‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 86 sur 121 · ERA, EE · texte numérisé non relu

ERA, EE

Nous maintenons notre RRRAATIEN et nous trouvons exhorbitante la prétention de SN, G., re

Ce que le dernier des citoyens peut faire, dosnondte dans l'arène, se méler

aux combattants, écrire pour le publie, donner et recevoir des coups, l'arche:

Aêqne ne peut pas le tenter. Le dernier des citoyens peut se prononcer dans et sur n'importe quel diffé rend vt

fon jugement peut avoir où ne pas avoir de l'im réque, veut user de ce droit qu'on ne refuse pas au dernier des citoyens, il prystitue alors la justice, il la détourne de son cours, il ferme tout accès à son trifunal, il prive ses justiciables de tous les avantages d'uné saine administration/de la justice, commet la plus g grave des PDT us et s'aventure dans une voie sans issue, .

La présente causg met parfaitement en relief tons les inconvénients qu il y à pour un archevéqu#/de vouloir user d'un droit qu'on ne refuse pas au der-

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Là ‘ . , , 83 “Il appellé cela un jugement ar perle, comme si dans cette discussion

publique M. FAR n av uit pus té entendu.” Déjà répond (No 22)

s4. + Dan. son mandement l'archevéque avait parlé en général de cette guerre déloyale injuste, peu chrétienne que lon fait à des catholiques et même à des membres du clergé sous le convert d'un secret hypocrite que l'on reçoit et que l'on commünique sans le moindre remords ; il avait mis ses diocésains en garde contre än désordre grave dont une disenssion récente et notoire avait révélée une fois de plus l'existence au milieu de nous. Il avait bien le droit, comme tout autre, de déclarer dans-une lettre que M. Hainel n'avait rivn perdu de son estime et de sa confiance.”

N. Cr. revient ici à sa prétention qu'elle avait romme tout antre le droit d'intervenir. Nous avons répondu (No 82) à cette exhorbitante prétention.

85, L'ürche vèque expose deux motifs que M: Landrÿ ne tronve pas de son œoût, inuis qui n'en sont pas moins solides au jugement de tout homme loyal et désintéressé,

a) “Je vous connais (M. Hamel) de trop vieille date et vous ai vu de “trop pres à l'œuvre pour ne pas continuer de croire à votre orthodoxie et à la' * vérité de votre parole. Et tous ceux qui vous connaissent seront de monavis.'

M: Landry appelle cela un principe donnant qui rend manifeste au public l' aveugle confiance que Sa Grandeur porte à M. Hamel. ”

Et en eflet c'est un principe étonnant dans Ja bouche d'un archevèque.

Comme le dit plus loin (No 102) Sa Grandeur, “il s'agissait ici d'une “ conversation entre deux personnes dont l'une aflirme et l'autre nie que cer- ‘“ taines choses aient été dites ; comment constater les faits ? ”

Rien de plus facile pour l'archevêque. La confiance en M. Hamel rem-'

placera la justice impartiale que N. G. doit aux deux parties et l'archevêque de

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Québec donnera à son grandevicuire cette compromettante lettre qu'un ami 5 l

peut écrire mais qu'un juge n'oserait jamais signer.

86. * Jstce qu'il n'arrive pas tous les jours que devant les tribunaux es bons antécédents d'un accusé soïgnt pris en considération et forment une présomption qui suflit quelquefois pour le faire absoudre ? Au contraire, les mauvais antécédents n'entrent-il#fpas beaucoup dans l'appréciation de lu culpabilité 2"

Cette présomption dont parle ici N. G. ne peut être invoquée que si la preuve véritable manque. Mais un homme aurait les meilleurs antécédents possibles, il jouirait de l'entière confiance de ses supérieurs, tout cela.ne l'em: pêcherait pas d'avoir commis nn vol si on le prend un beau jour les mains duns

la bourse de son voisin.

D'ailleurs, en fait d'antécédents—si la doctrine de N, G, vaut quelque chose—ceux du Dr Landry peuvent sans crainte être comparés à ceux de M. Hamel: ils valent pour le moins tont autant et cela seul aurait di arrèter Na Grandeur et l'empêcher de donner publiquement le soutet à un homme qu'elle a vu aussi à l'œuvre et de bien près encore,

87. M. Landry luisméme, par une étonnante contradiction, cherche aussitôt à s'appuyer sur ce même principe des antécédents pour prouver que l'archevéque a tort d'avoir confiance en M. Hunel. I porte en eflet contre: ve monsieur quatre accusations dont il prétend pouvoir donner la preuve aussitot que Sax Grandeur l'archevéque de Québec le lui permettra. Le tribunal devant lequel la cause est portée n’a pas besoin de la permission demandée. M. Iiunmel saura bien se défendre et prouver que ces quatre fois là encore on à dénaturé ses, paroles, comme on à dénaturé celles de bien d'autres et mrême celles de l'archevèque ; nous allons le voir à l'instant.

N. CF. pour prouver ensuite la vérité de son assertion en appelle an téimoienage de l'archevéque de Québec, qui naturellement, étant le même personna- PA

ce, dit-krnmôéme chôse.

k8. b) ‘On m'a si souvent prèté à moiméme, dit l'archevèque dans sa # luttre, des intentions auxquelles je n'oi jamais songé, des paroles que je n'ai “jamais proférées, des actes qui n'avaient pas même le mérite de la vraisem- * blance, que pour ce qui me rasurds..je ne m'étonne ni m'souele guere de ‘ tous ces cancans. On va même jusqu'à m'en faire un reproche Ce n'est pas “que je reste indifférent aux bréches que font à la vérité, à la charité et à la justice ceux qui inventent ou propagent des aceusations mal fondées. ,

“ C'est toujours un grand malheur et souvent un.véritable seandale, ‘qu'on ne saurait trop déplorer. : La renommée au’ ëènt bouch:s les colporte et “ les amplilie, de sorte que bon nombre de personnes d'ailleurs bien intention- # nées finissent par dire : [Il faut bien que ce soit vrai, puisque tout le monde l« “ dit. C'est aussi sur quoi l'on compte pour le succès de ces œuvres de ‘ ténèbres,” :

M. Landry trouve cela rompromettant et incompréhensible. Xe tribunal en jugèra. ”

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— 176 — \ à Ce n'est pas tout-à-fuit ces dernières paroles que nous avons trouvées com- + promettantes et invompréhensibles ; $. G. le sait. Ce qui est réellement compro- ; ‘

mettant pour l'archevêque et incompréhensible pour nous c'est le fait que N. G. ait cru devoir descendre dans la presse et écrire une lettre destinée à devenir publique, lorsqu'au moment même où cette grave démarche a ‘té entreprise, il y avait devant le tribunal de l'officialité une lettre (No. 29) qui devait faire prévoir que le tribunal de l'archevêque serait saisi de la question jetée en päture au public par M. Hamel lui-même. \ s

t , #9, ‘Oui, œuvres de ténèbres, continue l'archevêque, car pendant des °” Û “ mois et même des années entières, on confie à tout venant le secret perfide et | “ l'on se garde bien de le dévoiler à celui-là seul à qui on pourrait le dire sans ‘péché et avec espoir de faire cesser le désordre que l'on croit exister. On se 4 “ fait ‘étrangement illusion en croyant servir la religion de cette manière." Ni Le tribunal jugera .si l'archevêque avait ou non le droit d'écrire ainsi à ; pi: l'occasion de faits notoires révélés par une discussion publique dans les journaux.

Cette dernière prétention de S. G. a déjà eu sa réponse (Nos 22 et 82). Et,c'est là toute la défense que S. G. peut faire valoir, après cinq mois’ és de réflexions, pour justifier sa compromettante lettre du 4 juin 1884 Avec : É \ F ! ; ; ' 54 l'archevêque de Québec nous disons : Le tribunal jugera

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