AO SEA
-e Cruveilhier (voy. pl. 1). indiquant que tout ce qui dépasse le rebord costal est anormalement accru.
Comme le disent M. Bouveret et son élève M. Chapotot (4): il ne faut pas une constriction intense pour provoquer les dislocations viscérales.
En ce qui concerne la femme lithiasique la déformation du lobe droit doit se trouver singulièrement favorisée en vertu de la congestion locale ou de la présence d’une grosse vésicule.
$ 2. — Languette hépatique et cancer.
Il n’est pas rare de rencontrer la languette hépatique au cours de l’évolution du cancer de la vésiculé et des voies biliaires principales, ainsi que dans le cancer de la tête du pancréas. Re
Le mécanisme de sa formation est analogue à celui que nous avons invoqué dans les cas de lithiase. L’obstacle au cours de la bile retentira de la même façon sur la vésicule : -et sur là partie droite du foie.
La vésicule toujours distendue, suivant la loi de Courvoisier-Terrier, exercera, par son poids, une traction sur le tissu hépatique et finira par l’allonger.
La déformation en forme de languette est d’autant plus fréquente que la dégénérescence cancéreuse de la vésicule -et des voies biliaires évolue à la fin d’une lithiase, comme cela s’observe souvent.
Nous nous contentons de signaler l’hypertrophie plus ‘ou moins généralisée du foie liée à l’éthylisme chronique, à la cirrhose de Hanot; le foie à lobe flottant des cardiaques étudié par le professeur Letulle, les déformations hépatiques de la syphilis, de la goutte, de la dyspepsie (Glénard), du paludisme, de la tuberculose du foie, lésions qui ne ressemblent .en rien à la languette hépatique qu’on observe ans la lithiase biliaire.
(1) Th. de Lyon, 1892.