‹ Lanfranc, archevêque de CantorbéryChapitre 131 sur 175 · Intus et extra ad nihilum penè devoUitam. Eadmer, p · texte numérisé non relu

Intus et extra ad nihilum penè devoUitam. Eadmer, p

7. Hist. Monaaterii S. Pétri GloucestrUCy éd. H. Ilart, p. 10.

à Saint- Albans, l'agent de cette double restauration : l'église fut reconstruite, des bâtiments nouveaux s'élevèrent et d'abondantes donations assurèrent la fortune de l'abbaye. Lanfranc traita Saint-Albans comme son couvent de choix (1) , et son œuvre spirituelle se développa à son gré sur ce terrain préparé par lui. Nulle part la réforme monastique ne fut plus complètement appliquée, et M. Paris en donne le véritable caractère, quand il dit : « l'abbé Paul fit observer inviolablement les usages approuvés dans tous les couvents d'outre-mer (2). » Saint-Albans devint comme une image des grands couvents du continent, du Bec, de Saint- Etienne par exemple, et la faveur de la papauté ne lui manqua pas (3).

On ne saurait dire dans quelle mesure les études furent encouragées et à quel degré le zèle de Lanfranc les porta. Il n'est pas douteux que ce soin n'entrât pour une large part dans ses projets ; le caractère des hommes qu'il choisit librement lui-même, quand il ne subit aucune influence, en est un sûr garant. Mais il n'est pas possible de dire avec précision si des écoles nombreuses furent fondées, où fut leur siège, quels furent les résultats. Peut-être quelques lignes de Lanfranc laissent-elles deviner que tous les efforts se tournèrent particulièrement vers les lettres sacrées : lui-même semble en efïet s'être insensiblement éloigné des lettres profanes pour se donner tout entier à l'œuvre nouvelle que la religion exigeait de lui. Domnald, évêque de Dublin, lui avait écrit pour le consulter, entre autres choses, sur des questions de littérature : il serait intéressant d'en connaître le texte. La réponse de Lanfranc ajoute à nos regrets : « Vous nous avez demandé de répondre à quelques questions de littérature que vous nous proposez : mais nos devoirs d'évèque ne nous permettent pas de donner nos soins à des études de ce caractère.

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