‹ Languette Hépatique et Lithiase BiliaireChapitre 6 sur 31 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La glande hépatique est, nous le savons, constituée par un tissu essentiellement malléable, dépressible et docile à toutes les actions mécaniques qui agissent sur sa masse. Ainsi nous la voyons présenter des dépressions plus ou moins accfisées, empreintes laissées par les organes qui l’avoisinent.

Ces empreintes viscérales sont, on le sait, normales dans les deux sexes. Mais chez la femme, et sous l’influence <ompressive du corset, d’autres eipreintes, sous forme de sillons plus ou moins profonds, parcourent la face convexe du foie, au point de créer un véritable type anatomique, qu'on pourrait dénommer le foie féminin, et dont Cruveilhier à donné une figure dans son Atlas d’ Anatomie Pathodogique (Voy. pl. T).

Ces déformations et ces sillons accidentels ont été l'objet -de l'attention des auteurs et nous renvoyons aux thèses -de Chapotot : « L’estomac et le corset » (Th. de Lyon, 1892), et de Soulé : « Les sillons costaux du foie » (Th. de Toulouse, 1902), et au travail de Buy : « Les sillons diaphragmatiques du foie » (Bibliographie anatomique, t. XTIT, 1905) le lecteur voulant se documenter sur ce sujet.

Nous n’insistons pas sur ces déformations acquises.

Nous n’insisterons pas non plus sur les autres anomalies du foie qui sont, la plupart du temps, des trouvailles d’autopsie et nous nous contenterons de les signaler. Ces anomalies sont citées dans les Traités d’ Anatomie; telles sont : les foies à 12, à 16 lobes, etc., les lobules accessoires, véritables prolongements linguiformes de la face inférieure du

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foie, signalés en 1874, par Lajet (Soc. Anatomique), et par Tracher, en 1893 (Médic. Record.).

À signaler encore l’atrophie du lobe droit, du lobe gauche, ete. ; les foies ronds et les sillons anormaux notés par M. Charpy chez les nouveau-nés.

Toutes ces anomalies congénitales ont fait l’objet de la: thèse de Jacquemet « Considérations sur les anomalies du foie et des voies biliaires » (Th. de Lyon, 1895-1896).

Nous n’aurons en vue, dans le présent travail, que l'étude d’une déformation pathologique particulière et fréquenté dans la lithiase biliaire. Elle à été signalée de. loin en loin par quelques observateurs qui se sont contentés d’en faire la description comme d’un phénomène sans. autre importance que sa curiosité, sans qu’ils aient recherché ses connexions avec la lithiase biliaire : nous voulons parler de la languette hépatique dont nous nous efforcerons. de démontrer l’importance dans le diagnostic, parfois si difiicile, de la lithiase ifruste, après en avoir auparavant exposé la pathogénie tout à fait inconnue jusqu'ici.

Ce travail HS Are deux parties contenant en tout cinq chapitres ainsi répartis :

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