‹ Languette Hépatique et Lithiase BiliaireChapitre 22 sur 31 · LU · texte numérisé non relu

LU

En décrivant les douleurs, il dit qu’elles sont « presque <ontinues, mais en général peu intenses, présentant, à certains moments, des exacerbations sous forme de crises pendant lesquelles elles deviennent très vives ».

Nous pouvons cependant nous demander si les crises douloureuses, que M. Duvernoy met sur le compte du lobe flottant, ne sont, sinon de véritables crises de coliques hépa-tiques, attribuées trop exclusivement à un lobe aberrant. = Ce qui le prouve, ce sont les cas nombreux où la languette hépatique, sorte de lobe flottant, ne se manifeste par aucun symptôme douloureux jusqu’au jour où une colique hépatique attire l’attention du côté du foie.

La symptomatologie tout entière des lobes flottants, décrite par les auteurs et spécialement par Duvernoy, pourräit être superposée avec celle de la lithiase : douleur vague, au niveau de l’hypochondre droit, qui se réveille pendant Ia période digestive, s’accentuant pendant les crises ; irradiation à l’épaule droite, aux lombes, au creux -épigastrique ; ano0rexie, vomissements bilieux, amaigrissement, lypothimie, tendance à la syncope, palpitations, vertiges, tremblement des membres ; phénomènes dont l’importance cadre mal avec la présence d’un simple lobe aberrant du foie, si bien toléré surtout à droite à condition que son volume ne soit pas exagéré.

La languette hépatique, qui quelquefois ne dépasse que de deux travèrs de doigt le rebord costal, ne saurait done être en cause dans la production de tous les malaises qui ‘Taccompagnent et qué nous attribuons plutôt à la lithiase fruste (obs. XIII et XVII).

La symptomatologie de la languette ne lui appartient done pas en propre. Bien qu’elle n’apparaisse pas dès le début, elle accompagne là lithiase hépatique à la période opératoire de la maladie, alors que le cRLENEeN peut intervenir utilemént.

LFOONES

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