‹ Lanfranc, archevêque de CantorbéryChapitre 60 sur 175 · Gfôrer. Op. cit., III · texte numérisé non relu

Gfôrer. Op. cit., III

5. Bessin. Concilia Rol<)n}agensi.<; provinclif. la-fol. Rouen, 1717.

de l'hérésie. De nouveaux liens s'établirent alors entre les deux personnages. Lanfranc n'était pas seulement un professeur éminent, un négociateur utile : l'homme qui savait si Lien défendre l'Eglise ne devait pas paraître indigne du gouvernement des choses saintes.

C'est ainsi qu'en faisant œuvre de foi, Lanfranc se révéla sous un jour nouveau ; on peut même dire qu'il découvrit son vrai personnage. La papauté apprit à le connaître, et le futur roi d'Angleterre trouva en lui l'homme de gouvernement et d'ordre que les circonstances devaient plus tard réclamer.

La réputation de Lanfranc dans la chrétienté s'accrut aussi : professeur renommé, il passait au rang des docteurs. Ce simple traité eut un immense retentissement. De tous les ouvrages que fit naître cette querelle, le Liber de Cor pore fut le plus célèbre, le plus cité. On l'appela le Livre des Étincelles ; le Livre du Tonnerre (1) : on dit que Lanfranc lui-même lui donna le premier titre. De ces deux, aucun ne lui convient : on ne trouve dans ces pages ni l'esprit qui éblouit, ni la haute raison qui illumine, ni les arguments sans réplique qui foudroient. S'il fallait lui chercher un titre nouveau, que la sincérité de l'auteur lui-même ne put désavouer, il serait peut-être bien nommé : le Livre de l'autorité et des témoignages,

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