‹ Lanfranc, archevêque de CantorbéryChapitre 82 sur 175 · Gfiôrer. Grégoire VIL.., tome III, ch. XXII · texte numérisé non relu

Gfiôrer. Grégoire VIL.., tome III, ch. XXII

4. 0. Vital, IV, 6. — Milon Crispin (VI) fait la même confusion.

de distance (octave de Pâques et Pentecôte), ne sont que la continuation l'un de l'autre; leur caractère est le même; il n'y a de changement que dans le lieu des séances.

A Windsor, le jour de la Pentecôte, le roi donna au chanoine de Bayeux, Thomas, l'archevêché d'York, vacant depuis la mort d'Aldred; son chapelain Vauquelin, ancien moine de Saint- Etienne, reçut l'évêché de Winchester. Le lendemain, sur l'ordre de Guillaume, le légat Hermenfroi ouvrit le concile. L'évêque des Saxons du sud, Agebrik, de nombreux abbés furent déposés ; et le roi fît donner à son chapelain Herfast l'évêché d'Elmham, à Stigand, l'évêché des Saxons du sud. Quelques moines normands reçurent en partage des abbayes. Le choix d'Herfast était malheureux : le nouvel évêque devait à la seule faveur la dignité épiscopale; on ne sait rien de ses mœurs et aucun texte ne les accuse ; mais son ignorance était profonde. Lanfranc le lui avait autrefois fait sentir cruellement. Quel que fût le dessein de Guillaume, ses choix risquaient de s'égarer, s'ils n'étaient dirigés; il importait qu'un homme d'Église prît la direction de ce mouvement, et les traditions religieuses de l'Angleterre attribuaient naturellement ce rôle à l'archevêque de Cantorbéry. 11 fallait pour ce siège un homme que la sainteté de ses mœurs mît au-dessus du soupçon, dont le nom seul ajoutât à l'éclat de sa dignité, versé dans l'étude des lettres divines et humaines, et dont le caractère établît tout d'abord une autorité indiscutée sur les évêques suffragants et « le bercail » tout entier (1). Lanfranc était désigné pour cet honneur; ses talents, son caractère, le rendaient éminemment propre à ce rôle. Depuis longtemps, il exerçait dans le conseil de Guillaume une décisive influence ; et l'administration religieuse de la Normandie lui était abandonnée (2).

S'il faut en croire M. Crispin et 0. Vital, l'évêque de Sion luimême serait allé en Normandie, avec d'autres envoyés de Guillaume, pour offrir à Lanfranc le titre d'archevêque de Cantorbéry (3); la proposition du roi lui fut communiquée dans un concile des

1. In sede metropoHtanâ meditabatur sanctum vitâ. famâ clarum, eloquentiâ divini verbi potentem. — Guil. de Poitiers.

2. Ipsius (Lanfranci) consilio rex ipse, ante conquestum et posteà, omnia sua tractabat negotia. (M. Paris. Liber de Abbat. S.-Albani, p. 29.)

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