‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 69 sur 121 · RE · texte numérisé non relu

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non pas pour défendre la vérité outragée, mais pour apprécier lui-même, à sa façon, dans un document publie, solennel, la conduite de M. Landry et celle de son grand-vicaire.

I lance son mandement

Or:dans ce docmaentil est dit :

“Par le temps qui court CERTAINS rallte rs semblent avoir mis en oùbli ces principes élémentaires de justice et de charité dans leurs courersations et leurs ÉCRITS en portant à la lésère CRETE ACCUSATION de FRANC-MAGÇONNERIE routre des

membres du clergé ” . : 4

7. Li est donc parfaitement affirmé, en toutes lettres, dans ce mandement,

qu'à !: date de sa pub'itation (Pur le temps qui court), certains catholiques ont

porté !:s accusations de franc maçonnerie contre des membres dv. clergé, et cela

dans ‘135 CONVERSATIONS el dans leurs ÉCRITS

Or, en fait décrits, il n'y avait dans le temps, devant le public, que les écrits du Dr Landry et ceux de M. le grand vicaire Hamel. :

Le mandement ne vise pas ces derniers, c’est évident. Il ne reste plus que ceux du Dr Landry.

: Le mandement affirme don: que le Dr Landry a porté dans ses écrits vds accusations de franc-maçonnerie coutre des membres du clergé,

C'est IA la seule intérprétation possible de cette partie du mandement. C'est ainsi d'ailleurs que l'a compris le publie. Mgr l'archevèque lui-mêine confirme cette interprétation dans sa lettre du + juin, et lorsque plus tard il voudra forcer le tribunal de l'Officialité à se recuser, il invoquera ce fait qu'il

s'est prononcé en faveur de M. Hamel contre le Dr Landry!

s. Le Dr Landry est done clairement dénoncé dans ce mandement à tous les fidèles de l'archidiocèse.

Il y est accusé d’avoir. par le temps qui court, porté à la égaré) dans ses écrits, une accusation de franc-maçonnerie contre d's membres du clergé.

9. Cette accusation de NS. G. l'arcnevèque contre Le Dr Landry est-elle vraie ou fausse ?

Les éerits du Dr Landry ont été publiés par M. le grand-vicaire Hamel lui-même. Ils peuvent être examinés: ils forment partie du dossier.

Or, jamais, nous le ‘d'sons hautement, le Dr Landry n'a fait ce que le mandement lui attribue: jamais il ne s'est rendu « ‘oupable, ni dans ses conver-

‘ sations ni dans ses écrits, de la faute pour laquelle il est dénoncé à tout un

PAYS. Rs Et cependant le mandement l’affirme + Le mandement affirme donc une erreur, dénonce injustement-un citoyen respectable et continue, en lui donnant une extension incommensurable, la

diffamation commencée par M. Hamel.

10, Que répond Sa Grandeur à cette seconde accusation ? Voici touté sa défense. :

L'archevêque de Québec s'évertue à établir que lorsqu'il a publié son, mandement il y avait devant le public certaines rumeurs, certaines accusations, qu'il importait «d'arrêter, et que c'est dins ce but qu'il a en recours au moyen énergique dont nous nous plaignons.

l'our mieux établir sa thèse il cite quelques uoms propres, ceux de Messieurs les abbés Roy, Faucher et Gingras, trois prêtres qui lui auraient fait

certaines confidences au sujet de la franc-maçonnerie.

Mais en vérité qu'importe tout cela? L'arch:vèque de Québec eiterait vingt noms, prouverait l'existence de cent rumeurs calomnieuses, écrirait, sous

sa signature qu'il est à PRÉSUMEK (sic) que le-Dr Landry ne s'est pas fait scrupule de faire certaines confidences, rien de tout cela ne serait une ré ponse à l'accusation portée contre lui d'avoir, dans un mandement, ailirmé et propagé une érreur monstrueuse et condamnable en d‘clarant que par le temps qui vourt certains catholiques ont porté à la légère dans leurs éCRITS l'accusation de franc-maçonnerie contre des membres du clergé.

Mgr l’archevèque n'avait qu'à prouver la vérité de cette étrange assvrtion. Il ne l’a pas fait.

Il ne peut se justifier qu'ex produisant res écrits dont il parle : il ne pourra jamais le faire.

Son mandement conserve done le caractère que nous lui avons trouvé; il est diffamatoire, et Sa Grandeur a eu parfaitement tort de se servir de son autorité pastorale pour porter contre le Dr Landry de publiques accusations qu'il lui est maintenant imp sssible de prouver. ’ 11. Avant de passer à un autre sujet, qu'il nons soit permis de dénoncer au tribunal le procédé plus qu étrange employé par Sa Grandeur pour se donner l'avantage de faire une réponse en apparence victorieuse.

Sa Grandeur y a recours en plus d'un endroit. Nous nousecontenterons

seulement de signaler ces fâcheux écarts au tribunal, lui laissant Je sin de les apprécier. |

Ainsi, à la page 3 de sa réponse, Sa Grandeur reproduit de la page 102 dû mémoire, deux phrases de son mandement, qu'elle fait suivre > d'une dénégation de notre part, prise à la page 23. Ù

Or, notre dénégation porte sur la première de ces deux phrases

Telle que reproduite elle est appliquée par Sa Grandeur à la deuxième phrase.

Elle n’a plus rapport au même fait, mais ainsi disposée par les soins de Sa Grandeur, elle permet à l'arc ‘hev éque de Qué ‘bec d'écrire huit pages de hors d'œuvre.

IL était pourtant bien facile à Sa Grandeur de s'én tenir à la se propo-

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sition niée par nous, à la page 28, et de s’ épargner la peine de courir à la page 102 pour lui substituer un autre ordre de faits.

Les exigences d'une franche discussion ne peuvent pas jüstifier l'usage d'un tel procédé.

Malheure”sement l'archevèque de Québec ÿ à recours trop souvent,

12:E" puisque nous, Somms à traiter cette question délicate, notre

* devoir est de signatèrau tribunal uu autre fait d'une extrême gravité, dont la

connaissance jettera sur toutle plaidoyer de Sa Grandeur une ne re qui en fera saisir la valeur réelle.

Mgr l'archevêque, dans sa défense, pour justifier la publication de son mandement, affirme qu'il a eu recours à ce moyen pour arrèter certaines accusations calomnieuse «lors devant le publie. :

Pour prouver cette assertion, il cite les noms de trois prêtres, Messieurs les abbës Faucher, Cingras et Roy :

Nous avons écrit à ces trois témoins de Sa Grandeur et nous leur avons | posé, à chacun, la question suivante :

“ Puis-je. savoir à quelle date vons.avez donné ce renseignement à Mgr ? “ Est ce avant ou après le ler juin 1833 ?”

Îl est en effet important de savoir si c'est uvunt ou après la publication du mandement du ler juin 1883 que ces Messieurs ont donné à Mgr l'ar hevèque ; ces précieuses informations sur lesquelles Sa Grandeur prétend m: vintenant s'appuyer pour expliquer et justifier la‘publication du fameux maudement. . 13. Voici la réponse de M. l'abbé Faucher. Ù

Ancienne Lorette, 30 avril 1884 Monsieur P. Landry, Membre des Communes, Villa Mastai — Québer.

; Monsieur, :

En réponse à votre lettre d'hier, j'ai 1 honneur de vous informer que les renseignements fournis à Monseigneur l'archetéque de Québec, et au sujet desquels vous m'écrivez ni été donnés à Na Grandeur en septembre 1888.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très humble serviteur, “ Jos. Ocr. FAUCHER, Ptre

14 De son côté, M l'abbé Gingras nous écrit :

: St. Edouard, 2 mai 1884 A M Philippe Lndry, AL. P. ; Chevalier de St GG le Grand: ° Villa Mastai— Près Québec.

Cher Monsieur Landry, En réponse à votre honorée lettre datée du 29 avril dernier, je m'empres-

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se de vous faire connaitre que l'information dont. il s’ agit a du être communiquée à Sa Grandeur vers la fin de septembre 1883, bien sûr après le ler juin 1883: C'était en réponse aux injonctions de la cireunlaire No. 123. - J'ai l'honneur d'être. ‘ M. le chevalier, < A Votre très dévoué serviteur, À A. CiINGRAS, Ptre.

15. Le curé de St Alexandre, M. l'abbé Clovis, Roy, au dire de S. G. avait, dès 1882, reçu la confidence qu'une dizaine de prêtres du diorèse étaiént francs-maçons, mais détail important que volontairement l'arc lv sans se donne bien garde de dévoiler, cette conüidence n'a été faite à. Gr. su ‘en septembre

Nous avons le document qui constate ve fait.

Il appert donc par le propre témoignage des trois prêtres nommés par l'archevêque que les renseignements qu'ils ont donnés à N. G. ne lui out été fournis qu'à la fin de séptembre 1883.

C'est-à dire quatre mois après la publication du mandement du ler jain 1833!!!

Et c'est un tel témoignage que S. & ose aujourd'hui invoquer!

‘Voilà les renseignements sur lesquels l’archevèqne prétend s'appuyèr pour expliquer et justifier l'étrange publication du plus malheureux des man: dements !!

Ce n’est pas à sa justification mais à sa condamnation la plus entière que travaille ici $. G. en recourant ainsi à l'emploi du plus inavouable des moyens de défense. :

2% Protection à la franc-maçonnerie.

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