‹ Langues perdues de la Perse & de l'Assyrie ... PerseChapitre 4 sur 15 · IO · texte numérisé non relu

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admit que chaque inscription dans ces groupes respectifs était transcrite, non-seulement dans un alphabet différent, mais encore dans une langue différente, et que si l’on connaissait le sens de l’une, on connaîtrait par cela même le sens des deux autres qui devaient lui correspondre. Il posa ainsi le premier l’hypothèse d 'inscriptions trilingues et distingua provisoirement ces trois systèmes par une désignation générale, suivant le degré de complication des caractères, du plus simple au plus composé, le premier, le deuxième, le troisième , et prit le premier système comme base de ses recherches. Il regarda d’abord comme constant le fait observé par Tychsen et Münter, à savoir que dans le premier système les mots sont séparés par un clou en diagonale ; enfin, guidé par l’analogie des inscriptions sassanides que S. de Sacy avait traduites, il supposa que le mot que Tychsen et Münter avaient déjà signalé comme devant exprimer le titre royal, le contenait réellement. Ce mot est composé de sept caractères et apparaît çà et là dans le courant du texte, et de plus il est répété deux fois consécutives

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après les premiers mots dans la plupart de toutes les inscriptions.

«iRrnK-KlrrK-

La seconde fois il est suivi d’une terminaison qui pouvait être considérée comme celle d’un génitif pluriel dont il restait à déterminer l’articulation :

«!T<KÎÏÏTfKlnlfTûr<m-U!

Il en conclut que ces deux mots devaient représenter la qualification iranienne qui nous a été transmise d’âge en âge, et que l’on retrouve encore dans la forme moderne, sauf à donner ultérieurement une valeur phonétique à chacun des caractères qui la composent.

D’un autre côté, la traduction récente des inscriptions sassanides semblait révéler l’existence d’antiques formules dont on pouvait soupçonner la reproduction dans les inscriptions de Persépolis. Sous l’influence de cette

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idée, en comparant dans les planches de Niebuhr deux inscriptions qui lui parurent représenter deux de ces formules, il y constata cependant une différence ; l’une, en effet, commence par un groupe que nous nommons X, et qui s’écrit ainsi :

«ÏÏK-ttt

l'autre, par un groupe que nous appellerons D, et qui s’écrit :

Tï m 3i<-rT^<n <<

Or, dans le courant de la seconde inscription, on voit un groupe que nous nommerons H, ainsi figuré :

H h << m Je tf

précisément à la même place où la première inscription montre le groupe D, qui commence la seconde. Grotefend induisit de ces remarques que les deux séries de groupes que nous

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venons de désigner sous les lettres X, D, H, figuraient des noms propres et, en outre, qu’il y avait dans ces noms un certain ordre de filiation. Il soupçonna que le groupe noté H désignait le père du groupe noté D, et que D était le père de X; enfin il constata que le groupe H n’était pas suivi du mot roi. Le groupe H était donc le nom d’un prince qui n’avait pas régné ; et dés-lors il était probable que D, fils de H, était le fondateur d’une dynastie ? — Le problème à résoudre se trouvait posé, pour ainsi dire, mathématiquement pour la première inscription de la manière suivante : X, roi des rois, fils de D, roi, etc. et, pour la deuxième :

D, roi des rois, fils de H, .... etc.

Il fallait d’abord trouver les noms propres qui pouvaient satisfaire aux données du problème. La date des monuments était certaine; il était démontré, avons-nous dit, qu’ils étaient construits par les rois achéménidcs : on devait chercher parmi ces prineçs les noms de ceux qui pouvaient convenir. Or, comme fondateurs de

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