RÉCAPITULATION SUR LE VERBE
Exercices 284 et 28S Analysez les verbes du morceau suivant. Faites-en couuaitre les lyeti el les divers complément). (.Exercice oral.)
H 8 STNTAXE DU VERBE.
Modèle du devoir: — avait, 3*pers. du sing.da rimparfaii il dicatif du verbe actir Iransitif avoir. Son sujet est linotte; son plément direct, un filt.
Le LtNor.
Tne linotte avait un âls Qu'elle adorait selon l'usage; C'était l'unique fruit du plus doux mariage, £l le plus beau linot qui fût dans le pays.
Sa mère en était folle, et tous les témoig-nages Que peuvent inventer la tendresse et l'amour Étaient pour cet enfant épuisés chaque jour.
Notre jeune linol, lier de ces avantages, Se croyait un phénix, prenait l'air sufGsant, Tranchait du petit important Avec les oiseaux de son âge; Persiflait la mésange ou bien le roitelet.
Donnait à chacun son paquet.
Et se faisait haïr de tout le voisinage.
Sa mère lui disait : < Mon cher lits, sois plus sage Plus modeste surtout. Hélas, je conçois bien Les dons, les qualités qui furent ton partage. Mais feignons de n'en savoir rien, Pour qu'on les aime davantage. > A tout cela notre linol Répondait par quelque bon mol; 1^ mère en gémissait, dans le fond de son âme.
Un vieux merle, ami de la dame.
Lui dit : < Laissez aller votre flis au grand bois.
Je vous réponds qu'avant un mois Il sera sans défauts. > Vous jugez des alarmes De la mère, qui pleure et frémit du danger. Mais le jeune liuot brûlait de voyager;
Il partit donc malgré ses larmes.
A peine est-il dans la forêt.
Que notre petit personnage
Du pivert entend le ramage,
Et se moque de son fausset.
Le pivert, qui prit mal celte plaisanterie, Vient à bons coups de bec plumer le persifleur.
Et deux jours aprâs, uoe pie Le dégoûte à jamais du métier de railleur.
U lui restait encore la vanité secrète
De se croire excellent chanteur;
Le rossignol et la fauvette
Le guérirent de son erreur.
Bref, il retourna chez sa mère.
Doux, poli, modeste et charmant.
Ainsi l'adversité fil, dans uu seul niomenl.
Ce que tant de leçons n'avaient jamais pu faire.
(Florian.) Exercice de rieitalion. — Xpprenàre le morceau précédent.
L£ PARTICIPE Participe présent
Remplacez les verbes en llolique adjectif verbal, suivant le sens de la
Son éloquence (entraîner) confondit ses accusateurs. — Ses discours (entraîner) les esprits lui méritèrent tous les suffi'ages. — Les esprits (contredire) sont peu propres à la société. — Ces enfants, {contredire) tout le monde, se sont fait détester. — On cache difficilement sa pensée aux esprits {pénétrer). — Vos frères, {pénétrer) ma pensée, se sont mis à sourire. — Les (assiéger), {tttarcher) tout à coup au pas de de charge, se sont élancés à l'assaut et ont pris la ville. — Sans les chameaux (traverser) les déseris avec rapidité, la plupart des caravanes seraient ensevelies sous les sables (mouvoir)- — Les hommes {entreprendre) ne réussissent que quand ils son I aussi (persévérer).
Exercice 287
Même exercice que le précédent.
Nous sommes restés pendant huit jours immobiles au milieu de l'Océan, (frapper) inutilement de nos rames les eaux (dormir) autour de nous. — Deux mille cavaliers (sortir) de la ville se dirigèrent vers le camp. — I^'est-cepas un spectacle
JÏO SÏNTAXE DU PARIiaPE.
bien Iriste que des malheureux (mourir) de misère? — Koi troupes {attaquer) l'enneint avec impétuosité, l'ont forcé à battre en retraite. — Il y a des personnes naturellement douces et (obliger) par caractère. — On a peine à compi-endre qu'il y ait des peuples qui vivent (errer) continuellement dans les déserts. — La plupart des nègres d'Afrique forment àe misérables peuplades, (végéter) sous des cabanes, {trouver) difficilement leur nourriture, (cultiver) quelques champs de jiiil et soumises à de petits despotes. — Sur la tombe du jeune guerrier (Marceau*), les farouches soldats de l'Autriche répandirent des larmes, {déplorer) et (envier) la destinée de celui qui '
pour la France et mourut pour défendre ses droits.
Exercice 2S8
Composez des phrases où vous ferez entrer, une fois le présent des verbes suiïanls, et une fois l'adjectif verbal slantif verbal qui en dérivent.
Modèle du devoir : hësiueh. — C'est en résidant un Cer dans une commune qu'on y acquiert !e droit de suffrage.— enlTEtienl des résidents auprès du bey de Tunis et du ro pour assurer son prolecLoral dans ces deux Etats.
parlicip ou le suU
a in temp ,a Kraoc^e J'Anuau
Adhérer. Exceller.
Différer. Expédier.
Exercice 289
Mâme exercice avec les vérités suivants :
Présider. Convaincre.
Extravaguer. AfDuer.
Exercice 290
Composes des phrases où vous feiez entrer les expressions suivantes, en remplaçant [es verbes à l'infmitif par le participe présent ou l'adjectif verl/al, suivant les cas.
Des enfants (danser) une ronde... — Des airs (danser)... — lies aventures (intéresser) lovil le monde... — Des récits (intéresser)... — Des écoliers (courir) dans le jardin... — Des eaux (courir)... — Des personnes sages (prévoir) les événements... — Des hommes (prévoir)... — Une femme (obliger) et charitable... — Une persoiine (obliger) ses amis..- Exercice 291
Faites accorder ou non les mots en anl. suivant leur nature et leui fo ne lion.
HaneiB (FnatùU) {ilË9-naO}, l'':-\ tin^uaà Fleurui, si (ui luéa Alten
SYNTAXE DU PARTICIPE. Ht
Un NAUFRAfiE. — Voyez celle Taste nappe d'eau (dormant) : quoiqu'elle n'ait aucun coarj, les vents {agitant) sa surface, entreiiennenl sa pureté. Elle est loin de ressembler à ces marais (croupissant}, (exhalant) une odeur bitumineuse et fétide. Des poissons iuDombrables, (vivant) dans son sein, sont destinés à la table du maître. Deux barques, (voguant) i toutes voiles et (/it^ant) l'ouragan dont elles sont menacées, cherchent à gagner le bord. Les vents (jouZ/tanf) avec force, (mugissant) dans les cordages, s'opposent h la manœuvre. Déjà les vagues {blanchissant) d'écume, Iracenl sur l'onde de larges sillons. Des branches, des feuillages, emportés par un tourbillon, tombent dans l'étan; et forment des débris {flottant) sur les eaux. Les oiseaux limides, se {rassemblant) en troupes et (volant) d'une aile rapide ; les animaux (fuyant) au hasard ; les éclairs (bnllantj par intervaHe et {sillonnant) les flancs ténébreux du nuage; la foudre {grondant) sur nos têtes; la terre (tremblant) sous nos pieds; une pluie, mêlée de grêle, (tombant) par torrents : Toilli l'image terrible, (effrayant), qui porte dans nos cœurs la consternation. Que vont devenir nos marins? Hélas! s'ils l'avaieit voulu, ils auraient évité leur sort. A l'instant où ils font leufs efforts pour baisser leurs voiles, voiles, mâts, cordages, lomest emporté. Leurs barques [vacillant) ont peine à couserver l'équilibre. Les vagues (mugissant), (s'élevant) audessus de ces frêles embarcations, vont les engloutir. Cependant l'impéiuosiié du vent les pousse vers des roches (menaçant) qui ferment le bassia. (Craignant) de se voir briser, nos jeunes nauiwmiws, (s'élançant) à la fois, (nageant) avec ardeur, abordent sur le sable, tout (dégouttant) d'eau, (défaillant), presque (expirant) de faiblesse et de fatigue. Les bateaux fracassés, les mâts, les voiles, poussés par le vent, et (flottant) vers la rive, offrent le tableau d'un naufrage. (ReschEH.)
Participe passé
Participe paaat employé ■•■!■ «nilllalre
Exercice 292 [cavr
Melteî au participe passé les verbes en italique, et appliquez la règle d'accuril.
Les belles actions (cacher) sont les plus estimables. — H y 1 des sottises bien (habiller) comme il y a des sots bien (vêtir). - Les hommes passent comme les fleurs qui, (épanouir) le
matin, tombent le soir, (.flétrir) et i/oKler) aux pieds. — Les amitiés, (fonéer) sur la vertu et (cimenter) par l'eslimc sont les .seules qui soient inébranlables. — Les bienfaits (reprocher) perdent leur prix. — (Habituer) à l'exercice, les enfants deviennent plus 'orts et plusagiles. — (Naître) pour l'indépendance, certains anlmiux conservent toujours un caractère farauche. — Les enfants (tccoutumer) à faire leurs volontés devienniint insupportables. — On pourrait appeler la politesse une bonté (assaisonner); c'est la bonne grùce (ajouter) au bon cœur. — Que de belles acltons (raconter) par les historiens ou (célébrer) par les poètes I
Coinpnseî huit phrases dans lesquelles vous ferez entrer les parti' cipes passés des verbes suivants employés sans auxiliaire.
Goûter. Cultiver, Ignorer. Délivrer.
népandre. Suivre. Soumellre. Augmenter.
'^638: Exercice 294
Metlez BU pcrticipe pané les verbes en italique, oL apj>liquez la règle d'accord.
On peut tout sacrifier à l'amitié, {excepter) l'honnéle et le juste. — Les ([rands phénomènes do la nature s'expliquent aisément, la gravitation universelle (supposer) un principe vrai. — (Supposer) la terre en mouvement, les phénomènes célestes se comprennent facilement. — La vertu (excepter), tout passe comraeun songe. — (Pasîer) la première moitié de la rie, l'imagination se n»urril plus de regrets que d'espérance. — (Supposer) cette tâche (nccom;j{ir), comment ne pas se réjouir d'avoir eu le caurage de l'entreprendre? — Mes amis (excepter), personne ne m'a témoigné d'intérÔL — (Excepter) l'honneur et la justice, ane âme noble sac ri lie tout à la reconnaissance. — (Passer) les Alpes, l'aspect de la nature prend un caractère tout différent. — Quelques députés (excepter), loutc l'Assemblée a voté le budgat. — Toute l'artillerie tomba au pouvoir des eanemis, (excepter) trois mitrailleuses.
Exercice 295
¥ compris. Non comf Cerlilië. Excepté.
STNTAXE DU PARTICIPE. î23
Participe paaoé caDjnsoA «Tce être
Exercice 2S& [S5D
Meltez nu participe paisé les veibes en italique, et appliquez la '. règle d'ae^td.
N'esl-il pas juste que les inéchaDts soient (punir) de leurs mauvaises actions? — Une pièce de vingt francs (dépenser) mal à propos peut se regagner par le travail, mais une heure mol {employer) est {peràre) sans retour. — Les letlres, les sciences et les arts sont (dtitiner) à rendre les hommes meilleurs et plus lieureux. — Les planètes sont {regarder) comme autant de inondes {habiter). — Nous sommes souvent {séduire) par les apparences. — Que d'habilants auraient été (ruiner) par l'inondaiioD, sans les seciurs qui leur oat été généreusement (prodiguer) ! — Les arts sont {naître) en Asie, mais c'est en Europe qu'ils sont {cultiver) avec le plus de succès. — Les champs, {brâler) par un soleil nrdent, seraient (rester) stériles, si des pluies abondantes n'étaient pas {venir) les fertiliser. — Les instruments dont on se serl pour mesurer la vitesse du vent sont {appeler) des anéjnv mètres.
ExercicB 297
I pluriel
Participe pnasé employé avec avoir
Exercice 298 [cco-eet)
Mettez au participe pas*è les verbes eu italique, et appliquez la règle d'accord.
Monsieur, disait un délateur â Louis do Bourbon, frère de Charles V, voilà un mémoire qui vous inslruira de plusieurs fautes qu'ont (comMetlre) contre vous des personnes que vous avez (Iwnorer) de fos bontés. ■ Avez-vous aussi tenu un registre «les services qu'ils n'ont (rendre) ? > répandit le prince. — Sole dit à celui quilui annonça que les Athéniens l'avaient (connner) à mort : La nature les y a (condamner) aussi. — Toutes mines d'or du inonde ne sauraient racheter un seul des ins- Is que lu as (perire). — Que d'hommes ont (vivre) trop d'un r ! — Que de gsns ne savent pas pardonner les torts qu'on ".voir) envers eux, ni les oOenses qu'ils ont (recevoiri\ —
12i SYNTAXE DU PARTICIPE.
Villars* disait souvent que les deux plaisirs les plus vifs qu'il eût {ressentir) dans sa vie, avaient élé les premiers piix qu'il avait (obtenir) au coilège, el la première ïictoire qu'il avait (remporter) sur l'ennemi. — Ne faites point des amis légèrement, el conservez ceux que vous avez {faire). — Le souvenir des soins que l'on a (rendre) à ceux qu'on aime, esl la seule consolation qui reste quand on les a {perdre). — Malheur aux hommes durs et impitoyables que n'ont jamais (attendrir) les infortunes des aulres !
Exercice 299
Composez quatre phrases aii vous ferez entrer les verlie; suivauts à un temps compose avec l'auxiliaire avoir, le coniplènient ilireci étant placé avant le verbe. Gam|)o$ei ensuite quatre aulrcâ ptirases oCi le coQiplément sera placé apTé$.
Modèle du devoir : choisis. — Avei-vous vu les linea que nous avons choàii? — Je suis que vous avet cltoiH sinon les plus beaux livres, au moins les plus utiles et les meilleurs.
Connaître. Perdre.
Déterminer. Gulliver.
Exercice 300
Mettez aux temps Indiqués les verbes en italique, et faites aecoi'der, s'il y a lieu, les participes passés.
Un cahpehent. — Voyez les bataillons français arrivant au bivouac après une marche longue el pénible. Dès que les tambours (cesser, pas. ind.) de ballre, les havresacs, (déposer, part, pas-) en rond derrière les faisceau^ d'armes, dessineut le terrain oit la chambrée doit passer la iMit. On met bas les habits; (revêtir, part, pas.) seulement de leurs capoles, les soldais courent aux vivres, au bois, à l'eau, à la paille. Le feu s'allume; bientôt la marmite (dresser, ind. préi. passif); les arbres, (apporter, part, pas.) de \aiorél, (façonner, ind. près, passif) grossièrement en pieux et en poutres. Pendant que les baraques du bivouac s'élèvent, l'air retentit en mille endroits à la fois des coups de la hache fendant le bois et des cris des travailleurs...
En attendant que la viande {cuire, subj. prés, passif), nos jeunes gens.impaiients de l'oisiveté, recousent le sous-pied : guêtre, visitent les gibernes, nettoient et écl aircissent fusils. La soupe est prèle, on la mange. Si le vin manque coûversaiion est calme sans être triste, et on m tarde p^i
Tillni (duc de) (I6ï3-I73i), nà à Uouliiis (Alll«r),' valmiuci'
SYNTAXE DU PARTiaPB. 125
chercher dans le sommeil les forces Décessaires pom' snpporier la fatigue du lendemain. Si au contraire la liqueur inspiratrice dts propos jùytus. (tramporter, part. paï.)dans des tonneaux ou dans des ou'Jes, sur les épaules des coureurs qu'on (envoyer, plus-qiie-parf.)aiieTcherdel'ei\x{arriver,pas.indéf.) au camp, la veillée se prolonge. Les anciens raconleot aux conscrits (ranger, part, pas.) autour du feu, les batailles où le régiment (donner, pas. indéf.) avec tant de gloire. (.Général Foy '.)
Participe w*»»é des Terlua prenamlwi
rÈgla
Les hommes qui se sont (laisser) séduire par les attraits de la volupté s'en sont presque toujours {repentir), — Nous avons été cruellement (abuser) par de prétendus amis qui se sont (emparer) de notrs conflance, et s'en sont (sertir) pour nous tromper. Ceuï dont la vie s'est (écouUr) obscure et ignorée sont
les seuls qui ont (vivre) heureux et tranquilles. — Tant qu'ils ont (vivre), Rscine et Boileau se sont (donner) des preuves de l'estime la plus sincère. — C'est â l'ombro de la paix que les arts sont (nai(re).ont (prospérer) etse sont (per/éc(ionner). — La gloire dos hommes doit toujours se mesurer sur les moyens dont ils se sont (servir) pour l'acquérir. — Beaucoup de conquérants ont (sMftJMjïHer) des provinces, mais peu ont (réprimer) leurs passions et se sont (vaincre) eux-mêmes. — Que de rois se sont (succéier) sur le trône de France ! — La calomnie s'est toujours (plaire) h. répandre son venin sur les vertus les plus
Les HABiTAnONS primitives des gaulois. — On ... toujours \norer, pas- ind.) et l'on ne connfdlra sans doute jamais actemenl l'époque à laquelle les hommes (paraître, pas. ind.) ujs la Gauk, Ce que l'on sait, c'est que les Gaulois, nos aieux,
Einiral Fov, né ù Hnm {nT5-l»i5) i liloquencc à Ip Chambre des dépulris, ranci'dl lie furapire. Il ic rtislliiuiis I lous li lUslguratiDa. Sa luort fut
126 SYNTAXE DD PABTICtFB.
{t'abriter, passé ind.)à'a.hoTddaDs lescaverncs qu'ils {découvrir, ptus-que-parf. ind.) dans la masse des montagnes, el plus lard sous les huttes qu'ils de construire, plus-que-par f.) dans l'épHisseur des forêts. A celle époque, de grands el redoutables animaux {se conserver, plus-que^parf. ind.) et (se multiplier, pUisque-parf. ind.) dans le pays. Pour se dérober à leurs atteintes, les hommes de ce temps-là (bâtir, pas. ind.) leurs cabanes de bois sur des pilotis, au-dessus des rivières et des lacs, à une certaine dislance de la rive; ils les (relier, pal. ind.) au rivage par Jes planches mobiles reposant sur des pieus el qu'ils retiraient à la tombée de la nuit. On (désigner, pas. indef.) ces abris sous le nom d'habitations lacustres. On en a découvert en Savoie et en Suisse.
Exercice 303
Héme exercice que le précédent.
La goutte d'eau. — Vous étes-vous jamais (demander) d'où venait l'eau que vous buvez ? Elle a fait Lneu des voyages avant d'arriver dans voli-e verre. Soriaut du sein des mers, elle s' (élever, pas. ind.) dans les airs, el là (ballotter, part, pas.} par les venls se (trouver, pas. ind.) (transporter, part, pas.} au-dessus des continents. C'était par un beau jour d'été. Libre dans l'air, qui lui ouvrait des abris dans ses milliers de pores. elle courait et se jouait en le traversant. Le froid de la nuit (venir, pas. ind.); cite (soisi>,paï. inrf. paMi/) en touchant la terre; elle se (déposer, pas. ind.) en gouttelettes. Puis, la chaleur la {dilater,pas. ind.) de nouveau, et (transformer, part, pas.) en vapeur, elle {remonter, pas. ind.) dans l'atmosphère bleue. D'abord invisible, el\e (devenir, pas. ind.) vapeur visible ou nuage: Quelquefois elle avait de la peine ù s'élever, malgré les efforts de la chaleur solaire; elle {rester, pas. ind.) souvent à ramper dans la vallée sous forme de brouillard. Mais, bienlât (réchauffer), (épanouir) elle s' (élever, pas. ind.) comme un petit ballon, et elle (gagner, pas. ind.) les hautes régions. Un jour, le nuage s' (épaissir, pas. ind.) (passer, pas. ind.) du gris au noir, et de son sein (entr'oMf n>, part, jms.) un torrent (co«ler, pas. ind.). Suivez les gouttes qui tombent; voyez le , germer, l'herbe pousser : c'est l'œuvre de la gouiio d'e.' Elle (dissoudre, pas. ind.) certaines substances du sol et (p mettre, pas. ind.) aux racines de les boire. Elle (courir, p ind.) dans la sève comme dans votre sang lorsque vous (6oi pas. ind.), et ce n'est pas son seul bienfait : elle (rafraich
SYNTAXE DU PARTICIPE. l5T
poj. inrf.) l'air, (abattre,pas. ind.} la poussière eHentraîner,p. p.jdanssa clmtelesimpurelés de l'atmosphère. Bientôt, s'tnfiltranl doucement dans le sol, elle y {séjourner, pas. ind.) jusqu'à ce qu'une lissure lui permit de revenir à la lumière. Alors elle (gazouiller, pas. ind t dans le ruisseau; ette (courir, pas. ind.^ sur la lisière du bei~, jusqu'à la rivière voisine, et celle-ci la (conduire, pas. (ni-) au fleuve, qui la (ramener, pas. ind.) à la mer, J'oii elle (partir, plus-que-parf.).
Exercice 304 CampDgei huit phrases dans lesquelles vous ferez entrer les verbei suivants au pluriel eli un temps composé.
Se persuader. Sa prévaloir. S'attaquer. S'aviser, S'imaginer. Seu aller. S'apercevoir. Se plaindre.
Participe d«a Terketi iBapersoBBels
Exercice 305 [669]
Hetle-z au participe paiti les verbes en Italique, et appliquez let règles d'accord.
Les grands froids qu'il a (faire) cet hiver ont (rendre) si affreuse la situation des pauvres, que beaucoup ont (périr) faute de soins. — Que de travaux il a {falloir) pour accomplir toutes les découvertes qui nnt (iWits(rer) notre siècle I — l^s diHicullés qu'il y a {avoir) entre vos deux amis ont été (aplanir) par nos eoins. — Lesor^esiju*ilya(auoi>) cette année ont (cotl(er)des millions aux cultivateurs. — ()ne de vaisseaux il s'est (construire) en Europe depuis cinquante ans! — Co qui fait le priï d'une victoire, ce sont les obstacles qu'il a (falloir^ surmonter pour la remporter. — Les pluies qu^l a (faire) nuiront beaucoup â la récolte des fruits. — On lui a (prêter) toutes les sommes qu'il lui a (falloir). — Les chaleurs qu'il a (faire) en 1811 ont (contribuer) à rendre excellent le vin de cette année qnis'esl (appeler) le vin de la Comète. — Vous m'avez (envoyer) tous les livres qu'il m'a (falloir) consulter.
Participe passé précédé <Ie l'
Exercice 306 ,tST(q
fSme exercice que le précédent.
L'affaire paraissant plus grave qu'on i Mrd, on commença les bosUlilés.-
Dr PATITECIPE.
heureuse que nous l'avions (présumer). — Une bonne action est {récompenser) par le plaisir qu'on ï lie l'avoir (faire).
— La conquête de l'Egypte par Bonaparte n'a pas été aussi féconde en résultats heureux qu'on l'avait (espérer). — La fin de celte guerre injuste fut aussi heureuse qu'on l'avait {désirer).
— Employez, pour vous rendre agréable, tous les moyens que la nature vous a (donner) et ceux que l'éducation vous a (faire) connaître, — J'avais deux fils, ma plus belle espérance; je les ai (voir) mourir à mes cités. — lies mag-nifiqucs monuments que l'antiquité a {voir) ériger, quelques-uns seulement subsistent. — Cent ans d'oisiveté ne valcul pas utic heure qu'on a {savoir) bien employer. — l)uc de jeunes gens se sont {laisser) égarer par de mauvais conseils ! — Nos ancêtres vivaient pauvres et vertueux, et mouraieût sur le champ qui les avait (voir) naître.
Participe patué anlvl d'un InOiiltll
[en-en] Exercice 307
Même exercice que le prévédeul.
L'imagination des voyageurs leur retrace les merveilles qu'ils ont {admirer) ilaas leurs excursions: ces montagnes qu'ils ont {voir) s'élever jusqu'aui: nues, ces sources qu'ils ont (voir) jaillir du sein des rochers et tomber en ca&cades écumantes. — Nous sommes trop lieareux, vous, de m'avoir {fournir) l'occasion de faire du bien, et moi, de ne l'avoir pas {laisser) échapper. — Le ciar Pierre le Grand faisait partir pour Moscou * des artisans de toute espèce, mais il n'envoyait que ceux qu'il avait {voir) travailler lui-même — Les discours que j'ai (entendre) prononcer m'ont (sembler) médiocres. — Les mauvaises habitudes qu'on a (laisser) se développer sont de mauvaises herbes qui Unissent pa^étoulTer les bonnes. — L'espérance de voir bientôt un terme à nos peines nous les a {faire) supporter avec plus de résignation. — Les orateurs que j'ai (entendre) parler me paraissent fort éloquents. — Pour être sur qu'une chose est vraie, est-il nécessaire de l'avoir (voir) s'accomplir sous ses yeux? — Les soldats que vous aveu (voir) déco ont (mériter) cette distinction par leur bravoure. —
Mncn, ancienne capital» do la RuHie I ternfur Roslnnclilii, qui v luil l< jHll 00(1 li>b.). L* ville lainle dsa au momenl où Jei Français y a: Ruiseij a ëlé délrvlte par le e"»- [ rciil en IHlî.
jennes gens se sont (baisser) éblouir par des promesses brillâmes maij trompeuses.
Exercice 308
Composez Iroiî phrases où vous ferez entrer les elpressioos sui- TRDtes à un temps composé, de fnçon que les participes laisse, vu et entmdu resteol invariables, et Irois autres où ces participas varierool.
Laisser faire. Voir passer.
1 italique, e( appliquez
fègles
Celui qui pendant toul le cours de sa vie a {obliger) tous ceux qu'il a (pouvoir), et qui n'a (nuire) à personne, est véritablement homme de biea. — Quoiqu'on lui ait (accorder) toutes les choses qu'il a (vouloir), il n'en est pas moins eïigeant. — Néron', une fois maître du souverain pouvoir, a (faire) tous les miuï qu'il a (pouvoir), et (commettre) toutes les cruautés qu'il a (vouloir). — Une fois maître de la ville, le vainqueur, oubliant ses promesses, n'a accordé à la garnison que les conditions qu'il a (vouloir). — On a eu pour son âge et pour sa faiblesse tous les égards qu'on a (devoir). — Nous lui avons (donner) tous les secours que nous lui avons devoir). — Il s'est (imposer) tous les sacrifices qu'il a {devoir) et qu'il a (pouvoir) pour venir au secours de sa famille. — C'est en faisant les sacrilices les plus considérables qu'il nous a (payer) la somme qu'il nous a (devoir). — Vous avez trop (négliger) les devoirs qu'on vous a (donner) à faire.
Exercice 310
Exercice 311 Mettez au participe pasté les verboa en italique et appliquez les
règles il'accord.
L'habitude lous rend insupportables les infortunes qu'une
' lugue adversité nous a (apprendre) à souffrir. — Nous deandons que lu pardonnes à ceux que tu as (résoudre) de pur.— Quand l'ambition s'est (emparer) de notre ame, elle nous ■Olive (disposer) à tout lui sacrifier. — Nostroupessesonl(ewiirer) en moins de six mois de toutes los villes que Louis SIV
'rta 131 à G8 ir^nl l.-C-), «mpenur lomalo. cilèbrs par » tyranuU.
s'était {proposer) d'attaquer. — 11 était h craindre qne les mesures qu'on les a¥ait (engager) à prendre ne parussent trop sévères. — N'abandoo nez jamais les sentiments de délicatesse qu'on a {tâcher) de vous inspirer. —L'habitude que nous avions {contracter) de juger les autres d'après nous-mflmes nous a (faire) tomber dans d'étranges erreurs. — Nous nous sommes {occuper) sérieusement de toutes les difficultés que tous nous aviez (charger) de résoudre. — Les années que nous avons (consacrer) à étudier les lettres ont été Ihs plus agréables de notre vie, — Les lettres que vous l'avez (prier) d'écrire, »lle ne les terminera que demain.
P>rllelr« p«M<é précéili «le le peu [STS-eTV] Exercice 312
Même exercice que le prâcédent.
Ne pas écrire correctement, c'est dévoiler le peu d'éducation qu'on a (recevoir). — Le peu d'habitants que les armées anglaises avaient (laisser) dans nos campagnes pendant la guerre de Cent ans (était ou étaient) (exposer) i mourir de faim. — — D'où Tiennent souvent les difficultés, si ce n'est du peu d'attention que l'on a (donner) aux affaires? — 11 ne vous parlera point, par modestie, du peu de capacité qu'il a (acquérir) et du peu de réputation qu'elle lui a (valoir). — Le peu de modération qu'il a (montrer) dans la prospérité l'a fait regarder comme un orgueilleux. — Le peu de terre que j'ai (cultiver) et (ensemencer) moi-même a produit autant que les vastes champs que j'avais (abandonner) à l'exploitation d'un fermier inhabile. — Le peu de vivres qu'on a (faire) passer dans la ville, et qu'on a {distribuer) aux naalheureux (assiéger), (a ou ont) (jtt/'jïre} pour relever leur courage.
Exercice 313
Composex buil phrases dans lesquelles vous ferez entrer le peu suivi d'un verbe à un temps lomposé, de fiçon que le participe paasS s'aecorde dans quatre de ces phrases et reste invariable dans les quatre
Participe p»a»é préeiaé do ttroDon en [m] Exercice 314
Mettes au participe passé les verbe» en italique, cl appliquez règles d'accord.
Tous les animaux et tous les végétaiu qui ont (exister) sui
terre, ont (tirer) successivement du sol la matière de leur corps, et lui ont {rendre), à la mort, ce qu'ils en avaient (emprunter). — L'invenlioD des aérostats u'a pas encore (répondre) par son utilité à l'idée qu'on s'en était {former). — Les Russes nous ont (tmprunter) nos arts (oui (perfectionner) ; aussi outils (faire) en cinquante ans plus de progrès que certains autres peuples n'en avaient (faire) en cinq siècles. — Les enfants qu'oQ a (habituer) à craindre les ténèbres se sont rarement {guérir) de la peur qu'on leur en a (faire). — Le succès de cette entreprise ne produisit pas les résultats qu'on en av»it (espérer). — Tout le monde m'a (offrir) des services, et personne ne m'en a (rendre). — Les choses longtemps (désirer) sont presque toujours au-dessous de l'idée qu'on s'en était {former). — J'ai (connaître) des hommes qui étaient peu propres aux sciences, mais je n'en ai point (poir) qui fussent incapables de vertu. — Aimez votre prochain, et ne vous vengei jamais des injures que vous en avez {recevoir). — Plus on l'a félicité de ses progrès, moins il en a (faire). — Parmi les hommes comblés des faveurs de la fortune, combien en a-l-oa {voir) qui en faisaient un mauvais usage!
Les partielpea coûté, valu M peiê
Exercice 315 [681)
Mette); aa participe paisé les verbes en italique, et appliquez les règles d'BGCord.
Qui pou'rail dire combien de larmes (coûter, pai. )nfl.)lcs guerres civiles de notre siècle? — Une mère ne regrette jamais les soins «t les peines que son enfant lui a (coûter). — Que d'attentions et d'honneurs de beaux habits nous ont (vatoiryi — Les sacs que nous avons (peté) ne contenaient pas les quanlilés annoncées. — Les plus hrillaotes réputations n'ont jamais (valoir) l«s sacrifices qu'elles (coûter, pas. ind.) : Charies- Ouinl soupirait après la retraite; Ovide souhaitait d'être un sot. — La réputation de conquérant se paye cher; peu d'hommes en voudraient, s'ils savaient tous tes sacrilices qu'elle a {coû- *«t'), tous les chagrins qu'elle a {valoir) à ceux qui l'ont acquérir).— Qu'il est dous do se rappeler les jouissances que ous a (valoir) une bonne action !
Exercice 316