‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 91 sur 121 · À CN · texte numérisé non relu

À CN

“ D'où venait cette acensation ? On cilail comme autorité la ronversalion

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tenue entre M. Bégin et M. Landry.—Cutte- conversation s'est tenue sans té: moins. L'accusation qui s'y est faite n'a done pu ètre divulgnée que par M. Bégin où par M. Landry. Or, elle ne l'a pas été par M. Bigin qui déclare luimême ne l'avoir jamais cru fondre (No 241).

122. Kemarquons, en passant, que le fait que M. Bégin aurait déclaré ne pas croire à l'accusation ne prouve nullement qu'il n'en a pas parlé à d'autres personnes. ‘ ‘

M. Hamel a ne singulière logique lorsqu'il arrive à une telle conclusion.

Mais cela lui permet d'ajouter :

“Je maintiens done que M le Dr Landry est le premier qui ait accusé M. le grand:vicaire Hamel. de ne dis pas qu'il ait répété son accusation à bien du monde ; mais'qu'il l'a dite à plusieurs. lesquels ont ensuite sontinué à la répandre, Je ne prétends pas qu Al ait parlé ainsi par malice ni avec mauvaise foi; mais. même en admettant sa complète bonne foi, je prétends qu'il à mal calculé l'époque de son accusation ainsi que le mode de la faire. Je ne dis pas que le Dr Landry a été un agent actif de dissémination de l'accusation contre M. Hamel ; mais que c'est lui qui est la source première de cette dissémination, en ce que tous les autres disséminateurs remontent à lui et s'appuient sur ses

affirmations ” (No 249).

En deux mots, voici'lus prétentions de M Hamel.

128. Il su prétend dénoncé par le Dr dt à M. Bégin, dans une con- © versation tenue entre ces deux Messieurs. Cette conversation ayantoété répan due dans le public, M. Hamel affirme que M. Bégin n'est pas coupable de cette indiscrétion, parce que (!) M. Bégin lui-même ne croyait pas à la vérité de l'acen satioi. portée contre M. Hamel. Il faut done que ce soit le Dr Landry. M. Hamel facilement le conclut et déerete le Dr Landry source première des accu- “ sations portées contre lui I afirme en outre que le Dr Landry a répété l'acensation à plusieurs personnes, que tous les disséminateurs remontent au Dr Landry et s'appuient sur ses affirmations pour accuser M Iamel.

124. Comme on le voit, M. Hamel, âéhant bride à soncimagination affirme beaucoup, affirme toujours. fe Mais prouve:t il au moins ?

Nous Sommes encore à trouver là moindre des preuves à l'appui d'une seule de ses affirmations plus que hasardées : À notre tour maintenant. En quelques lignes nous allons démantibuler l'échafaudage construit par le grand-vicaire Hamel. 125. M. Bégin ‘n'a divulgué à personne la conversation qu'il a eue avec le Dr Landry.

C'est là la prétention de M. Hamel.

Les faits prouvent le contraire ‘

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126, a)— Voici ve qu'écrivait M. Hamel, en date du 30 avril 1883, dans sa première lettre au Dr Landry :

“ Monsieur l'abbé Bégin m'avait bien répété, il y a quelque temps, ve

que vous lui aviez dit comme reproduisant une conversation qui à éu lieu entre nous, il y u dix ans ” (Mémoire, page 63).

M. l'abbé Bégin a donc païlé, au dire méme de M. Hamel,

127. b}— Nous avons affirmé, dans notre thémoire (page 10), que M. l'abbé Bégin, envoyé en mission officielle par l'official auprès du Dr Landry, avait du faire rapport à l'offivial du résultat de sa misvion.

M. Hamel ne nie pas notre affirmation. li se contente seulement de faire remarquer que

# Quand méme M. Bégin en aurait parlé (de cette conversation entre lui et le Dr Landry) à M. Legaré ot méme à Mur l' A “hevéque, ve ne serait pas une div ulgation comme celles que certains laïques font remonter jusqu'au Dr

Landry ! (No. 2 42). i

La question n'est pas de savoir si la divulgation est la méme où non, muis simplement de savoir si M. Bégin à rapporté lu'conversation à M. Legaré.

Nous affirmons que M. Bégin a rapporté cette conversation à l'official et nous défions M Hamel de nous contredire sur ce point.

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