Métamorph., liv. VIII, v
sans épargner même la vache que sa mère avait élevée pour en faire une offrande à Vesta, Callimaque 1 le fait se jeter sur les chevaux et les chats, et mendier dans les rues les restes et les débris dégoûtants des tables étrangères :
a II mangea la génisse que sa mère destinait au sacrifice de Vesta, le coursier vainqueur et le cheval de bataille, puis le chat, l'effroi des petits animaux...., et enfin ce fils de roi mendia dans les carrefours les miettes des tables et les restes dégoûtants des repas. »
Ovide, ère son coté, lui fait poitor hi dent sur ses propres membres, et nourrir son corps de sa propre substance :
« Mais lorsque pressé par la violence du mal il eut consumé toute espèce d'aliments, il se mit à déchirer ses membres de ses propres dents : l'infortuné nourrissait son corps en le diminuant. »
Les affreuses harpies n'étaient si puantes, si sales, qu'afin de rendre d'autant plus effroyable la faim qu'elles devaient produire en enlevant les mets. Écoutez les plaintes de Phinée dans Apollonius 2 :
<•> Si parfois elles nous laissent un peu d'aliments, ces restes exhalent une humide et insupportable puanteur. Nul mortel ne pourrait s'en approcher môme un moment, quand il aurait un cœur de diamant. Et pourtant l'âpre nécessité de la faim me contraint à demeurer et à en remplir mon misérable estomac. »