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D’ASTROLOGIE SCIENTIFIQUE

*?° liaison!» astrologiques.

Ayant figuré le zodiaque de nativité avec ses planètes, il reste à indiquer son orientation dans le ciel, due au mouvement diurne, pour le moment et le lieu donnés.

Ceci revient à calculer le Milieu du Ciel (MO) et l 'Ascendant (As), qui sont respectivement les deux points de l’écliptique passant au méridien supérieur et à l’horizon oriental, à l’instant précis de la nativité.

On trouve, dans les éphémérides, des tables dispensant de tout calcul astronomique. Elles donnent pour le midi moyen de chaque jour de l’année, à Greenwich, l’ascension droite du milieu du ciel en heures, minutes et secondes (1); pour avoir approximativement l’ascension droite du MC de nativité, il suffit de prendre celle au midi précédant la naissance, qu’on

— La latitude et la longitude géographiques sont deux coordonnées déterminant un point sur la sphère terrestre par rapport a 1 Equateur ;

— La déclinaison et Vascension droite sont des coordonnées semblables pour un point de la sphère céleste par rapport à l’Equateur;

— La latitude et la longitude^geocentriques sont encore des arcs analogues sur la sphère céleste, mais par rapport à l'Ecliptique au lieu de l’être par rapport à l’Equateur.

Ces six coordonnées, d’un usage fréquent en astrologie, seront désignées respectivement, et dans l’ordre qui précède, par M — odl — lat L.

(1) Voir la colonne des éphémérides qui a pour titre « Sidereal

trouve dans les Tables, et d'y ajouter le temps écoulé depuis ce midijusqu’à cette dernière. Pourl’exemple

de Gambetta, on trouve de suite à vue 8 h. il m. 32 s., en considérant 8 h. comme l’heure locale de Gahors et én négligeant la différence peu importante entre les méridiens de Greenwich et de Gahors.

A la fin des éphémérides de Raphaël se trouvent les Tables des maisons, relatives à quelques latitudes géographiques usuelles, tilles sont établies pour des MG correspondant à chacun des 360 degrés du Zodiaque.

Ges tables permettent tout d’abord d’avoir la longitude géocentrique de MC et de As. On trouve 8“ £bet 1° n l pour l’exemple qui nous occupe.

lin marquant ces deux points et leurs symétriques sur la circonférence zodiacale, je figure les points de l’écliptique coupés par le méridien et l’horizon. Notre zodiaque est alors orienté.

L’expérience ayant montré que les influences des planètes variaient avec les positions de celles-ci par rapport aux plans du méridien et de l’horizon, on a été amené à partager en trois chacun des 4 fuseaux de la sphère céleste que ces deux plans découpent. La figure ci-contre représente celui des4 fuseaux qui est au-dessus de l’horizon et à l’Est.

Considérons la sphère céleste comme une orange à 12 tranches ayant pour axe la méridienne du lieu, et supposons que ces 12 tranches passent par 12 divisions égales de Y Equateur, en partant du MC.

Les 12 plans ainsi déterminés couperont l’écliptique en 12 divisions inégalement réparties, — à cause de l'obliquité de l’écliptique sur l’Equateur, — mais diamétralement opposées deux à deux. Ces 12 divisions zodiacales limitent les 12 secteurs appelés maisons astrologiques dans la méthode, dite rationnelle, de Monteregio. La figure ci-dessus représente le quart de la sphère compris entre le méridien supérieur et l’horizon oriental. T est la terre d’où l’on voit la rotation du mouvement diurne dans le

sens de la flèche f. La portion de l'écliptique limitée par MG et As est également marquée, avec ses trois maisons intermédiaires. L'Equateur n’a pas été représenté pour simplifier la figure.

Quelques astrologues ont employé d’autres procédés de division, mais la différence insignifiante des résultats ne vaut pas la peine qu’on s’y arrête. En tous cas, MG et As marquent des divisions invariables avec les méthodes ; et les tables anglaises donnent,avec une approximation suffisante, les points intermédiaires qu’on calcule à vue à 2 ou 3 degrés près(l). Une convention ancienne, qu’il est inutile de modifier, numérote les 12 maisons comme l’indique l'avant-dernière figure, 1 est le secteur ou maison qui est immédiatement au-dessous de As, Il est la maison qui vient après dans l’ordre des

Sidereal Time

Ascen 'Y*

3 fl

signes du zodiaque et ainsi de suite. La domification cherchée est représentée en marquant par

(1) A titre d'exemple nous donnons une portion des tables relatives à la latitude de 40°.

des points les limites des maisons astrologiques, calculées à vue pour la latitude de Cahors qui est de 14° 27 nord. Chacun de ces points a reçu le nom de cuspide ou de pointe de la maison qui lui fait suite. Ainsi 12° np est le cuspide de la maison XI.

MC et As sont respectivement les cuspides des maisons X etL La figure à laquelle on arrive naturellement par les procédés astronomiques représente une réalité facile à saisir : Pour un observateur situé à Cahors le 2 avril 4838, à 8 h. du soir, et regardant le Sud, la Lune et Jupiter eussent été vus comme ci-dessus ; et la circonférence de l’écliptique, supposée lumineuse, se serait présentée comme l’indique la figure montrant les planètes, les signes du zodiaque et les maisons de la partie audessus de l’horizon.

Le mouvement diurne, indiqué par la flèche, est de sens contraire à celui des longitudes. Il est facile d en déduire le reste du zodiaque qui se trouve endessous de l'horizon, en se reportant au schéma complet de l’horoscope de Gambetta.

Au lieu de la figure circulaire, les anciens astrologues employaient la figure carrée qui n’est qu’un

mode graphique différent. La comparaison dispense d’explication.

Cette figure ancienne a une expression peu scientifique ; son principal défaut est d’attacher aux maisons la première importance. Les lois d'harmonie données par les aspects entre les planètes , MC et As doivent primer tout, et sautent aux yeux dans la figure circulaire. Il est commode de disposer sur le papier les signes du zodiaque d une façon invariable, ce qui favorise beaucoup les études comparatives.

D’autre part, les analyses astrologiques nécessitent à chaque instant la représentation des planètes d’une journée, indépendamment de l’heure : la figure circulaire s’impose donc quoi qu’on fasse ; il est alors-superflu d'en employer une autre.

•i° Déclinaison îles planètes

La déclinaison des planètes s’obtient par les éphémérides, en suivant les mêmes principes que pour la longitude. Nous trouvons les résultats ci-joints relatifs à Gambetla. On étudiera dans la suite le rôle de ces nouvelles coordonnées planétaires, très utiles pour l’interprétation.

— Les éléments qui servent de base à l'étude astrologique sont donc résumés ainsi qu’il suit :

Là s’arrête le côté mathématique du thème

réduit à sa plus simple expression. Il suffit entièrement si l’on veut se borner à I nterprétation psychologique, sans calculer les périodes d'influences astrales des phases de destinée.

L’emploi des Ephémérides de Raphaël dispense de longs calculs trigonométriques, et permet en quelques minutes de représenter la figure précédente. Cette rapidité est de première importance : on peut ainsi multiplier facilement les observations jamais trop nombreuses dans une science expérimentale, encore en enfance pour nous. Les travaux des prédécesseurs ne sont pas à négliger, mais une loi ne peut être enregistrée scientifiquement que si des observations répétées en permettent un contrôle rigoureux. Comme dans la reconstruction de l’édifice astrologique véritable, on en est encore à peino aux fondations, il importe cette fois que les matériaux du socle soient solides.

— Beaucoup d’astrologues ont tenu compte des étoiles fixes ; mais nous croyons inutile d’en parler, même en admettant qu’elles nous influencent, — ce qui n’est pas démontré. — La figure admise les fait intervenir implicitement, puisqu’elle dépend de l’orientation du zodiaque et de ses différentes zones. Il est donc inutile sinon illusoire de compliquer les éléments astronomiques de l’étude.

— On pourrait, à la rigueur, en dire autant des maisons astrologiques, puisque leur détermination découle des positions de MC et As; mais elles sont à conserver au point de vue de la division commode

du ciel, et servent de repères importants pour les planètes.

Nous donnons comme exemple d’éphéméride, les pages relatives au mois de novembre de l’année 1837-

NOYElüBER XXX DAYS

Sun’s

Herscliel

Saturn

Jupiter

Lat

Déclin

Lat

Déclin

Lat

Déclin

Sidereal

Time

long

Déclin

Long

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