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bre Vauquelin sur la prière de l'évèque de Londres, Maurice,
auquel cet office revenait de droit, lut, conformément à l'usage ecclésiastique, le compte rendu de l'élection. A la première ligne, Thomas, archevêque d'York, fut gravement froissé et se plaignit que l'acte ne fût pas fait selon le droit. Il y avait en effet : « Mes frères, mes confrères dans l'épiscopat, votre fraternité connaît depuis combien de temps et par quelle série d'événements, cette église de Cantorbéry, métropole de toute la Bretagne, est veuve de son pasteur. » Thomas interrompit : « Eh ! quoi ! métropole de toute la Bretagne ! Mais si Cantorbéry est métropole de toute la Bretagne, de quoi donc York est-elle métropole? Personne n'ignore pourtant qu'York est métropole. Nous savons certes que l'Eglise de Cantorbéry est l'église primatiale de toute la Bretagne, mais non pas l'église métropolitaine. » — On comprit que la réclamation de Thomas était fondée sur la raison. La rédaction fut changée sur-lechamp, et au lieu de : « Métropole de toute la Bretagne, 5> on dit : « Eglise Primatiale de toute la Bretagne, » et la discussion cessa.
Il est difficile de concilier les deux récits. Le premier est plus saisissant, le second semble plus vrai. Une scène comme celle que rapporte Thomas Stubbsne fût pas passée inaperçue; et on n'en trouve le souvenir nulle part. Il n'en reste pas moins établi que jusqu'au dernier jour Thomas d'York défendit ce qui lui restait de ses droits : à l'accent de sa plainte, on devine, dans le récit d'Eadmer, toute l'amertume de ses regrets et la profondeur de son humiliation.
Au sortir de la réunion de Winchester, Lanfranc n'est plus le même homme : soutenu par le roi, par le pape, par le sentiment qu'il a de sa puissance, il est, après Guillaume, le second personnage de l'Angleterre.