‹ Lanfranc, archevêque de CantorbéryChapitre 138 sur 175 · Florentius Wigornensis, éd. Francfort, 1601. p · texte numérisé non relu

Florentius Wigornensis, éd. Francfort, 1601. p

vante de l'église d'York (1). Peut-être ces prétentions contribuèrent-elles plus encore que la légitimité de ses droits au triomphe de Wulstan. A ce moment déjà, Lanfranc avait conçu son plan de suprématie; le premier acte devait en être de ramener à un même niveau toutes les églises de l'Angleterre ; les revendications de l'église d'York tournèrent contre elle ; et, avec l'assentiment du roi, Lanfranc proclama la liberté de l'église de Worcester. Elle redevint libre, « de cette liberté que ses premiers fondateurs Ethelred, Osher, Kenred, ^htelbald, Offa, Athelstan... lui avaient accordée (2). » Les douze domaines enlevés par Aldred à Worcester lui furent rendus. A la mort d'Aldred, le roi Guillaume s'en était emparé; il les avait donnés à Thomas, et Lanfranc les fit restituer en 1071 (3).

York replacé au rang que la nouvelle politique lui assignait, l'autorité du primat s'étendit indistinctement à tous les sièges de l'Angleterre ; elle se fit sentir à tous dans une égale mesure. Il y eut des prélats récalcitrants ; nous apprenons par une lettre de Lanfranc lui-même (4) que l'évêque Herebert reçut souvent avec un mépris affecté les ordres du primat, et témoigna bruyamment de son dédain. Menaces ou mépris affecté, rien n'arrêta Lanfranc ; il n'en affirma que plus nettement ses droits. Ajournant la satisfaction de l'outrage (5), il intime à Herebert l'ordre de cesser toute persécution contre le clerc Bérard, il lui reproche sévèrement les désordres de sa vie , et lui défend de garder plus longtemps auprès de lui le moine Hermann dont la vie est un sujet de scandales. « Il faut que ce moine vive suivant la règle dans un couvent où la règle soit observée, ou qu'il quitte le royaume : il a le choix (6). » Dans la même lettre, il affirme et définit la suprématie de Cantorb'èry ; ce n'est pas un fait nouveau dans l'histoire de l'Église ; il le fait remarquer avec soin : Herebert n'a qu'à lire les décrets des conciles de Nicée, de Tolède, et les livres « authen-

1. Ecclesiam deprimere et Eboracensi Ecclesiœ subjicere, ancillamque facere. (Florent., ibid.)

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