Voyons maintenant le témoignage de M. l'abbé Bégin
Il est daté du 20 mars 1384 Postérieur de dix-sept mois à peu près à ln
‘conversation qu'il rapporte, il n'est pas donné sous serment et contient des exagérations de langage et des appréciations indignes d'un homme sérieux et réellement malheureuses, dans la bouche d'un prêtre qu'on a cru digne de la
mitre.
: 161. Quel est donc ce M. Bégin sur le témoignage duquel on compte tant ? C'est le Promoteur de l'offivialité. | Docteur en théologie, il ne l'est certainement pas en droit canonique, et la manière dont il s'est conduit dans toute cette affaire Hamel-Landry indique qu'il a encore beaucoup à apprendre ayant d'obtenir même son titre de bavhelier. LE :
C’est lui qui, chargé d ‘ne mission officielle par l'official, n’a jamais pensé à faire le moindre rapport sur le résultat de sa mission. -
Officier d'une cour de justice, il apparait aujourd'hui devant le tribunal
ecclésiastique, non pas avec son :rapport officiel, maïs avec une lettre de parti-
san, écrite non. pour rendre justice à la vérité, mais expressement rédigée pour
combattre les assertions assermentées du Dr Landry.
C'est encore ce même M. Bégin qui a tenté,.au prix mème d'un menson- , d'écarter du tribunal de l'officialité la plainte que nous voulions y porter ini M. Hamel.
Il nous écrivait en effet, en date du.22 juin 1883:
. “Le tribunal de -l'officialité étant en varances depuis le 15 juin pour jus-
de à la mi- septembre et tous mes instants étant abaorbés par les travaux de lu
n dé l’année, j'ai retardé un pen à répondre à votre lettre de consultation du 18 courant” (Mém. page 118).
Ë Heureusement que par prudence j'avais écrit en même tempsàs. G@. l'archevéque qui, bien que n'étant pas promoteur comme M. Dégin, me donna une réponse que me refusait le promoteur, une réponse qui démentait la triste assertion de M. Bégin, et me permettait de ne pas attendre thx mi-septembre 2: pour règler une difficulté qui se trouvait terminée au premier jour du mois 5 d'août. 5 162. Veut-on savoir maintenant ce que valent les assertions de M. Bégin ? “ Les hommes. à idées fixes, dit-il'sont toujours dangereux parce qu'ils
prennent leurs rêves pour des réalités et les débitent avec “une assurante imperturbable"” (No 223).
M. Bégin, lorsqu'il écrivait ces lignes, erayonpait son propre portrait Jamais photographie n’a donné ressemblance plus parfaite. a
Racontant sa visite chez le Dr Landry, M. Bégin, avec une asswranre imperturbable, débite le réve suivant :
“Le Dr Landry, qui ne révait que franc -maçonnerie et qui en vif. ENCORE partout se mit à me parler de son syet FAVORI ” (No 218).
. Remarquons que c'est la seule fois aus M. Bégin soit allé chez le Dr
Landry. Il n'y était pas allé auparavant, il n'y est pas-rrtonmme-depuis
Qui donc a dit à M Bégin que le Dr Landry ne rêvait que frang-maçon-
nerie ? Re Comment M. Bégin peut-il protiver que le Dr Eandry voyait encore de la franc-maçonnerie partout, à la date du 20 mars 1884, époque à laquelle M. Bégin écrivait non pas son rapport officiel mais sa lettre obséquieuse ? Et qui autorise M: Bégin à dire que le Dr Landry se mit alors à parler 2 de soù sujet favori ? Qu'en sait-il, le savant abhé ? +. Ce simple extrait prouve l'animus du témoin ‘qu'on apporte contre le Dr Landry.
: En vérité, les hommes à idées fixes sont dangereux. M. Bégin le dit et E M. Bégin le prouve 163.. Le savant promoteur à une logique à à lui. Qu'on en juge.
‘Je tiens à rectifier ici, dit-il, une assertion du Dr Landry, à savoir qu'il
is », ; #
; Para | | — 199 — & enson- & ; 4 porter était prêt à formuler et à prouver cette assertion mirobolante (celle relative à À
M. Hamel) devant le tribunal] de l'officialité métropolitaine. Je n'hésite pas à affirmer que la mémoire fait certainemont défaut au Dr Landry sur ce point. 1] À est bien clair en effet que si ce Monsieur éut déclaré être prêt à comparaitre qu devant. l'offivialité comme votre accusateur, je ne lui aurais ‘pas demandé la ; de permission de. vous parler d'une affaire qui devait nécessairement voûs être at de communiquée un jour ou l'autre ” (No 222). ‘ Si M. Bégin n'a pas d'autre raison à invoquer an soutien de la dénéga- Ë S. (, tion offerte à l’assertion du Dr Landry, il lui aurait mieux valu se taire. I] n'y à donna aucune incompatibilité quelconque entre:la permission demandée par M. Bégin triste et l'offre faite par M. Landry, et il est fort probable que la permission n'a été embre ., demandée que parce que le Dr Landry s'est exprimé dans les termes.que nie mois , | aujourd'hui M: Bégin. - . à .
È M. Hamel d'ailleurs accepte Ha version du Dr Landry et rejette celle de écrin ?. . M. Bégin, en vertu du ‘principe qu'il a émis, qu'on peut tout expliquer. par . qu'ils défañt de mémoire. | : ; rame * Le défaut de mémoire, dit il, fait oublier, mais ne fait pas inventer ‘ £
(No 270). ne { | \ :
trait M. Bégin a done pu oublier, le Dr Landry n'a pas dû inventer. M'il ya : défaut de mémoire quelqne part, elle doit done nécessairement se trouver chez + pere. M. Bégin, . :
164. La conversation tenue entre le Dr Landry et M Bégin n'a pas eu À éoRt de témoins... 4 Nous sommes en face du témoignage des deux interlocuteurs, Ft e Dr | I est déjà prouvé que le Dr Landry n'a pas tenu à M. Lemieux la con. : | . versation que M. Hamel lui attribue il ne à fa -conversation-avec-M- Béghria pas dû étre, sur Ta -question en litige, À ; diférente de celle tenue avec M. Lemieux. 2 fe Le I: Voici donc une première présomption et des plus fortes en faveur de la è bi, si # version donnée par le Dr Landry. | > = ï Si nous examinons maintenant l'étrange conduite tenue par M. Bégin, : : | son silence systématique, ses efforts pour écarter la cause “ Landry-Hamel "” dû." à de x tribunal de l'officialité, ses exagérations de langage, ses assertions plus que: : he. de risquées, ses conclusions ridicules, il y a plus qu'il ne faut pour convaincre le. : tribunal qfe M. Bégin peut être un témoin précieux pour ceux qui veulerit que . at ; la lumière reste sous le boisseau, mais que, dans la cause actuelle du moins, À : e ne saurait être un témoin sérieux | Son témoignage d'ailleurs n'est pas assermenté et ne peut, pour toutes ces $ raisons, infirmer celui rendu par le Dr Landry. à qu'il
M. Hamel lui-méme a émis un principe qui s'applique ‘admirablement au cas présent. Nous n'avons qu'à changer les noms et à dire avec M. Hamel :
ES
M. Bégin peut avoir mal ëntendu : cela arrive souvent ; M. Landry ne peut pas se tromper sur ce qu'il pense ‘ (No 287).
M. Hamel aurait dû faire toutes ces réflexions et peser la valeur relative de. ces deux témoignages avant de lancer contre le Dr Landry l'atroce calomnie que nous venons de réfuter.
165. Et quand même le Dr Landry aurait réellement—ce qui n'est pas le cas— proféré cette accusation contre le cardinal Franchi, soit à M Lemieux, soit à M. Bégin, M. Hamel avait-il besoin pour sa défense à lui, de jeter cette question, qui ne l'intéressait pas, en pâture au public ?
À quelque point de vue qu'on considère la conduite de M. Hamel, sa culpabilité demeure évidente
166. e)—La cinquième accusation portée coutre M. Hamel, c'est d'avoir proféré contre le Dr Landry la calomnie d'insinuer que, pour le Dr Landry, Mgr l'archevêque était un franc:maçon.
£ La réponse du grand-vicaire est une quasi-admission, et l'explication qu'il tente confirme l' interprétation que nous avons donnée aux paroles de M. Hamel.
C'est d’ailleurs l'interprétation qu'en a donnée toute la presse libérale, comme nous l'avons établi dans notre mémoire, en çitant text uellement l's jour: naux qui ont épousé la vause de M. Hamel.
167. Vainement, pour se défendre aujourd’ hui, M. Hamel at: il recours ‘À une distinction captiense et cherche-t-il à faire peser sur un certain Lroupe une acdusation qu'il a portée contre le Dr Landry. : jo
Cette défense de M. Hamel ne peut pas être sériease, car, dahs l'opinion de M. Hamel lui même, le Dr Landry aurait été en rapports constants avec le groupe qu'il.désigne, ce qui en ferait après tout l'indéniable instrument. :
Or, ce que M. Hamel dit du groupe doit s'appliquer à ceux qui font partie du groupe, suivant lui. : |
Donc l'accusation de M. Hamel, même en admettant ses explications, atteint parfaitement le Dr Landry. is re
La calomnie est donc entièrement prouvée. 168. f)—'La réponse de M. Hamel à la sixième accusation de calomnie portée contre, lüf nous apporte encore cette fallacieuse distinction. :
* Parfaitement convaincu d'avoir formulé contre le Dr Landry une noire calomnie, et ne pouvant devant le tribunal défendre et justifier sa malheureuse conduite, M. Hamel. ivi encore, rejètte sur le rerfain groupe une a-cusation qu'il ne peut plus soutenir vontre-le Dr Landry.
‘“ Quand M. Hamel, dit il, fait un reproche à M. le Dr Landry, il le lui adresse formellement et sans détours. Qnand il emploie les formules générales ou indéfinies, telles que “ ON cherche à steindr: plus haut que moi” “ON y mettait. du zèle” ‘ON s'appuie sur ces affirmations ” ‘etc. M. Hamel s'adresse au groupe ‘qui met M. le Dr Landry en avant et se tient prademment derrière lui.—Ce
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n'est donc pas à M. le Dr Landry que s'applique le reproche de chercher à amoindrir où à détruire l'autorité morale se rattashant aux positions occupées par M. Hamel, mais à ceux qui se sont moutrés si zélés pour répandre la bonne : nouvelle * (No 277). | É
169. Citons maintenant les paroles écrites bar M. Hamel dans ses lettres au Dr Landry, et voyons en quoi la présente défense s’y applique.
* Je dois dire que je ne crois pas M. le Dr Landry AUs«t ardent que d'autres dans ce travail de démolhissement à la sourdine censé au profit de la religion, mais on s'appuie sur ses affirmations; j'ai dû attaquer le mal à sa source" (Mtmoire page 16).
Si M. Hamel avait dit qu'il ne croyait pas que le Dr Landry participât à ce travail de démolissement, sa défense actuelle pourrait valoir quelque chose, et nous devrions l'accepter ; mais, loin de s'exprimer ainsi, M. Hamel affirme que le Dr Landry est la source du mal. Il l'accuse formellement de ce travail de démolissement à la sourdine, seulement il ne le croit pas aussi ardent que d'autres. M. Hamel établit par là même le degré de culpabilité qu'il attribue au Dr Landry. Pour M. Hamel le Dr'Landry est donc coupable, seulement il l'est moins que d’autres.
Mais ne l'est il pas plus, aux yeux de tout un publie, lorsqu'il est nommément désigné comme la source de tout le mal dont se plaint M. Hamel ?
M. Hamel a dont réellement commis la sixième calomnie qu'on lui reproche. C'est lui d'ailleurs qui a publié ce qui suit à l'adresse du Dr Ländry :
* On ne peut certainement que vons féliciter, à votre point de vue, du zèle efficace que vous méltez à cette diffusion, bien qu'elle soit une diffamation pour moi.’ (M. page 64).
M. Hamel, ne pourra certainement pas prétendre qu'il acéuse ici le certuin parti puisque c’est directément au Dr Landry qu'il -adresse les paroles que
-nous venons de citer.
20 Les injures.
170, Au lieu dé trouver notre chapitre qui contient l'énumération de quelques unes des injufes lancées par M. Hamel, un chapitre uniquement fait pour grossir notre mémoire, M. Hamel aurait mieux servi sa cause en réfutant les accusations portées contre lui. :
Il ne l’a pas fait ; il ne l'a pas mème tenté.
Nous n'avons conséquemment rien à ajouter à ce que nous avons déjà dit dans notre mémoire (page 16).
3° Manifestation des attaqtes de M. Hamel.
171. En réponse à l'accusation portée contre lui d'avoir eu recours à la
presse pour étendre au loin, aux quatre coins du pays, ses calomnies et. ses injures contre le Dr Landry, M. Hamel répète aveu amour tous les arguments de la première partie de son factum.
Il s'evertue à effirmer de nouveau qu'il usait du droit de légitime dé: fense et qu'il ne pouvait pas: se défendre autrement.
Nous avons déjà complètement réfuté ees ridicules prétentions.
Inutile d'y revenir.
x 172. Nous ferons s:ulement remarquer qu'avant la publié ation dans. la
presse de la correspondance échanrée entre le Dr Landry et M. Hamel, celui-ci a reçu du Dr Landry l'offre d'une entrevne pour règler à l'amiable un différe..d qui est devenu un véritable scandale, grâce au refus de M. Hamel d'acepter
‘ J'entrevue et à son inconcevable détermination de recourir à ln publicité.
Cet incident, dont l'importance n'échappera pas au tribunal, aggrave singulièrement la faute de M. Hamel.
178. Ce qui l'aggrâve encore, c'est le fait que M. Hamel a du même coup enlevé à l'officialité métropolitaine une cause qui lui avait été soumise, pour la
placer devant le tribunal incompétent de l'opinion publique,
M. Hamel nie cette assertion.,
‘“ La conversation entre M Bégin et M. le Dr Landry renferme dit-il, deux parties bien distinctes: 1° une partie officielle qui consista en nne qnestion à laquelle M. le Dr Landry dit qu'il ne pouvait répondre: 2° une partie non officielle dans laquelle M. Landry amena la conversation sur un autre sujet à propos duquel on ne l’interrogeait pas, bien qu'on le connût (No 211).
Le fait que M le Dr Landry parlant ensuite duns une conversation ai n'avait plus rien d'officiel, des opinions qu'il avait sur le compte de M. Hamel ne constitue pas du tout l'entrée d'une cause devant l’officialité (No 235).
“ L'officialité n'a jamais été saisie de l'accusation du Dr Landry contre M. Hamel. Pour s'en convaincre il suffit de relire la lettre de M. l'offivial à M.
Bégin (No 294). ”
Telles sont les opinions de M. Hamel, et M. Bégin les partage.
Ce ne sont pas les nôtres.
174. Ce n'est pas M. Bégin, prètre du&Séminaire de Québec qui est allé chez le Dr Landry, mais c'est M. Bégin, promoteur de l'officialité métropghitaine. Il y est allé en mission officielle Le Dr Landry lui a parlé comme au représentant de l'autorité, il lui a dit tout ce qu'il pouvait lui dire,et le Dr Landry savait parfaitement qu'il parlait alors au promoteur de l'officialité.
La lettre de l'offivial ne change rien à, la question. Elle prescrit, il est vrai, un devoir particulier au promoteur, mais elle ne saurait, en aucune manière, gêner la liberté d'action du Dr Landry, et celui-ci, lors même que l'official n'aurait aucunement écrit, avait en tout temps le droit d'aller trouver le promoteur pour lui faire une dénonciation quelconque. Le promoteur étant e"& chez lu‘, en m'ssioa officie'le, Te Dr Landry a profité de la circonstance
por” lui dire ce qu'il savait de M. Hamel et de ses opinions sur la franc-maçonnerie :
Dépositaire de cette dénonciation, M. Bégin avait un devoir à remplir. Ne l'ayant pas fait, il a aujourd'hui tout intérêt à s'entendre avec M. Hamel et à dire, comme lui, qu'à un moment donné le promoteur disparut pour faire place an prêtre du Séminaire.
Le Dr Landry, n'ayant pas été mis au fait de cette transformation subite, continua sa conversation, sous l'impression qu'il parlait toujours au promoteur de l'officialité, ie :
Pour le Dr Landry, l'officialité était done bien et dûment saisie de cette question, puisque c'est au proinoteur même qu'il la confia, au promoteur qui était allé chez lui en mission officielle,
Si le promoteur a subséquemment négligé de faire son dévoir, il ne pyut pas être admis À invoquer cette faute à l'appui de son étrange prétention.
M. Hamel ne peut pas avoir non plus ce droit. # Ô
175. Nous avons cité d'importants extraits du XXII décret du viñquiè me concile provincial de Québec afin de démontrer à l'évidence que les écrits de M. Hamel sont en opposition directe aux enseignemers et aux ordonnances de ce cinquième concile, M. Hamel nie un fait aussi palpable.
‘Opus est ut‘debitun moderationem, prudentiam, charitatem ergu adversarios, priæsertim catholicos servent : ut a mutuis conviciis abstineant et 608 qui a sua sententia alieni sunt, criminari et conMmeliis afficere vereantur... Ne igitur hujus modi contentiones per ephemerides a catholicis exerceantur.
Exegit Summus Pontilex.… ut repudientur facetiæ ant dicteria quæ in perniciem aut præjudicium famæ et existimationis aNorum vergunt;…. ut cohibeatur ea scriptorum licentia, qui sententium Suum amantes, non quix vera est
. ed quia sua est, aliorüm opiniones non modo-improbant, sed illiberaliter etiam notant." A + ;
Cette simple citation désigne Jes fautes que nous reprochons à M Iamel.
JIl.