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3. Verba legationis vestrse cum prœfato legato vestro, prout rnelius potui, Domino meo régi suggessi. (Ibid.)
4. Ipsemet vobis tàm verbis quàm litteris innotescit. {Ibid.)
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laume continuèrent ; elles prirent dés lors un caractère nouveau, de défiance de la part du roi, d'humilité de la part du pape. C'est sans doute au début de cette seconde période qu'il convient de rapporter la mesure étonnante de nouveauté, que prit Guillaume contre la cour romaine. Eadmer nous apprend qu'il n'autorisait son clergé à recevoir des lettres du Saint-Siège qu'après en avoir pris lui-même connaissance (1). La première partie du texte d'Eadmer, relative à la reconnaissance du vrai pape (2), fait sans doute allusion à des dispositions postérieures.
Pendant la lutte du pape et de l'empereur, quelques semaines avant que le synode de Brixen (3) ne donnât à Grégoire YII un rival en la personne de Clément III, Grégoire s'adressa de nouveau à l'Angleterre, que le schisme ne semblait pas devoir atteindre. Deux lettres se succèdent à deux semaines d'intervalle (avril et mai); rien ne subsiste, dans la forme, de l'irritation des années précédentes : le pape cherche encore à ramener le roi à l'obéissance due au Saint-Siège ; mais il essaye de l'attirer par l'affection, la reconnaissance et l'espoir d'une protection signalée d'en haut. On ne sait rien de l'accueil fait à ces propositions par le roi Guillaume; dans la lutte entre l'empereur et le pape, il fut neutre; c'était chose grave pour la papauté ; quelques lignes de Lanfranc nous apprennent que le droit du pape n'était pas évident, même aux yeux des gens d'Eglise ; tout en blâmant son correspondant inconnu d'exalter sans motif Clément III et de rabaisser celui qu'il appelle Hildebrand (4), il écrit cette phrase : « Je crois pourtant que l'empereur n'a pas entrepris, sans de grandes raisons, une affaire de cette importance, et qu'il n'a pu remporter une telle victoire sans un secours signalé de Dieu (5). » Il s'agit sans doute des succès qui marquèrent pour Henri IV l'année 1081, quand il descendit en Italie avec l'antipape Clément, culbuta les troupes de Mathilde, et alla camper sous les murs de Rome. L'Angleterre
1. Non pati volebat quemquam ejus (Pontificis) Utteras, si primitus sibi ostensse non fuissent, uUo pacto recipere. Eadmer, p. 6.
2. ...In orani dominatione suâ constitutum urbis pontificem, pro apostolico, nisi se jubente, recipere. {Ibid.)