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INTERPRÉTATION DU CIEL DE NATIVITÉ

Ayant représenté le ciel de nativité, nous allons donner un exposé sommaire de ses correspondances. Il sera question, avant tout, de celles que l’observation nous a permis de vérifier le plus nettement, sur un recueil d’environ quinze cents thèmes généthliaques. Nous ne ferons appel à aucune méthode particulière, tout en conservant autant que possible les éléments astrologiques employés généralement.

Le défaut de presque tous les traités d’astrologie est de recueillir indistinctement une foule de règles dont la valeur expérimentale est très douteuse; nous croyons préférable, — sans opinion exclusive d’ailleurs, — de nous en tenir provisoirement aux observations personnelles, avec nombreux exemples à l’appui dont on donnera l’analyse.

En astrologie comme en art, les procédés de détail peuvent différer sans s’exclure, et deux portraits peuvent également représenter la personne visée, sans avoir'beaucoup de points communs.

En principe, nous admettrons comme vérifiée

toute loi au moyen de laquelle il est possible de résoudre le problème inverse de celui qu’on se propose en astrologie. Si, par exemple, avant l’inspection du thème d’une personne connue, j’attribue à celleci une nativité sous l’opposition de la Lune et de Mars, et que ma prévision tombe juste, j’aurai le droit d’enregistrer scientifiquement la loi psychologique correspondante. 11 va sans dire qu’une réussite isolée ne suffit pas, et que des expériences ré pétées sont nécessaires pour permettre une affirmation.

Beaucoup de lois incertaines ou variables ne comportant pas cette précision de contrôle, il nous arrivera, d'en mentionner quelques-unes qui ne semblent pas négligeables, sans toutefois permettre un énoncé rigoureux.

La grande difficulté de l’interprétation réside dans l’impossibilité d’étudier séparément les données de l’analyse. Une longue expérience peut seule éclairer l’appréciation des résultantes.

On simplifiera, autant que possible, la partie mathématique en abandonnant toute recherche de précision illusoire. Au point où en est la science astrale pour nous, la précision des calculs de la plupart des traités nous a paru toujours vaine, surtout quand elle est destinée à éliminer des erreurs complètement négligeables par rapport à d’autres dont on ne peut s’affranchir, — comme celle due à l’incertitude de l’heure exacte de la naissance. Notre but n’est-d'ailleurs pas ici de dresser un manuei corn-

plet de « tireur d’horoscopes » ; nous chercherons avant tout à dégager les lois principales d’influences, en permettant au lecteur de les vérifier lui-même et d’en comprendre l’analyse sur des exemples.

. Mous exposerons d'abord les lois générales dinfluences et donnerons après le procédé d'interprétation, suivi de l’application à l’exemple choisi déjà.

Lois g* aérales d'influences.

Les considérations astrologiques nécessaires pour exprimer les lois générales d’influences peuvent se diviser en trois parties : § I le Zodiaque, <j II les maisons astrologiques, § III les planètes.

§ I. — Zodiaque.

1° lies qnalre triplicilés

Les douze signes du Zodiaque ont été classés en quatre triplicités, comprenant chacune trois signes dont les milieux sont en triangle équilatéral. La parenté des trois signes ainsi constitués peut se concevoir par la liaison harmonique de leurs aspects trigones.

On a de plus attribué avec quelque raison les influences masculines à l’Air et au Feu, et féminines à la Terre et à l’Eau.

Ces dénominations sont tout au moins com modes à conserver.

/ V fit, +-)> Triplicité de Feu ) signes Les quatre ) Il JLsss triplicité d’Air \ masculins triplicités sont : j 'tfnyX, triplicité de Terre ^ signes ( 2? n l )-( triplicité d'Eau 5 féminins

"î° lufluences des diverses restions du Zodiaque.

La correspondance psychologique des diverses régions du Zodiaque a trait : V aux planètes qui s’y trouvent et que nous étudierons plus loin; 2° aux différents cuspides des maisons astrologiques, particulièrement de X et I qui sont MC et As comme on l’a vu.

-t- Les significations de MC correspondent surtout aux aspects planétaires qu’il reçoit, ainsi qu’à la valeur de la planète maîtresse de X qui sera analysée dans la suite.

kïï

-h Loi des As glorieux en iriplicité d'Ai). — Quant à As, en dehors de ses aspects'et de la planète qui le gouverne, sa place dans le Zodiaque est de première importance, comme le prouve l’observation suivante consignée déjà dans le livre à'Influence astrale (chapitre \ ) : si Ton prend les As d'un très grand nombre d’esprits nettement supérieurs et à facultés créatrices, en seienee,philosophieouart,—de deux ou trois cents par exemple (comme nous l’avons fait), — et qu on les indique à leur place du Zodiaque par des hachures, on obtient le schéma ci-dessus montrant le groupement remarquable de ces As sur la tripücité d'Air étendue, du côté de la Balance, sur le Scorpion et la Vierge. En prenant à vue les centres de gravité des trois groupes de hachures, on obtient approximativement un triangle équilatéral BVG appuyé a peu près entre les 15 e et 20' degrés des trois signes d’Air.

Les quelques exceptions, en dehors de la triple zone, ont toujours comme compensation des notes très brillantes d un autre ordre qu’on verra ailleurs La zone de la Balance est la plus fournie et s'étend de la tin du Lion à la fin du Scorpion. Les signes du Sagittaire et du Capricorne, et surtout ceux des Poissons, du Bélier et du Taureau ne possèdent presque rien.

rsous pouvons donc conclure que l’As (et par conséquent l’orientation de tout le Zodiaque à la nativité) marque une sorte de tonalité générale dès facultés. C est une des lois astrales les plus saillantes, et qui n a été précisée par aucun traité.

Cette loi nous a permis un certain nombre de fois de résoudre le problème vérificateur de l’heure retrouvée pour des célébrités contemporaines.

Remarques. — Les anciens auteurs avaient admis, entre les signes du Zodiaque et les différentes parties du corps humain, des correspondances physiques d'une valeur expérimentale assez douteuse. Cependant les signes du Cancer et du Lion paraissent souvent gouverner la partie thoracique, et le signe de la Vierge l’abdomen. Il faut entendre par là que si l’As, je suppose (qui est un point vital important), se trouve dans la Vierge et est maléficié, les maladies auront trait surtout aux régions abdominales.

— A notre avis, les influences propres au Zodiaque dépendent beaucoup moins des constellations, légèrement variables, qui les caractérisent (précession des équinoxes), que de la division mathématique et invariable du ciel, résultant de.la gravitation apparente du Soleil autourde la Terre. Ainsi le Bélier reste toujours la douzième partie du Zodiaque que parcourt le Soleil après l’équinoxe de printemps.

Nous n’avons pas de traités astrologiques assez anciens pour connaître les variations possibles, sous d’autres rapports, des influences zodiacales.

§ II. — Maisons astrologiques.

1 i.es trois classes des maisons astrologiques.

Les douze maisons astrologiques ont reçu les dénominations suivantes :

+ Maisons cardinales : I, IV, Vif, x.

+ Maisonseadentes: 111 , VI, IX, XII (où tombent les planètes après leur sortie des cardinales).

+ Maisons succédentes : II, V, VIII, XI (où se trouvent les planètes avant leur entrée en cardinales).

2 ° Significations principales des maisons.

La figure suivante représente la disposition des maisons d’un thème quelconque. Les planètes sont entraînées avec le Zodiaque par le mouvement diurne dans le sens de la flèche, les maisons restant liées aux plans du méridien et de l’horizon. Les cuspides sont comptés dans le sens opposé à la flèche. Les signfleations principales des maisons sont celles inscrites sur la figure. On aurait tort de s’y attacher aveuglément, mais il est incontestable qu’il y a là un fond de Vérité, malgré une apparence de fantaL'iequi fait sourire.

Si tous les astrologues l’ont reconnu, ceci n’oblige

‘personne à l’admettre à l'avance, l'astrologie pouvant exister sans cela. La forme de canalisation humaine des influences astrales ne peut recevoir de dénomination qu’à travers les événements coutumiers de la vie, dans un milieu social donné. La signification inscrite en Vil, par exemple, veut dire que si Mars

Md

et Saturne y sont en conjonction, je suppose, ces deux planètes seront la source d’influences maléfiques ayant trait, le plus communément pour nous, au mariage, aux conjoints, aux procès, aux contrats, aux associations, çtc. On le comprendra plus loin dans l’étude consacrée aux périodes d’influences.

La signification de IX nous a permis ainsi de

trouver à l’avance l’heure de nativité de l’amiral Courbet, ayant pressenti que la plupart de ses planètes, qui sont groupées dans le Cancer, devaient être situées dans la maison astrologique en question.

Remarques. — Les aspects des planètes sur MC et As ont une grande influence pour l’évolution générale des facultés. Nous en parlerons autre part avec détails.

Beaucoup d’astrologues étudient, comme As et MC, tous les autres cuspides des maisons. Nos observations, les ont peu visés jusqu’ici.

§ III. — Planètes.

Les influences planétaires dépendent de quatre sources principales, qui sont :

1° Les aspects entre les planètes, MG et As.

2° Les places des planètes dans le zodiaque.

3° Les places des planètes dans les maisons astrologiques.

4° Les qualités propres des planètes.

-h Définition des Aspects. — Deux planètes, ou points de l’écliptique, sont dits en aspect quand l’arc

a- iK

d’écliptiqae qui les sépare dans la figure zodiacale correspond à l’une des valeurs ci-après déterminées.

L’expérience ne nous a pas encore prouvé l’importance du sens direct ou rétrograde dans lequel l’aspect peut être compté.

Les aspects constituent comme une liaison harmonique ou dissonante dans le rayonnement réciproque des planètes. Cette liaison est d’autant plus forte que l'aspect est plus exact et sur le point de s’opérer (application) ; si les planètes tendent à s’éloigner de leur aspect ( séparation ), leur liaison semble diminuer de valeur.

Ce changement d’intensité, relatif à l'application et à la séparation, est un sujet controversé sur lequel nous ne nous étendrons pas, car il est secondaire.

Les principaux aspects sont les suivants :

Aspects harmoniques ou bénéfiques

Aspects dissonants ou maléfiques

A trigone (120° ou 1/3 de cercle) sextile (00° ou 1/6 de cercle) cP opposition (180° ou 1/2 de cercle) □ quadrature (90° ou 1/4 de cercle)

Le plus puissant aspect 6 conjonction correspond à deux planètes ayant la même longitude. La conjonction est bénéfique avec Vénus et Jupiter, et maléfique avec Mars et Saturne.

Un aspect d’un autre genre que les aspects zodiacaux et appelé Parallèle (P), est constitué par deux planètes ayant même déclinaison, — sans dis—

tinction de la région boréale ou australe où chacune d’elles peut se trouver.

Les planètes ainsi en rapport sont celles qui décrivent dans le mouvement diurne des cercles parallèles égaux, dans le même hémisphère ou dans les deux hémisphères célestes.

Cet aspect très important, et négligé par beaucoup d’auteurs, doit être étudié dans le même sens que la conjonction, en lui attribuant toutefois une importance moindre.

Tels sont les six aspects majeurs qui sont les plus puissants. D’autres appelés mineurs, et dont se servait Képler, ont une importance assez vague, nous semble-t-il. En tout cas, ils ne sont appréciables que si les planètes, très fortes, sont voisines du méridien ou de l’horizon ; tels sont, entre autres, les aspects maléfiques de semi-quadrature (45°) et de sesqui-quadrature (135°), et les aspects bénéfiques de dodectile (30*°) et de quintile (72°), que nous ne faisons que mentionner.

Toutefois, les aspects antice (a) et contre-antice (c. a) sont moins négligeables que les autres aspects secondaires :

(a) est constitué par deux points du Zodiaque symétriques par rapport à l’axe des solstices (0°2> — 0 °^).

(c. a) est constitué par deux points du Zodiaque symétriques, par rapport à l’axe des équinoxes

Les (a) et (c. a) correspondent en somme à l’aspect

P de points dans le Zodiaque, puisque les déclinaisons des points zodiacaux sont en symétrie par rapport aux deux axes précédents. 11 nous semble donc plus juste de les étudier comme P, sans faire correspondre comme certains auteurs (a) à a et (c. a) à cP. L’expérience semble, du reste, nous donner raison.

Orbes. — Dans la pratique, un aspect n'étant généralement pas exact, on a été conduit par l’observation à entrevoir avec vraisemblance les limites d'influence du rayonnement réciproque constitué avant et après l’aspect exact.

Cette limite d’appréciation d’influence pour les aspects a été appelée orbe, légèrement variable avec chaque planète et différant un peu suivant les auteurs.

Ce désaccord apparent entre les astrologues tient probablement à ce que l’orbe varie avec la nature de l’aspect, avec la place zodiacale de la planète et avec^sa position en maison astrologique.

A notre avis, il faut être d’autant plus large pour les limites des orbes que les planètes ont plus d’importance.

Notons aussi que l’influence, dont on cherche la limite appréciable, n’a sans doute pas d’arrêt brusque.

Les orbes moyennes que l’expérience nous porte à admettre, au moins provisoirement, sont indiquées par le tableau qui suit :

As

MC

Pour voir si deux planètes sont réellement en aspect valable, la règle est la suivante : on prend .la demi-somme de leurs orbes et on la compare a\ec l’écart de l’aspect. Si celui-ci est au plus égal à la demi-somme des orbes, l’aspect est considéré comme existant. Exemple : au 25° k etiÿaa 2°£p sont en

à 7° près, car la demi-somme des orbes est ici

8 = 8. L’aspect "Çf A if sera d’autant plus fort

que les planètes seront elles-mêmes plus puissantes ; l’application, si elle a lieu, renforçant aussi sa valeur.

Jusqu'à 8° près, tout aspect entre les planètes, MG et As doit donc être reconnu valable ; et au delà il est bon de faire à vue le calcul précédent.

— Pour l’aspect P il paraît prouvé qu on peut aller jusqu’à des déclinaisons semblables à 2° ou 3° près en valeur absolue (même quand elles sont dans des hémisphères opposés).

Quand il s’agit d’un aspect P avec la Lune, on peut sans crainte admettre 4° comme limite.

— Pour les (a) .et (c. a) ainsi que pour les autres aspects secondaires, nous admettrons des oibes de 4° environ.

-+- Qualité des aspects. —Le tableau ci-dessous donne en harmonie décroissante et d’après nos observations, la valeur des rayons planétaires reçus par une planète ou par un point de l’écliptique :

Qualité

Aspect

Planète

Très bons.

Bons.

MP

(si ces planètes sont harmoniques)

Douteux.

cP LJ

Mauvais .

dé> DP

ojy

(si ces planètes sont dissonantes)

Très mauvais. . . . . .

(PDoP

Va*

— La d de Saturne ou de Mars, quoique plus forte que <? et □, est d’une nature moins dissonante dans son rôle psychologique.

— Les q □ entre le Soleil et la Lune sont toujours fâcheuses ; les A % sont toujours très bons.

— Nous n'avons parlé dans le tableau précédent que des aspects majeurs. Les qualités des autres (a, c. a et mineurs) s’en déduiraient aisément d’après ce qui a été dit.

— La valeur des rayons issus d'une planète dépend non seulement de l'aspect, mais encore de la nature que celle-ci acquiert par les autres radiations qu'elle possède; sa force momentanée, qu’on étudiera autre-part avec détails, joue encore un grand rôle.

— Dans une conjonction, la planète qui l’emporte en « dignité » donnera sa note principale (1).

— Les valeurs d’harmonie données précédemment sont plus facilement applicables aux influences de détail qu’on étudie dans la destinée, qu’à l’appréciation psychologique de l'ensemble des facultés. En beaucoup de cas, la dissonance partielle, mise au service d’harmonie d’ensemble, produit, non pas un caractère maléficiê , mais un caractère passionné; la passion étant presque toujours la dissonance résolue par Vharmonie . En musique la « résolution des dissonances» est une transposition exacte du mouvement passionnel qui nous est cher, comme nous rapprochant d’un monde qui nous serait inacces* sible par l’abord de l’harmonie pure. L'utilisation des dissonances est une sorte dé concession faite à notre imperfection humaine : le chercheur d’idéal, pour ne pas être découragé par l'abîme à franchir, a besoin d 'humaniser, sinon de dés harmoniser, le but suprême. — L’individu sans.la moindre dissonance n aurait sans doute aucun souci de la logique et de la persuasion, et serait incapable d’œuvrer au milieu . des autres.

(1) Voir la « dignité » des planètes, page suivante.

•*° XMitm dan»» le Zodiaque.

-t- Dignité, trigonocratie, débilité, pérégrinité. — Les planètes varient d'influence avec leur état céleste, caractérisé par les signes du Zodiaque où elles se trouvent. Le schéma suivant résume les observations les plus utiles à consigner au sujet de la valeur des signes zodiacaux :

Dignité

Trigonocratie

Débilité

Pérégrinité

Maison céleste principale->

Maison céleste secondaire-

Exaltation-

Les triplicités où la planète possède une maison céleste.

Exil : signe opposé à Tune des maisons célestes. Chute : signe opposé à l’exaltation.

Les autres signes.

— Uranus et Neptune ne sont pas encore assez

étudiés pour leur affecter des dignités et débilités.

— Les maisons célestes renforcent et harmonisent la planète, qui de plus est dite maîtresse de ces signes ou des planètes situées en ceux-ci.

— L’ exaltation augmente simplement l'importance et l’harmonie de la planète sans lui attribuer, d’une façon appréciable, de maîtrise sur ce signe ou sur les planètes situées en celui-ci.

-• La triçjonocratie constitue une puissance qui vient après; exemple : Saturne dans le taureau.

— U exil tend à malécifier plus ou moins l’influence planétaire, et la diminue en même temps.

— La chute tend simplement à l'amoindrir, à moins que la planète y soit trigonocrate, comme c’est le cas pour Vénus dans la Vierge et pour Mars dans le Cancer.

— La pérégrmité n’offre aucune remarque saillante à faire.

h- Planètes en triplicité d'air. — En dehors des lois de détail précédentes, nous ferons pour les planètes la même remarque que pour les As en triplicité d’Air ou sur ses limites ; un aphorisme ancien disait avec raison que « les esprits supérieurs étaient caractérisés par beaucoup de planètes dans les signes d’air ». — Quant au groupement des planètes en triangle équilatéral de trigones, nous renvoyons à l’étude faite à ce sujet dans « 1 Influence astrale ».

-+- Planète gouvernée par une autre. — Toute planète

située dans un signe en dehors de ses maisons célestes est dite gouvernée par celle qui a l’une de ses maisons en ce signe. Exemple : Vénus dans le Verseau est dite gouvernée par Saturne. On dit aussi que Saturne est le maître de Vénus. Et l’influence vénusienne du thème dépendra plus ou moins delà valeur que Saturne y possède. — Avouons, toutefois, que les lois de maîtrise des planètes entre elles sont un peu vagues.

-t- Planète reçue par une autre. — Si une première planète, en dehors de ses dignités, a un aspect avec une deuxième planète qui possède une dignité (maîtrise ou exaltation) dans le signe de la première, la première planète est dite reçue par la deuxième. Exemple : si on a q* à 18° n avec if à 20° ==■•,' on dira qu’il y a réception entre lf etç,* dans l’aspect lf Ao*» et o* sera dit reçu par lf, qui a une maison en n. lf reçoit ainsi des rayons de 0 * possédant une nature mercurienne qui donne une liaison plus importante, en intensité et harmonie, entre les rayons planétaires.

La réception réciproque entre deux planètes a lieu quand le signe de la première est dignité de la deuxième et réciproquement. Exemple : If ^ a* avec If à? 0 T et o* à 10° n.

-+- Planète maîtresse d'une maison astrologique . — La planète dite maîtresse d'une maison astrologique est celle qui a l’une de ses maisons dans le signe où se trouve le cuspide de la maison. On dit encore que la planète gouverne cette maison. Ainsi, dans le

— ia —

thème de Gambetta/Mars est maître de la maison I et le Soleil est maître de la maison X.

Dans le cas où le cuspide se trouve sur la fin d’un signe, il est bon de considérer de plus, comme deuxième maîtresse de la maison, la planète qui est maîtresse du signe zodiacal qui suit et participe à la maison considérée.

Ainsi, dans le thème précédent, la maison III, qui a pour cuspide 29° -f* aura pour maîtres Jupiter et Saturne, le capricorne qui fait suite, étant gouverné par ce dernier.

Dans certaines domifications où une maison astrologique comprend deux signes zodiacaux presque au complet, on est encore amené à considérer deux maîtres.

N’hésitons pas encore à avouer ici que les lois de maîtrise des planètes sur les maisons nous paraissent difficiles à enregistrer scientifiquement. Provisoirement, nous n’attacherons d’importance qu’à celles relatives aux maisons 1 et X, quoi qu’en disent tous les anciens traités.

Remarque. — La vitesse et le sens (direct ou rétrograde) de marche apparente d’une planète dans le zodiaque ont des valeurs à étudier et sur lesquelles nous n'osons encore nous prononcer.

11 en est de même des positions orientales et occidentales par rapport au Soleil et à la Lune que mentionnent la plupart des ouvrages.

3° IMaecs dans les maisons astrologiques.

-+- Significations dues aux maisons. — Les planètes varient avec leur état terrestre et local. Une planète tend à prendre dans chaque maison astrologique une signification correspondante à cette dernière, d’une façon plus importante que la planète maîtresse de la maison, (si cette dernière planète est ailleurs.) Ceci a trait surtout à l’évolution des facultés et aux périodes d’influences qu’on analysera dans la suite.

-J- Intensités dues aux maisons. — En dehors de la signification précédente, Y intensité des rayons de la planète dépend manifestement de sa position dans les maisons astrologiques :

— 1° Le maximum d’intensité correspond au voisinage du méridien ou de l’horizon à 10° près environ (en maisons cardinales ou bien cadentes). MC et As offrent les places les plus importantes à cet égard. — Mars et Saturne, dans l’une quelconque de ces quatre positions dites angulaires , sont, très mauvais. — Jupiter ou Vénus, en MC et As, sont très glorieux.

— 2° Les régions les plus importantes après les quatre places angulaires, sont les maisons cardinales 1, IV, VII, X. La maison VII semble un peu

moins puissante que les trois autres. Quant à ees dernières, nous ne voyons entre elles qu’une différence insignifiante au point de vue de l’intensité psychique des influx planétaires. Ce n’est qu’au point de vue de la vitalité physique que IV donne moins d’importance aux planètes.

Le Soleil et la Lune, en particulier, dans la maison IV, auront peu trait à la Vitalité physique.

— 3° Les maisons IX et XI viennent après, dans l'ordre d’intensité décroissante; elles offrent un peu moins de puissance que VII, mais sont encore remarquables.

— 4° Enfin, les autres maisons (en dehors des portions réservées aux places angulaires) offrent un minimum d’intensité.

La figure ci dessus représente la disposition des maisons d’un thème quelconque: elle rend compte de l’intensité relative due aux maisons.

Le resserrement des hachures est proportionné à cette intensité.

-t- Hyleg ou significateur de santé.— L'hyleg (appelé encore Aphète, prorogateur ou donneur de vie) est le point du Zodiaque qui marque spécialement la vitalité physique de l’individu. A notre avis, l’As, le Soleil et la Lune sont les trois significateurs de santé à observer dans tous les cas. Autrement dit, si, dans un thème, il sont harmoniques, par leurs aspects surtout, la santé est bonne; et, s’ils sont fortement maléficiés tous trois (comme, par exemple, As, Soleil, Lune, Mars et Saturne en conjonction tous ensemble), la santé est précaire. Toutefois, nous reconnaissons, avec la plupart des traités, que la maison IV et. toutes les régions sans hachures de la figure précédente, diminuent l’importance de signification vitale pour le Soleil et la Lune qui les occupent. Dans ces cas là, As peut devenir hyleg presque uniquement.

4° Qualités propres «les planètes.

-+- Correspondances planétaires les plus saillantes. — Les planètes changent tellement de valeur avec les aspects, la place du zodiaque et la maison astrologijup, que leurs qualités propres sont difficiles à

gnificateurs principaux de cette évolution qui devra tonaliser la destinée sont © J As MC.

— As est relatif à la vitalité générale des facultés.

© et 3 auront des correspondances variant avec

leur état céleste et leur état terrestre.

— MG concerne principalement la carrière et le prestige vis-à-vis des autres. Ses harmonies avec

3 ? sont très bénéfiques; surtout la d d'une des 4 planètes. — Les A et ^ de 0 * sont également très bons. • j j

— La qualité du maître de MC, c’est-à-dire de la maison X, doit être prise aussi en considération dans les pronostics de destinée.

L'harmonie et X intensité des si gnificateurs permettent, en suivant toutes les règles indiquées, d'en tirer la résultante générale.

1° Atavisme astral.

+ Comme il a été dit au chapitre IV « d’influence astrale », la comparaison des figures de nativité entre membres d’une même famille montre des analogies ataviques portant sur As et xMC aussi bien que sur les planètes, relativement à tous les éléments qui nous ont servi à les étudier.

Les correspondances avec le père et la mère ont souvent trait :

au ©

pour le père } à 1)

( h la maison IV i à la 3

pour la mère < à 9

( à la maison X

Les lois d’atavisme entraînent presque toujours

des concordances de périodes d'influences entre parents et enfants ; on le comprendra au sujet des transits des planètes.

On pourrait en dire autant pour les lois de sympathie qu’on va analyser. On conçoit donc que les deuils, même d’amis, puissent être une forme de canalisation fréquente de certaines influences. La signification de la maison VIII relative aux deuils divers n’est donc pas à rejeter à priori. L’expérience, à notre avis, tend à confirmer sa valeur.

5° Sympathie et antipathie.

La sympathie réside avant tout dans les lois suivantes : Etant donné deux personnes A et B,

A éprouvera une sympathie instinctive pour B si Yénus ou Jupiter de B est en relation harmonique P et surtout d) avec l’As ou la Lune de A (par la superposition des deux figures de nativité).

La sympathie est accentuée si la réciprocité a lieu, et si de plus la forme générale des caractères produit des tendances parallèles chez les deux

(point très important), comme Mercure ou la Lune au même endroit du Zodiaque.

— D'autres notes de sympathie peuvent encore être relevées :

— Les As dans le même signe, sont une bonne note, et s’ils sont les mêmes à 8 ou 10 degrés près, c’est un cas de sympathie majeure.

— Les rapports harmoniques des deux As sont aussi favorables.

— Notons encore : Jupiter de l’un occupant la place de Saturne de l’autre, ou même simplement en aspect harmonique quelconque ; le Soleil au même lieu, etc.

-t- Pour l 'antipathie, les lois sont analogues en observant les mauvais rayons de Mars et de Saturne.

A éprouvera de l’antipathie instinctive pour B si Mars ou Saturne de B est en aspect dissonant (cf <? □ P) avec l’As ou la Lune de A.

— De même les rapports dissonants des deux As augmentent l’antipathie.

— Les tendances opposées des facultés d'ensemble sont également à observer.

— Les rapports dissonants entre Mars et Saturne de deux horoscopes renforcent encore l’antipathie.

— Il ne faut pas oublier que tout cela dépend beaucoup de la valeur (surtout de l’intensité) des planètes considérées (Lune, Vénus, Jupiter, Mars et Saturne). Là, comme partout ailleurs en astrologie, c’est une résultante de notes très complexes et souvent contracdictoires, qu’il s’agit d’appiécier ; il est même parfois

impossible de la formuler en langage courant. Beaucoup d'autres lois que l’expérience laisse entrevoir seraient encore à vérifier sur ce terrain si important de l’attraction innée des individus. — Il est à noter que les lois de sympathie découlent souvent de celles d’atavisme.

-i- En ce qui concerne Y attraction sexuelle, les rapports harmoniques entre Vénus dans les deux thèmes, ou encore entre Vénus de l’un et Mars de l’autre, paraissent favorables.

Les As semblables sont aussi une note puissante.

Enfin les significateurs respectifs du mariage (la Lune pour l’homme et le Soleil pour la femme) sont à observer dans leurs rapports harmoniques, et surtout s’ils occupent le même lieu du Zodiaque.

Les éléments d’interprétalion du ciel de nativité, sont résumés par le tableau récapitulatif qui suit :

Mars qui est presque en trigone de la Lune est une amorce de combativité glorieuse, car il est en « maison principale ».

•+■ Mercure est assez faible en maison astrologique et rendu dissonant par la conjonction du Soleil, qui lui transmet une influence martienne violente ; l’inspiration lunarienne domine la faculté raisonnante, en intensité autant qu’en harmonie. Du reste, Mercure n’a pas de rayon saturnien et, dans le Bélier, n’est généralement pas supérieur. Ses aspects P avec Jupiter et Vénus rendent sa valeur mixte, il est vrai, mais Mars qui le gouverne donne la note principale.

+ Uranus est très brûlant par sa conjonction de Vénus. C’est bien là l’Uranusd’un remueur d’idées et d’un indépendant ascensionnel.

En somme, les significateurs intellectuels sont remarquables gomme étoffe, intensité et harmonie, mais de bonnes liaisons manquent entre eux. La Lune, qui semble le nœud principal des facultés, montre l’inspiration primant le raisonnement, avec une harmonie saturnienne qui lui donne du poids.

Le Soleil, peu important comme hyleg, en VI, acquiert de la valeur par son exaltation dans le Bélier, et par sa conjonction violente de Mars qui en bénéficie (au détriment du Soleil). Malgré son aspect P avec Vénus, sa conjonction de Mars le rend peu favorable comme significateur d’évolution ; par contre, il harmonise puissamment avec trigone, le MC qu’il gouverne.

-t- Vénus est en cardinale, dans son exaltation et en trigone de As. Elle est en aspect majeur avec toutes les planètes, sauf la Lune. Sa conjonction avec Uranus et son P avec Mars sont des marques de sensualité, de passion et d’art; son aspect avec Jupiter (qui^t^eeu^a^^U^ accentue la note artistique. I * t-ÿA.

Mars est très important (malgré sa place en VI), car il gouverne la maison I et se trouve en maison céleste principale. De plus, il ne reçoit que des rayons bénéfiques. Son trigone de Saturne, avec réception martienne, marque le courage réfléchi et la possession de soi-même. Il n’envoie pas de rayons très nets à Mercure et à la Lune, mais leur transmet en quelque sorte son influence, par l’intermédiaire du Soleil.

Mercure et Mars dans le Bélier (et en général Mars lié harmoniquement avec la Lune ou Mercure en triplicité de Feu) montre la note la plus saillante del’orateur, comme le prouvent beaucoup d’exemples (Mirabeau, Robespierre, Lamartine, Jules Lemaître, le père Didon,etc.) dans lesquels nous l’avons rencontrée.

-t- Jupiter, quoique en exil, acquiert de la valeur par la maison X et par ses réceptions avec Vénus et Mercure.

En résumé : caractère ayant de 1 étoile (beaucoup d’aspects importants et As glorieux), en même temps que doué d’intensités partielles remarquables, en ce qui concerne surtout le Soleil, la Lune, Vénus et Mars, tous les quatre dans leurs dignités essentielles.

Déplus, les quatre significateurs intellectuels ont pour maîtresses des planètes glorifiées et plusieurs aspects avec réception. Un accord d’harmonies partielles, où tout le génie spécialiste de l’orateur semble résider, est donné par le schéma ci-dessous, qui montre 4 planètes et MC formant à peu près triangle équilatéral de trigones sur la limite des triplicités d’Eau et de Feu.

La Lune, beaucoup plus passante que Mercury montre l’instinct dominant la raison, plutôt que le souci de l’analyse logique ; mais elle dénote une imagination entreprenante et réfléchie.

Uranus donne beaucoup de marche en avant des facultés, et Vénus est celle d’un artiste idéaliste et sensuel. De nombreux signes concordent à une

grande impulsion, accompagnée de réserve saturnienne en même temps que d’une note maladive, due au Soleil maiéficié.

Les signes de bienveillance naturelle et de l’esprit de justice ne sont pas absents;, ils peuvent être caractérisés par Vénus et Jupiter glorieux. Mais

la dissonance martienne du Soleil et de Mercure, ainsi que la quadrature de la Lune sur ces deux planètes, tendent à rabaisser les facultés. Ce qui manque à ce caractère, glorieux en certains points, est un Soleil bénéfique propre à donner une harmonie stable dans les tendances. On voudrait voir aussi un Mercure plus scientifique et plus philosophique, ainsi que des liaisons planétaires plus nombreuses avec As.

La Lune manque de rayons directs de Vénus et de Jupiter et ne marque aucune richesse spéciale du côté du sentiment élevé et de la philosophie.

Santé.

La vitalité générale est surtout indiquée ici par la Lune et As. Elle serait bonne sans la prédisposition fâcheuse due au Soleil, d'où viendra la chute- vitale (comme on le verra plus loin). Le Soleil avec Mars à l’entrée de la VI* maison, appelée quelquefois « 1 hôpital du Zodiaquè », menace la 'vie par des maladies et accidents divers, sans que le fond de santé innée paraisse vicié pour cela.

3° Destinée.

■+■ Les notes de destinée sont brillantes et montrent l’accès possible à la célébrité ;

— MC est très bénéfique avec ses trigones de Mars et du Soleil ; aucun rayon mauvais ne vient enrayer ces bonnes notes.

— Jupiter en maison X est favorable à la notoriété.

— As, par son trigone de Vénus, est très harmonique.

— La Lune est puissante et plutôt bonne ; en maison IX elle marquera l’esprit entreprenant et les tendances aux voyages.

— Le Soleil est le seul significateur de destinée dangereux ; mais, par sa place en VI, il fait peu d’obstacle à la célébrité.

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