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De piclura vet., livre II, chap. iv

LAOGOON

talent d'atteindre à la ressemblance à travers l'exagération de ce qu'il y a de laid dans le modèle, en un mot, la caricature.

C'est aussi du sentiment du beau qu'était sortie la loi des Hellanocliees, Chaque vainqueur aux jeux olympiques obtenait une statue, mais celui-là seul qui avait vaincu , trois fois en avait une faite à sa ressemblance 4. On ne voulait pas qu'il y eût trop de portraits médiocres parmi les œuvres d'art. Car, si le portrait permet l'idéal, pourtant la ressemblance y doit dominer ; c'est l'idéal d'un certain homme, non Pidéal de l'homme en général. . Nous rions d'entendre dire que chez les anciens les arts mêmes étaient assujettis à des lois civiles. Mais nous n'avons pas toujours raison de rire. Incontestablement les lois ne peuvent s'arroger aucun pouvoir sur les sciences, car le but des sciences est la vérité. La vérité est nécessaire à l'âme, c'est une tyrannie d'apporter la moindre gêne à la satisfaction de ce besoin essentiel. Le but de l'art, au contraire, est le plaisir, et le plaisir est superflu. Il peut donc complètement dépendre du législateur de déterminer quel genre de plaisir et quel degré de chaque plaisir il veut permettre.

De plus, lerj arts plastiques, par l'influence immanquable qu'ils exercent sur le caractère de la nation, ont un pouvoir qui appelle la rigoureuse attention de la loi. Si de belles statues ont été créées par de beaux hommes, celles-là, par contre, ont réagi sur ceux-ci, et l'Etat a dû de beaux hommes

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