Y. dAchéry, note
6. VdivOrlcam, d'Achéry pense qu'il faut entendre le couvent de Fleurysur-Loirc, situé sur le territoire d'Orléans, et qui jouissait alors de la plus grande célébrité.
perorabat. Magister verù Gislebertus, omnibus Dominicis diebus et sanctorum festis, in diversis Ecclesiis verbum Dei ad populum prœdicans, rudis in anglicanâ linguâ, sed expeditus in latinâ et gallicanâ sud, contra Judaïcum errorem maxime disputabat : ferialibus autem diebus, litteratis et sacerdotibus ad ejus auditorium specialius confluentibus, ante sextam horam textum sacrae paginse exponebat. » — La grammaire pour les enfants, la logique et la rhétorique pour les jeunes gens, l'étude des textes sacrés pour les prêtres et les « lettrés. » Tel était le plan des études. Il semble qu'il y eut dés lors un double enseignement, ou que du moins l'enseignement s'adressât à une double catégorie d'auditeurs : les moines du couvent, et les auditeurs venus du dehors, les séculiers qui accouraient à la voix d'un professeur renommé. Plus tard ce fut un principe de dédoubler ainsi les écoles des couvents ; et une réunion d'abbés tenue à Aix-la-Chapelle, sous Louis le Débonnaire, décida « que dans les monastères, il n'y aurait d'école que pour les oblats. » Seuls, les oblats, c'est-à-dire les enfants ofierts à Dieu par leurs parents, élevés et nourris dans le cloître, eurent le dioit d'assister aux leçons des religieux. Peut-être voulait-on préserver ces enfants voués au culte de tout contact avec les enfants du siècle; mais cette prescription, en isolant les jeunes auditeurs du couvent, ne priva pas les enfants laïques de l'enseignement des moines : car peu à peu, dans chaque couvent, deux écoles s'ouvrirent l'une à côté de l'autre : l'une dite Claustrale, dans l'intérieur^ au cœur même du couvent pour les enfants promis à la vie du cloître; l'autre dite Canonique ou cléricale, pour les jeunes séculiers. Cette dernière était hors du couvent, dans un édifice adjacent; mais l'une et l'autre étaient dirigées par les moines du couvent, et il n'y avait de différence que dans la discipline. Cette distinction devint bien vite de droit commun, et tous les couvents eurent leurs deux écoles indépendantes, rivales, mais d'une rivalité féconde en heureux résultats. Il faut se garder de confondre avec l'école extérieure du couvent l'école épiscopale, qui dépendait dé la cathédrale. C'est à partir du régne de Charlemagne que les évêques sur son ordre, commencèrent à ouvrir près de leur cathédrale une école dont ils gardaient la direction exclusive (1). Sous