‹ L’ANESTHÉSIE GÉNÉRALE A L'ÉVIPAN SODIQUEChapitre 11 sur 37 · AMIS · texte numérisé non relu

AMIS

musculaire (rétropulsion de la mâchoire), la dose totale pourra être sensiblement réduite.

Au sujet de ces divergences de doses, M. R. Monod a écrit : « Il ressort de l’étude de nos observations que la qualité de la narcose est loin d’être en rapport avec la quantité d’anesthésique injecté ; c’est ainsi que dans les cas dont nous parlons plus haut, où l’anesthésie fut mauvaise, la dose moyenne injectée avait été de 8 cc. 66; elle a été de 7 cc. 5 pour des anesthésies médiocres, de 7 cc. pour les moyennes, de 5 cc. 9 seulement pour les bonnes, de beaucoup les plus nombreuses.

Plusieurs de nos opérés ont parfaitement dormi avec la dose de 3 et même 2 cc.; dans un cas de phlegmon de l’amygdale très douloureux, avec trismus, observé chez un confrère, 1 ec. 5 suffit à provoquer le sommeil et à l’entretenir pendant 20 minutes. Ce malade, très fatigué, sujet aux amygdalites phlegmonneuses, ne consentait pas à endurer une nouvelle anesthésie locale — dont il conservait un douloureux souvenir — et avait eu un début de syncope dans une tentative antérieure d’anesthésie au Chlorure d’Ethyle. C’est alors qu’il fit appel à nous pour une anesthésie à l’'Evipan.

Nous n’avons dû utiliser la dose de 10 ce., que nous considérons comme maxima, que dans trois cas seulement sur 125, et encore, est-ce dans un de ces trois cas que rentre le seul échec que nous ayons enregistré jusqu’ici. La constatation de ces faits souligne l’importance qu’on doit accorder au facteur individuel

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