‹ Lanfranc, archevêque de CantorbéryChapitre 89 sur 175 · Hist. Episcop. DuneL, (Wharton. J. Sacra · texte numérisé non relu

Hist. Episcop. DuneL, (Wharton. J. Sacra

« veillez à tout avec zèle(l) ». Pourtant, en lui, le comte ne semble pas avoir fait tort à l'évêque. On consulte avec fruit sur ce point particulier Siméon de Durliam. Siméonqui s'est peut-être contenté de reproduire ou de mettre en latin, dans son histoire de l'Eglise de Durham, l'histoire de Turgot, contemporain de Vaucher, donne de lui une opinion moins défavorable. Turgot avait eu à se louer de Vaucher, il pourrait être suspect; mais il est Anglais (2), et on peut sans doute l'en croire quand il représente Vaucher comme un homme de noble naissance, instruit d'une façon peu commune dans la littérature sacrée et profane, digne par l'honnêteté de sa vie de l'honneur que lui réserva Guillaume (3). L'histoire de l'Eglise de Durham qui est attribuée à Turgot, et l'histoire des rois d'Angleterre dont on laisse le mérite à Siméon, témoignent des efforts de Vaucher pour rétablir la vie monastique dans son Église (4). Depuis deux siècles, cette région, une des plus ravagées de l'Angleterre, était restée en dehors de tout mouvement de réforme religieuse (5); l'habit de moine y était devenu un objet d'étonnement (6). Le zèle de Vaucher n'en parvint pas moins à rétablir quelques centres religieux, bientôt peuplés de moines qu'il y attira de tous les points de l'Angleterre : Turgot fut du nombre. On peut lire dans les deux ouvrages attribués à Siméon le développement donné à cette partie de l'œuvre de Vaucher. Ainsi, ceux mêmes que leur position et les circonstances condamnaient à ce rôle de gardien armé de la conquête, ne paraissent pas avoir tout à fait perdu de vue les devoirs religieux de leur dignité. Les écrivains ecclésiastiques se sont attachés surtout à présenter cet aspect de leur histoire; et il importe, sans l'exagérer, d'en tenir compte, pour rester dans la vérité et dans la justice.

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