ainsi de mystères impénétrables ? “ Fermez donc l'oreille, dit le Souverain Pontife Léon XII, “ d'heureuse mémoire, fermez l'oreille aux paroles de ceux qui pour vous attirer dans leurs assemblées, vous affirment qu'il-ne—sy "commet
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rien de contraire à la” raison et à la Yeligion. D'anord, ce serment coupable que l'on prète, même dans les grades inférieurs, sufit pour que vous compreniez qu'il est défendu d'entrer dans ces premiers grades et d'y rester. Ensuite, quoique l’on n'ait pas coutume de con- 4 fier ce qu'il y a de plus criminel et. de plus compromettant à ceux qui sont dans les grades inférieurs, il est cepéndant manifeste que la force et l'audace de ces sociétés pernicieuses s'accroissent en raison du nombre et de l'accord de ceux qui en font partie. Ainsi, ceux des rangs iniérieurs doivent être considérés comme complices de tous les crrmes qui s'y commettent. , (Lettre Apostolique de Léon XII,
.13 mars 1826).
Le même Quatrième Concile nous met en garde contre certaines autres sociétés, moins secrètes, il est vrai, mais encore trop dangereuses. “ Sous prétexte de protéger les pauvres ouvriers contre les riches èt
lés- puissants qui. voudraient les opprimer, les chefs et les propagateurs
de ces sociétés cheréhent à s'élever et à s'enrichir aux dépens de ces
:'mèmes ouvriers, souvent trop crédules. Ils font sonner bien haut les
beaux noms de protection mutuelle et de charité pour tenir leurs adeptes dans
une ügitation continuelle et fomenter des :troubles, des désordres et des
injustices. Croyez-le bien, N.°T. C. F., concluent les Pères du Concile, lorsque vos pasteurs et vos confesseurs cherchent à vous détourner de ces sociétés, ils se montrent vos véritables et sincères amis; vous seriez bien aveugles si vous méprisiez leurs avis pour prèter loreille à
‘ des étrangers; à des inconnus qui vous flattent pour vous dépouiller, et
qui vous font de #éduisantes promesses pour vous précipiter dans un abime, d'où ils se garderont bien de vous aider à sortir. ,
De cet enseignement de l'Eglise, il résulte, N. T, ‘C. F., comme première conséquence, que c'est toujours une ‘faute très grave que de
norme a Se