Réflexions sur la peinture, p
trouve v satisfaction complète dans l'histoire de Fart qui nous a été promise par M. Winckelmann K
Je reprends ma route, si toutefois un promeneur a une route.
Ce que j'ai dit des objets matériels en général, s'applique d'autant mieux aux objets matériels doués de beauté.
La beauté matérielle naît de l'effet concordant de diverses parties que l'œil embrasse à la fois. Elle exige donc que ces parties soient placées les unes à côté des autres ; et puisque les choses dont les parties sont placées les unes à côté des autres sont l'objet propre de la peinture, celle-ci peut, et peut seule imiter la beauté matérielle.
Le poëte, qui ne pourrait montrer que les uns après les autres les éléments de la beauté, s'abstient donc complètement de la peinture de la beauté matérielle , en tant que beauté . Il sent que ces éléments, rangés les uns après les autres, ne sauraient produire l'effet qu'ils font lorsqu'ils sont rangés les uns à côté des autres ; que le regard que nous jetons sur l'ensemble après leur énumération ne nous donne pas une image concordante dans tous ses détails ; qu'il est au-dessus du pouvoir de l'imagination humaine de se représenter quel effet pro*